Si jamais vous êtes de ceux qui vivent en marge de la société, prudence… Car votre mode de vie serait radicalement bouleversé par un séjour dans une des «monkey house» du royaume.
Sur le plan alimentaire, il vous faudrait renoncer au «croissant, pain au chocolat» et vous faire à l’idée du riz à tous les repas. Ne pas être trop regardant aussi sur la qualité du service et surtout sur l’hygiène (la pêche du jour se résume souvent à des poissons attrapés dans une mare d’eau croupissante). L’argent n’y ferait rien: toujours pas de steak ou de baguette à portée de main.
Bien sûr, il vous faudrait renoncer aux câlins de votre douce et tendre. Mais cette solitude serait vite compenser par la vingtaine
«d’amis» avec lesquels vous partageriez votre «cage». Contrôler vos intestins deviendrait un impératif: chaque cage dispose d’une seule toilette, l’eau y est occasionnelle. Une simple natte vous procurerait tout le confort pour la nuit.
Il pourrait être nécessaire de vous assurer que vous êtes en bonne santé avant de vous retrouver menottes aux poignets. Dans le cas contraire, vous auriez plus de chance de repartir “les pieds devant”.
Moralité: si vous êtes bisexuel ou “gay”, anglophone ou parlant “thaï”, riche et adepte des arts martiaux, doté d’un grand sens de l’humour ou d’une patience infinie, votre séjour ici sera beaucoup moins pénible.
|
Gavroche
03/02/2009
Derrière les barreaux
/ Chronique
Si j’avais su j’aurais pas venu !
Les prisons thaïlandaises comme vous ne les avez jamais vues ! Pascal P., incarcéré à la prison de haute sécurité de Klong Prem, à Bangkok, nous décrit chaque mois son quotidien : un regard sans concession sur la vie carcérale au pays du sourire.
|
|













