Aux quatre coins du Royaume
Phuket : médecin français pour médecine chinoise
Un médecin français qui exerce en Thaïlande, ce n'est pas très banal. Mais un médecin qui pratique la médecine chinoise, cela révèle presque du miracle. Et pourtant...
En Thaïlande, la médecine traditionnelle chinoise, largement répandue, a obtenu un statut légal en 2000 seulement. L'île de Phuket compte aujourd'hui deux spécialistes dans ce domaine et les résidents francophones sont particulièrement chanceux puisque l'un d’eux, Gerald Tur, est français. Ce praticien spécialiste de la médecine chinoise a suivi un parcours atypique. Détenteur d’un doctorat en médecine générale, obtenu à l’université de Genève, Gérald Tur choisit la médecine chinoise comme spécialité. Cela l’amène à étudier et travailler pendant trois ans à Xuzhou, en Chine.
De retour en Suisse, il ouvre un cabinet à Genève en partenariat avec l’hôpital cantonal. Sept ans plus tard, malgré le succès, le médecin décide de prendre un nouveau chemin. Il part voyager en Asie et découvre une affinité avec la Thaïlande qu’il n’avait pas ressentie durant ses trois années passées en Chine. Il décide alors de s'installer à Phuket et d’y exercer sa profession malgré les difficultés rencontrées pour obtenir la licence nécessaire : « pouvoir pratiquer en tant que médecin étranger en Thaïlande ressemble à un parcours – administratif - du combattant », reconnaît-il.
Médecine non douloureuse
A son arrivée il y a trois ans, le jeune médecin travaille au Phuket International Hospital, puis au Patong Hospital. Finalement, en septembre 2009, il ouvre un cabinet à Chalong avec une associée thaïlandaise, spécialiste en ORL. Très vite, leur cabinet attire de nombreux patients francophones et thaïlandais. Les uns apprécient de pouvoir décrire leurs maux en français, les autres semblant rassurés par les pratiques non douloureuses auxquelles Gérald Tur est très attaché. Le médecin, qui a appris le thaïlandais dès son arrivée, explique en effet que de nombreux Thaïlandais associent la médecine chinoise à des pratiques douloureuses (souvent suite à des expériences avec des personnes non compétentes). Acupuncture, chiropractie et ostéopathie sont ses instruments ; sa philosophie, elle, il l’a résume ainsi: « Lorsque la branche d'un arbre est malade, il faut soigner la branche mais également la racine ». Soit ne pas se concentrer uniquement sur la maladie d’un patient mais tenter de définir et soigner ce qui a engendré les maux en tenant compte du bien-être complet du corps.
Questionné sur les conflits qui peuvent exister entre médecine occidentale moderne et médecine traditionnelle chinoise, Gérald Tur pense qu’il n'a pas vraiment de raison d'être, puisqu'au contraire elles se complètent l’une et l’autre. « Il faut connaître ses limites et avoir recours à la médecine occidentale lorsque c'est nécessaire ». Selon lui, une collaboration entre les deux sciences aboutit, dans l’ensemble, à une optimisation des résultats. C'est ce qu'il a pu constater notamment pendant les six mois passés en service de cancérologie en Chine. Gérald Tur propose d’ailleurs un accompagnement à l’hôpital (à la demande) non seulement pour pallier la barrière de la langue mais également pour suivre ce que font les médecins et s'assurer que toute décision aille dans l'intérêt du patient.
Chalong Inter Clinic, Chaofa Road, Chalong, Phuket
089 908 3226
CAROLINE DAOULAS
De retour en Suisse, il ouvre un cabinet à Genève en partenariat avec l’hôpital cantonal. Sept ans plus tard, malgré le succès, le médecin décide de prendre un nouveau chemin. Il part voyager en Asie et découvre une affinité avec la Thaïlande qu’il n’avait pas ressentie durant ses trois années passées en Chine. Il décide alors de s'installer à Phuket et d’y exercer sa profession malgré les difficultés rencontrées pour obtenir la licence nécessaire : « pouvoir pratiquer en tant que médecin étranger en Thaïlande ressemble à un parcours – administratif - du combattant », reconnaît-il.
Médecine non douloureuse
A son arrivée il y a trois ans, le jeune médecin travaille au Phuket International Hospital, puis au Patong Hospital. Finalement, en septembre 2009, il ouvre un cabinet à Chalong avec une associée thaïlandaise, spécialiste en ORL. Très vite, leur cabinet attire de nombreux patients francophones et thaïlandais. Les uns apprécient de pouvoir décrire leurs maux en français, les autres semblant rassurés par les pratiques non douloureuses auxquelles Gérald Tur est très attaché. Le médecin, qui a appris le thaïlandais dès son arrivée, explique en effet que de nombreux Thaïlandais associent la médecine chinoise à des pratiques douloureuses (souvent suite à des expériences avec des personnes non compétentes). Acupuncture, chiropractie et ostéopathie sont ses instruments ; sa philosophie, elle, il l’a résume ainsi: « Lorsque la branche d'un arbre est malade, il faut soigner la branche mais également la racine ». Soit ne pas se concentrer uniquement sur la maladie d’un patient mais tenter de définir et soigner ce qui a engendré les maux en tenant compte du bien-être complet du corps.
Questionné sur les conflits qui peuvent exister entre médecine occidentale moderne et médecine traditionnelle chinoise, Gérald Tur pense qu’il n'a pas vraiment de raison d'être, puisqu'au contraire elles se complètent l’une et l’autre. « Il faut connaître ses limites et avoir recours à la médecine occidentale lorsque c'est nécessaire ». Selon lui, une collaboration entre les deux sciences aboutit, dans l’ensemble, à une optimisation des résultats. C'est ce qu'il a pu constater notamment pendant les six mois passés en service de cancérologie en Chine. Gérald Tur propose d’ailleurs un accompagnement à l’hôpital (à la demande) non seulement pour pallier la barrière de la langue mais également pour suivre ce que font les médecins et s'assurer que toute décision aille dans l'intérêt du patient.
Chalong Inter Clinic, Chaofa Road, Chalong, Phuket
089 908 3226
CAROLINE DAOULAS
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