Stany Kol | Gavroche | 09/01/2012
 

Une aide pour les médias francophones

L’Organisation Internationale de la Francophonie veut aider les journaux de langue française. Elle a organisé début décembre une réunion en Roumanie, avec les principaux intéressés, afin d'en discuter. Zoom sur une rencontre enrichissante.

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) envisage de mettre au point en 2012 un plan de soutien aux journaux de langue française de ses pays membres ou observateurs d’Asie du Sud-Est et d’Europe centrale et orientale, c’est-à-dire ceux où le français n’est pas langue majoritaire. Elle a réuni à cette occasion une quinzaine de représentants de ces médias et de consultants à Bucarest (Roumanie), les 13 et 14 décembre derniers. Aux uns et aux autres, le responsable du programme médias de l’OIF, M. Tidiane Dioh, a proposé de présenter l’historique de leur journal, de préciser les difficultés auxquelles ils avaient dû faire face au fil des ans (tirage, diffusion, publicité, équipement et matériel, contexte national, etc.) et enfin d’indiquer ce qu’ils attendaient de l’OIF pour les aider à surmonter ces difficultés.

Le grand mérite de cette rencontre a été de mettre en lumière l’extraordinaire diversité de la presse francophone, en se prêtant à des échanges de vues riches et très vivants : chacune de ces publications, par son histoire, son statut, son style, ses objectifs, son lectorat, sa périodicité, son environnement national etc., est un cas particulier. Certaines ont un statut d’entreprise, d’autres dépendent de leur administration nationale, d’autres encore reposent sur l’engagement individuel ardent et passionné de leurs créateurs, parfois un véritable apostolat de la francophonie. Pour plusieurs d’entre elles, les perspectives d’avenir sont cependant un sujet de préoccupation, et la disparition récente de Cambodge-Soir, qu’avait précédée celle de Saigon Eco, n’est pas un signe rassurant : quel est l’avenir de la francophonie dans leur pays, comment s’adapter à l’évolution de leur lectorat comme à celle des techniques, sur quels sponsors peut-on compter, comment augmenter les recettes publicitaires ou gagner de nouveaux lecteurs, autant de questions, parmi d’autres, auxquelles il n’est pas toujours simple de répondre. Pour toutes, comme d’ailleurs pour l’ensemble de la presse écrite mondiale, se pose également la question désormais incontournable d’Internet : la toile doit-elle être vue comme un complément, ou bien un rival voire un substitut de la presse écrite ? Quel modèle d’accès, gratuit, payant ou mixte, privilégier ?

Mais heureusement, le doute n’altère ni la volonté ni l’enthousiasme. Les participants ont ainsi eu à coeur d’exposer leurs projets, de même que les domaines où une coopération de l’OIF leur semblait souhaitable. Tous les médias représentés ont déjà reçu de l’aide de cette organisation d’une manière ou d’une autre, et tel a été le cas du Rénovateur, dès ses débuts puis à différentes reprises par la suite : journalistes mis à disposition, stagiaires et volontaires, achat d’équipements, formation. C’est donc avec espoir que chacun a présenté les besoins spécifiques de sa publication. En ce qui concerne les médias francophones d’Asie du Sud-Est (Le Courrier du Vietnam, Gavroche, Le Rénovateur), il a été proposé de constituer avec l’aide de l’OIF une association de coopération pour favoriser les échanges et les synergies. Cette idée avait déjà été évoquée il y a une dizaine d’années, mais sans lendemain, par les responsables de ces médias (dont Cambodge-Soir faisait aussi partie à l’époque). Plus généralement, il a été également proposé de renforcer dans le cadre de l’OIF une complémentarité entre les programmes d’éducation et d’appui aux médias, notamment en vue de donner aux étudiants en français la possibilité d’utiliser des médias francophones comme un outil pédagogique : le cas de L’amateur, périodique réalisé par les étudiants en français du journalisme à l’université Chulalongkorn de Bangkok, sous la conduite du directeur de Gavroche, Philippe Plénacoste, apparaît à cet égard comme exemplaire.

Ces deux journées ont donc permis à l’OIF de récolter beaucoup de matériaux pour renforcer son action en faveur des médias de langue française en Asie du Sud-Est ainsi qu’en Europe centrale et orientale. Elles ont aussi offert aux participants la possibilité de nouer de nouveaux contacts amicaux et enrichissants : telle n’était pas la moindre vertu de leur rencontre. La première réunion de ce genre avait eu lieu il y a neuf ans : espérons que la troisième se fera attendre moins longtemps.

STANY KOL

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JPSIAM 2012-01-09 06:36:32
Francophonie ou Chinoiphonie
La Francophonie est en perte de vitesse en Asie, quand l’Anglais s’est imposé comme deuxième langue. L’intérêt des pays asiatique est de faire apprendre rapidement le Chinois à leurs élèves en vue de commercer avec ce géant de l’Asie. Déjà en Thailande les premiers pas vont commencer dans la prochaine année scolaire dans l’apprentissage du Chinois.
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