Emilie Boulenger | Gavroche | 06/06/2011
Tourisme Asie  

La drôle de vie des expatriés au Cambodge

Avec humour et ironie, Frédéric Amat, amoureux de longue date du Cambodge, décrit dans son nouveau livre les mésaventures des expatriés. Des situations cocasses qui feront rire les anciens et permettront aux nouveaux venus de mieux comprendre le pays.
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Le livre aurait dû être un guide pratique destiné aux nouveaux expatriés. Il rassemble finalement une galerie de portraits en tous genres et des anecdotes croustillantes sur un monde haut en couleurs. Il aura fallu à Frédéric Amat, résident au Cambodge depuis plus de quinze ans, six versions et mille pages pour que La drôle de vie des expatriés au Cambodge prenne forme. Curieux et critique, le journaliste pose son regard subjectif sur cette bulle hétérogène, divisée en trois catégories : les Barang- Eponges, les Barang-Rejets et les Barang-A-mi chemin. Les premiers confondent liberté et déviance et sombrent dans les excès, les deuxièmes ne se mêlent que rarement à la population locale et les derniers adoptent des pans entiers de la culture khmère, tout en conservant leur personnalité et leur culture. « Ces catégories existent vraiment et sont reconnues sociologiquement », explique Frédéric Amat, persuadé que l’étude des comportements des expatriés pourrait faire l’objet d’une thèse d’ethnologie. « Au Cambodge, j’ai rencontré des gars hors du commun, des aventuriers, des passionnés, mais aussi des profiteurs. Les comportements de certains m’ont choqué, d’autres m’ont fait sourire », précise-t-il.


Critiques acerbes...

Dans cet ouvrage, le journaliste invite à la découverte de ce monde plus qu’il ne le juge. Toutefois, les amateurs des « Chroniques du Barang », autrefois publiées dans Cambodge Soir Hebdo, en retrouveront le style et le ton. Frédéric Amat n’hésite pas à dénoncer ce qu’il estime être les dérives de cette petite communauté. A commencer par le tribunal khmer rouge qui, selon lui, prouve que le monde occidental vit sur une voie parallèle. « On s’en moque que le prix d’un procès comme celui-ci soit encore plus élevé ailleurs. Le problème, c’est tout ce qu’on aurait pu faire de plus utile au Cambodge avec cet argent », s’emporte-t-il. L’auteur n’est pas plus tendre avec le monde de « l’humanitaire de développement durable » qu’il qualifie de « foutoir généralisé ». .


..mais aussi conseils

Mais, loin de se limiter à la description d’un monde en constante évolution, le livre tente également de décrypter un pays et une culture parfois difficiles à saisir. Frédéric Amat ne veut pas donner de leçons. Sans prétendre comprendre les Cambodgiens, il livre pourtant de précieux conseils. Des étonnants soins traditionnels utilisés dans le pays à la vision surréaliste qu’offre un carrefour phnompenhois, en passant par les croyances animistes des Cambodgiens, l’ouvrage offre un panorama assez complet des choses qui ne manqueront pas d’étonner l’expatrié. C’est justement cet émerveillement constant que prône l’auteur, cette façon de « trier les petites exaspérations des minuscules découvertes » et de « respirer l’odeur de l’exotisme sous le crépi des contradictions ». Juste pour cela, le livre mérite d’être lu.


EMILIE BOULENGER


La drôle de vie des expatriés au Cambodge,
Tuk Tuk Editions, 10 $
(En vente chez Carnets d’Asie)

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Expat 2011-06-08 09:17:54
Qualifions....qualifions
J'aurais une autre qualification des barangs au Cambodge.-1)les expatries y travaillant,soit dans des societes soit dans des affaires de restauration ,bars etc.. -2)les retraites -3)les demi-cloches -4)les obsedes maladifs du sexe,cette derniere categorie interferant aussi avec les autres. Le Cambodge avec ses visas de 1 an renouvelables encore achetes sans conditions de ressources ni d'age, sans meme avoir a se presenter a l'immigration attire toutes les demi-cloches d'Europe et d'ailleurs,demi-cloches parce qu'avec leurs revenus ils ne peuvent pas vivre dans leurs pays respectifs et y compris en Thailande,ce qui donne la faune d'occidentaux la plus marginale des residents en Asie,j'y ai vu des vrais cas sociaux y vivant aux frais de la princesse secu pension/RSA France,sans compter les innombrables venant y faire des trafics ou en vivant, a Phnom-Penh il y a aussi de plus en plus d'Africains < poudreux > ! et s'ils n'y mettent pas le hola ils vont comprendre par la suite...
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