Hier soir, la fermeture au trafic aérien de l’aéroport Don Mueang, à la périphérie nord de la ville, ne devrait avoir qu’un impact très restreint sur les passagers, seule la compagnie low-cost Nok Air ayant dû interrompre ses vols. Orient Thai a, de son côté, rapatrié ses avions vers Suvarnabhumi, le nouvel aéroport international. Tous les vols internationaux et l’ensemble du réseau local (Phuket, Krabi, Sura Thani, Krabi, Chiang Mai, Chiang Rai, Trat, U-tapao-Pattaya, Hua Hin) fonctionnent normalement. Seuls les transports ferroviaires et routiers vers le nord et le nord-est du pays sont perturbés en raison de l’inondation de certains axes.
A Bangkok, le fleuve Chao Praya, qui traverse du Nord au Sud la capitale, a atteint un niveau critique ce matin, et certains quartiers riverains situés à l’ouest, sur la rive droite (Thonburi), sont inondés. Ce matin, sur la rive gauche, China Town s'est réveillé les pieds dans l'eau. Au nord, la situation est critique et de nombreuses rues sont sous 50 cm à un mètre d‘eau. Dans les prochains jours, d’autres quartiers de la capitale devraient subir le même sort, malgré les efforts et la mobilisation du pays pour tenter de contrôler les énormes volumes d’eau qui descendent du nord et du nord-est, suite à des précipitations exceptionnelles depuis juillet. Bichit Rattakul, l’ancien gouverneur de Bangkok, a déclaré hier soir sur la chaîne locale TNN, que le système d’évacuation des eaux vers le golfe de Thaïlande, à l'ouest de la capitale, permettra d’épargner le centre de Bangkok (Sukhumvit, Sathorn, Silom, Petchuburi, Rama I, Rama IV, Pathumwan), là où sont concentrés les quartiers des affaires, commerçants, résidentiels et touristiques.
Yingluck Shinawatra a laissé entendre que les inondations à Bangkok devraient atteindre leur point critique entre jeudi et samedi. Hier soir, la chef du gouvernement, dans une intervention télévisée, a demandé aux Bangkokois de « se préparer », mais est restée vague sur les quartiers les plus exposés, en raison de « facteurs imprévisibles qui s’accumulent et qui évoluent continuellement ».
La gestion de la communication du gouvernement, très critiquée, n’a pas rassuré une population urbaine qui vit dans la peur de la montée des eaux. Les pires inondations que le pays ait connues depuis 50 ans, et les images des banlieues et des villes de province inondées et coupées du monde, ont fini par propager un effet de panique parmi les Bangkokois, qui stockent depuis plusieurs jours des denrées alimentaires et de l’eau potable. Avec pour conséquences une pénurie d’eau en bouteille dans la plupart des magasins d’alimentation de la ville. Alors que la fin de la saison des pluies est proche, plusieurs semaines seront nécessaires avant que les régions touchées par les inondations – comme les sites touristiques d’Ayutthaya et de Lopburi – sortent les pieds de l’eau.
Quant à la « Venise de l‘Orient », comme on surnommait Bangkok à l’époque où les canaux de la ville n‘étaient pas recouverts de béton, la noyade n’est pas à l’ordre du jour.
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Gavroche
26/10/2011
Inondation en Thaïlande : pas d’inquiétude pour la saison touristique
A quelques semaines de la haute saison touristique en Thaïlande (novembre à février), les graves inondations qui touchent une partie du pays et, depuis plusieurs jours, certains quartiers de Bangkok, n’inquiètent pas les professionnels du tourisme, malgré un mois d’octobre fichu.
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