Samuel Bartholin | gavroche | 05/06/2013
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France Cambodge : état des lieux d’un vieux couple

Photo : Jean-Francois Perigois
Photo : Jean-Francois Perigois

Il y a 60 ans tout juste, l’accession du Cambodge à l’indépendance ne signifiait pas la fin des relations avec la France, le prince Norodom Sihanouk tenant personnellement à conserver les nombreuses attaches entre les deux pays. Si la guerre allait en revanche interrompre la communication, la France s’est ensuite empressée au début des années 1990 au chevet du pays convalescent. Vingt ans après, à l’heure de l’Asean et du « globish » (global english), cette relation historique a-t-elle encore une réalité ?

 A l’occasion des cérémonies funéraires de Norodom Sihanouk, le Phnom Penh Post,  quotidien anglophone, a publié un article, « Les fantômes du Cambodge » (en français dans le texte), soulignant qu’avec la disparition du monarque, c’est aussi tout un Cambodge marqué par la présence française dont il fallait faire son deuil. Il est certain que c’est en grande partie à Norodom Sihanouk que l’on doit le maintien d’un lien fort avec l’ancienne puissance coloniale : alors que les généraux sud-vietnamiens opéraient un rapprochement rapide avec la puissance américaine, le Cambodge d’après l’indépendance restait délibérément marqué par l’influence française dans l’administration, l’éducation, la culture… Un certain je ne sais quoi, comme disent les Anglo-saxons, qui se retrouva emporté à partir de 1970 dans la tourmente de la guerre et la prise de contrôle des Khmers rouges. 

A quelques décennies de distance, quelque chose a-t-il survécu de cet univers ? Au premier abord, de simple reliquats : vieilles demeures coloniales de Phnom Penh rongées par les intempéries (parfois destinées à être rénovées, le plus souvent à être détruites), le Marché central, la Poste, quelques écriteaux : « école », « poste de police », les cigarettes Alain Delon… Pourtant, derrière ces clichés d’une nostalgie de carte postale, la France a aussi mené depuis 20 ans une coopération active avec le Cambodge, pour assister le pays dans son redressement. Seulement, la géographie impose aussi ses lois, et la distance entre les deux pays reste grande. Surtout quand l’heure est à l’intégration régionale, au sein de l’Asean, avec de nombreux pays peu au fait de la francophonie, et aux échanges avec la Chine, super puissance en devenir. Dans ces conditions, comment maintenir même un vague lien entre les deux pays ?  

L’engouement humanitaire

Mai 1992. A Sihanoukville, sur la côte, se prépare à débarquer un contingent français de l’Apronuc, les « casques bleus » de l’Onu envoyés en mission au Cambodge. « L’ambiance était indescriptible, se souvient Pierre-Yves Clais, jeune engagé à l’époque. Les gens agitaient des drapeaux français, on se serait presque cru à la Libération. Pendant les six mois de mission qui ont suivi, en tant que Français, on avait l’impression d’être des cousins partis depuis trop longtemps que les Cambodgiens avaient grand plaisir à retrouver ! » Quelques mois plus tôt, à Paris, ont été paraphés sous l’égide du ministre des Affaires étrangères d’alors, Roland Dumas, un accord de paix engageant toutes les factions cambodgiennes en conflit. Le processus de transition est enclenché, malgré quelques soubresauts (reprise des combats par les Khmers rouges, coups de force et luttes d’influence…). La France s’affiche en première ligne, notamment lors de la visite d’Etat de François Mitterrand en février 1993, pour soutenir les élections à venir qui consacrent la nouvelle constitution et replacent Norodom Sihanouk sur le trône. Une kyrielle d’ONG prend dans le même temps ses quartiers dans le pays : l’humanitaire, un domaine dans lequel s’exerce là encore un certain savoir-faire français, depuis l’écho rencontré par Médecins Sans Frontières, les « French doctors », avec leur opération « un bateau pour le Vietnam », en 1979, déjà au secours des réfugiés du Sud-Est asiatique.

L’opinion publique internationale est particulièrement sensible au sort des victimes de la guerre dans la région, des sommes énormes en dons, aides, assistances techniques sont donc apportées dans ces années 90 au chevet du Cambodge, pays « martyr ». Hok Sothik se remémore cette période : « A l’époque, les ONG étaient un peu reines. Les gens rêvaient devant les véhicules 4x4 aux plaques de l’assistance internationale. » Lui a fait toute sa carrière au sein d’une organisation typique de l’aide au développement, Sipar, acronyme à l’origine de « Soutien à l’initiative privée pour l’aide à la reconstruction du Cambodge », une association française dédiée à la réinsertion des réfugiés qui s’est spécialisée au fur et à mesure dans l’édition et la distribution de livres éducatifs. Aujourd’hui, le Sipar est devenu plus simplement « Sipar », pour gommer ses origines et renforcer son implantation locale. A 43 ans, Hok Sothik en est à présent le directeur et est particulièrement représentatif des Cambodgiens qui ont toujours tenu en haute estime la langue française. « Mes parents étaient illettrés, mais ont poussé leurs enfants à faire des études. Ils ne le parlaient pas, mais le français représentait quelque chose dans leur univers, la langue de la culture, de la médecine… » Lui fut envoyé faire ses études en URSS, mais put suivre là-bas des cours de français à l’université. Une formation qui lui servira plus tard pour intégrer l’ONG. 

Pour souligner son rapport à la langue, Sothik évoque son arrivée à Paris en 1997 pour suivre une formation de bibliothécaire : « J’étais ému, j’avais les larmes aux yeux. Je touchais enfin du doigt ce rêve d’enfant, l’architecture, les gens, l’univers de mes films, de mes livres… » Mais une telle fascination appartient aujourd’hui au passé, à l’en croire : « Les jeunes aujourd’hui sont dans une course de vitesse, le court terme, ils cherchent ce qui rapporte. Ils veulent avant tout renforcer leur niveau en anglais, surtout en vue de 2015, quand l’intégration dans l’Asean sera plus poussée. » 

Splendeur et misère de l’enseignement du français 

Le champ de l’éducation, du savoir, a été particulièrement malmené durant les années sombres, et les besoins sont alors immenses, notamment en matière de traducteurs, pour remettre sur pied un système juridique s’inspirant des codes édictés à l’étranger. Dès 1988, le français a été réintroduit comme langue étrangère enseignée dans le secondaire. Dans la foulée, le Département d’études francophones fut le premier département universitaire à rouvrir ses portes. De gros moyens sont alors déboursés par l’Etat français, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), d’autres nations liées par la langue (Belgique, Canada…), pour revivifier la pratique de la langue dans une démarche globale de soutien au système éducatif. Une initiative entamée dans l’enthousiasme, mais qui se heurte à une nouvelle donne. « Il est difficile aujourd’hui d’avoir les chiffres pour la première moitié des années 90, explique Sophie Cécilia, attachée de coopération linguistique et universitaire près l’ambassade de France. Mais à partir de 1997, avec l’entrée dans l’Asean et l’introduction du choix de l’anglais dans le secondaire, le nombre d’apprenants du français chute fortement, jusqu’à tomber à 45 500 élèves en 2007. » 

Il est alors décidé au ministère de l’Education nationale de permettre au français d’être enseigné comme deuxième langue étrangère. Un choix stratégique qui se révèle payant : aujourd’hui, le nombre d’apprenants de français s’est stabilisé autour de 110 000 élèves (sur un total de plus d’un million d’élèves et d’étudiants). « Nous valorisons le français comme un plus, poursuit Sophie Cécilia. Aujourd’hui, l’anglais fait partie des nécessités de base et ne suffit donc pas à faire la différence. On constate désormais un engouement en Asie pour d’autres langues. » 

Néanmoins, derrière les chiffres plutôt flatteurs, se dissimule une réalité : ce français enseigné comme deuxième langue vivante est victime du mauvais état persistant du système éducatif cambodgien (avec ses enseignants payés de l’ordre de 80 dollars par mois), et ne reflète que des bases fragilement acquises. Une minorité d’élèves, notamment certains ayant suivi un programme ciblé de classes bilingues (environ 4 000 élèves) réussit cependant à frayer son chemin dans quelques filières d’enseignement supérieur où la francophonie est toujours une réalité : droit et sciences économiques, santé, beaux-arts... Mais l’ambition revue à la baisse n’en a pas moins été réelle pour le fleuron de la francophonie que constituait le Département d’études francophones (DEF) de l’Université royale, consacré à former des enseignants et traducteurs de niveau universitaire. A une époque, neuf coopérants français y travaillaient. Aujourd’hui, ils ne sont plus que deux, par intermittence. 

Les motifs à cette évolution ? Certains interlocuteurs évoquent un recentrage de la France vers l’Afrique, continent où la francophonie est autrement plus vivace et ancrée, des moyens nécessairement revus à la baisse, en ces temps de disette économique en Europe, alors que l’émergence de puissants acteurs asiatiques ne fait que souligner le caractère d’îlots francophones isolés de ces petits Etats que sont le Cambodge et le Laos. 

La potion est un peu amère pour ceux, comme Im Lim, qui avaient dans l’engouement initial tout misé sur le seul français : « Je suis reconnaissant à la France pour toutes les bourses qu’elle m’a accordées durant ma jeunesse, explique ce professeur de 44 ans. Mais aujourd’hui, le DEF est mal en point, rencontre des problèmes de gestion, de compétences. Je trouve un peu injuste que nous qui fûmes les premiers défenseurs de la francophonie, on nous laisse ainsi un peu patauger, sans perspective. » Im Lim a suivi plusieurs cursus universitaires de haut niveau en lettres modernes et en traduction. Il occupe actuellement un poste d’interprète au sein du Tribunal khmer rouge. Mais ce dernier va bientôt clôturer ses travaux. A quoi peut-il s’employer ensuite, en dehors d’une activité de professeur, avec son salaire chétif ? Son français raffiné d’intellectuel est comme un magnifique outil, mais qui peine à trouver son utilité dans le paysage cambodgien contemporain.

Culture et santé, les points forts

L’expertise française, qui a su s’appuyer sur l’héritage du passé pour mieux le réinventer, compte aussi son lot de belles réussites au Cambodge. Ainsi, la fondation Pasteur vient de fêter le mois dernier ses 60 ans de présence au Cambodge. L’Institut Pasteur de Phnom Penh, où travaillent 166 personnes, dont 140 Cambodgiens, vient de lancer la construction d’un nouveau centre de recherches. Autre vénérable institution, l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), dont l’histoire est liée depuis plus d’un siècle à l’étude des temples d’Angkor, a réussi à retrouver ses marques dans le Cambodge d’après-guerre. L’EFEO dispose d’un centre important à Siem Reap et d’un atelier de restauration et de conservation de la statuaire à Phnom Penh, dans l’enceinte du Musée national. « Nous travaillons en étroite coopération avec le ministère de la Culture, explique Bertrand Porte, qui dirige l’atelier de restauration. L’évolution a été tout à fait saine, il règne une grande confiance de part et d’autre. Les Cambodgiens sont attachés à mettre en valeur notre fonds ancien, ainsi que toutes les grandes figures qui ont marqué l’histoire du musée. Et, ensemble, nous montons des projets d’avenir, comme le projet de restauration du Mebon occidental, un temple angkorien entouré d’eau, un véritable défi technologique. » Santé, culture, recherche… dans ces domaines, les Français peuvent se targuer d’une longue expérience au Cambodge, sous une forme qui a heureusement évolué, mais qui a réussi à se pérenniser d’un commun accord.

Et l’économie ? 

Dans ce domaine, le constat est plus mitigé. « Il y a certes de plus en plus d’entreprises françaises au Cambodge, remarque Daniel Zarba, qui anime la Chambre de commerce franco-cambodgienne. Mais cela concerne beaucoup de petites PME, des entreprises de un à vingt salariés. Il s’agit de gens qui avaient une expérience dans un secteur, et viennent ici pour lancer un business, ce qui prend du temps. En revanche, nous avons des difficultés à attirer de grands groupes, alors que les chantiers sont énormes, en termes d’infrastructures, d’agro-alimentaire, de prospection minière… » Le directeur évoque en souriant ces Français à l’allure décontractée qui poussent la porte de la Chambre en demandant invariablement des renseignements pour « ouvrir une guesthouse à Sihanoukville ». A l’opposé du spectre, quelques grands noms sont présents de longue date  (Vinci, Total, Sanofi…), mais se comptent presque sur les dix doigts de la main. 

« Il y a une sorte de schizophrénie du gouvernement cambodgien qui nous répète que la France n’est pas assez présente, explique Julien Dupont, chef de poste à la Safege, une filiale de Suez Environnement qui coopère avec la Régie des eaux de Phnom Penh. Mais dans le même temps, on voit que de grandes entreprises comme EDF n’arrivent pas à s’implanter. Il faut dire que d’autres, comme les investisseurs chinois, ne sont pas du tout dans les critères de transparence d’une agence de développement européenne : les contrats sont opaques, la qualité n’est pas au rendez-vous… » 

La Régie des eaux de Phnom Penh a effectué un travail sur la production d’eau potable salué au niveau mondial, une réussite due en partie à la volonté de la direction cambodgienne d’échapper au jeu habituel du favoritisme et de la corruption. Mais ce secteur est resté à bien des égards une exception. « Si les groupes français cherchent à se placer sur ce terrain, ils seront perdants, car ils se heurteront à plus fort qu’eux pour maîtriser ces codes, conclut Julien Dupont. A nous de réussir à trouver des interlocuteurs responsables qui seront voir l’intérêt sur le long terme, et profiter de notre spécialité et de notre qualité industrielle. » Mais l’émergence de ce cercle vertueux supposé profiter davantage à la France ou l’Europe renvoie à la question du renouvellement des élites et de la bonne gouvernance : sujet délicat dans un pays où les hautes charges sont souvent perçues comme une rente de situation. Toutefois, certains arrivent à tirer leur épingle du jeu : l’entreprise Citelum vient ainsi de décrocher l’an dernier un important contrat pour refaire tout l’éclairage urbain de Phnom Penh. 

Un futur franco-cambodgien ?

Et si l’avenir des relations entre la France et le Cambodge passait par ceux qui sont porteurs dans leur chair de la double culture ? Le nombre de Français installés dans le royaume, environ cinq mille, en fait la première communauté étrangère hors Asie. Un mouvement qui s’accentue, puisque l’an dernier, il y a eu près de 18% d’enregistrements en hausse auprès des services de l’ambassade. Or, pour près de la moitié d’entre eux, ce regain d’intérêt concerne des Français d’origine khmère. Parfois, d’anciens réfugiés qui ont fui la guerre dans les années 1970, et reviennent passer leurs vieux jours au Cambodge. Mais aussi leurs enfants, de jeunes gens  qui ont grandi en France et qui voient dans le pays de leurs aïeux une terre riche d’opportunités, où ils entendent prendre leur place. 

Anvaya est une association qui se consacre ainsi à nouer des liens entre les Français d’origine cambodgienne qui s’installent au royaume. « La France n’a certes plus les moyens du passé mais a encore des atouts, remarque son président, Soreasmey « Baptiste » Ke Bin. Anvaya contribue à une présence française qui est plus importante – humainement et économiquement – qu’on ne le pense, et qui, pour nous les Franco-Khmers, ne peut que grandir. » Beaucoup s’investissent aujourd’hui dans le secteur des services, des médias, de la communication, des loisirs, du divertissement, en plein boom dans la capitale cambodgienne. Un bagage culturel européen et des relations familiales locales sont-ils la bonne formule pour participer à la modernisation du pays ? « Les jeunes qui souhaitent s’investir dans leur pays d’origine ne changeront pas tout à eux seuls, tempère Soreasmey, mais ils constituent de par leur formation et leur expérience occidentale un atout certain pour le Cambodge. » Lié aussi au royaume par ces attaches familiales, Jean-Baptiste Phou rappelle cependant qu’il est « difficile de regrouper dans une même catégorie tous les Franco-Khmers, tant leurs parcours, profils, et activités sont disparates. » Lui a eu un cheminement peu banal : travaillant à l’origine dans une banque d’investissement, il laisse tout tomber un jour pour se consacrer au théâtre et au chant. Sa première pièce, Cambodge me voici, a été jouée en 2012 à Paris, à Lyon et à Phnom Penh. « Le thème tournait autour des Khmers de France, leur exil et intégration, cela a pu faire écho et peut-être répondre à un certain questionnement de la part du public khmer envers leurs compatriotes d’Outre-mer. D’autres pièces et d’autres collaborations suivront et permettront peut-être un rapprochement entre les deux pays. Si c’est le cas, il s’agira d’une conséquence, et non d’un but », précise-t-il. C’est au gré de parcours comme le sien, riches en balancement, en allers et retours, que se dessinera la relation franco-cambodgienne de l’avenir, à l’image d’un monde aux contours chaque jour plus mouvants et interdépendants.    

S.B. 

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