Scolariser son enfant dans un établissement français à l’étranger est payant et souvent cher. Exception française, une bourse existe pour permettre aux familles de maintenir leur(s) enfant(s) dans le système éducatif français, en fonction de leur situation financière, et ce de la maternelle à la fin du collège. Financée par le gouvernement français par l’intermédiaire de l’Agence pour l'Enseignement du Français à l'Etranger (AEFE), cette mesure apporte aux familles qui en bénéficient un soutien financier, tout en faisant la promotion de l’apprentissage du français à travers le monde.
Cette aide ne doit pas être confondue avec la récente prise en charge accordée par l’Etat via le ministère des Affaires étrangères. En effet, lors de sa première campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de soutenir la scolarité des élèves français à l’étranger dans le réseau des établissements homologués comme Lycée Français. Depuis 2007, cette mesure est effective pour les élèves du niveau lycée (seconde à la terminale), mais n’a pas été appliquée du niveau maternelle jusqu’au collège, où le système de bourses reste en vigueur.
Prise en charge partielle ou totale
Les bourses scolaires couvrent de 10 à 100% des dépenses des familles (frais d’inscription, d’écolage, cantine, transport scolaire). « Le pourcentage est calculé de manière mathématique grâce à un logiciel, explique Sylvie Obert, responsable des affaires sociales à l’ambassade de France de Bangkok. Ce dernier prend en compte les revenus bruts et les charges des familles, c’est à dire leurs impôts, leur loyer et les charges sociales dont elles s’acquittent, comme par exemple la cotisation à la CFE ou à la sécurité sociale thaïlandaise. » Dans le royaume, cette aide est réservée aux élèves du Lycée français international de Bangkok, unique établissement homologué par le ministère de l’Education nationale.
Quand et comment constituer son dossier ?
à Bangkok, les parents qui souhaiteraient en bénéficier pour l’année 2012-13 peuvent s’adresser au service des bourses du consulat de France, en général dès la fin janvier. Ils doivent constituer un dossier dans lequel, parmi d’autres documents, figureront des preuves de leurs ressources (bulletins de paie ainsi que tout autre document attestant de leurs revenus ou de leurs éventuelles rentes). « La date limite de de réception des dossiers sera communiquée fin décembre, sur le site internet du consulat », précise Sylvie Obert. Les demandes sont ensuite examinées au nom de l’ambassadeur par une commission locale. Cette dernière est composée notamment de représentants des Français de l'étranger, du proviseur du lycée, des représentants des enseignants et des parents d’élèves. « La commission locale intervient pour rappeler le contexte et donner des informations sur les familles, afin d’ajuster au mieux les subventions », continue la esponsable des affaires sociales. L’organisme donne son avis sur les dossiers et transmet ceux qu’elle valide à l’Agence pour l'Enseignement du Français à l'Etranger, qui les étudie avant de les présenter à la commission nationale des bourses, chargée de rendre une décision finale au mois de juin.
Seconde chance
Comme ce système long et complexe veille à ne négliger personne, un deuxième délai de reddition des dossiers est octroyé dans le courant du mois d’octobre, pour les familles arrivées dans le pays dans le courant de l’année. Une seconde commission locale se constitue alors, qui se charge aussi de traiter les demandes des ménages dont la situation financière se serait dégradée ou demandant une révision du montant de la subvention attribuée. Elle réceptionne également les dossiers refusés par la première commission car incomplets. L’acceptation du dossier ou son rejet est alors annoncé vers la fin du mois de décembre.
Camille Guignet
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Gavroche
28/12/2011
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Les conditions
Les ressources de la famille doivent être situées dans les limites du barème d'attribution fixé annuellement par le pays de résidence. L'enfant doit être de nationalité française et doit résider avec sa famille dans le pays où est situé l'établissement fréquenté. Il doit être inscrit, ainsi que le parent demandeur, au registre des Français établis hors de France tenu par le consulat. L'enfant doit être âgé d'au moins 3 ans au cours de l'année civile de la rentrée scolaire et doit fréquenter un établissement homologué par le ministère de l'Education ou une école dispensant au moins 50 % d'enseignement français. L'éleve ne doit aussi pas avoir accumulé un retard scolaire de plus de 2 ans au-delà de l'âge de la scolarisation obligatoire fixé à 16 ans.
ambafrance-th.org
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