En outre, le steak sur pattes squatte 70 % des terres cultivables et consomme 10 % de l’eau douce ! L’élevage de « mini bétail » est à l’inverse économe en eau, en espace, en émissions de CO2, tout en apportant une réponse à la famine et la malnutrition. Que des avantages, on vous dit ! Reste la question qui fâche : le goût et l’apparence. Si les insectes font partie du régime culinaire ancestral de nombreux peuples, on souhaite bien du courage à ceux qui tenteront de convaincre les gastronomes de l’Hexagone. Pas un restaurant parisien ne propose encore de coléoptère, fourmi, chenille ou punaise au menu. Quel dommage ! Allez, bon appétit !
FRED SALMON
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Gavroche
22/07/2010
France
/ Chronique
Tendance gastronomie
Etes-vous entomophage ? Si vous n’êtes pas déjà converti à la dégustation d’insectes, vous y viendrez un jour, par inclination naturelle ou par la force des choses. Notre vieille planète comptera à terme neuf milliards d’habitants qu’il faudra bien nourrir. Or les insectes comestibles sont une source de protéines quasi intarissable, dont l’élevage présente l’avantage de ménager l’environnement : il faut dix kilos de végétaux pour produire un kilo de boeuf, mais un seul suffit pour un kilo d’insectes.
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