Des spots publicitaires enseignant la manière de se laver les mains ou la façon dont il convient désormais d’éternuer (le nez dans le coude), aux affiches placardées partout, les pouvoirs publics ont ressorti la Grosse Bertha.
Il flotte dans l’air un petit parfum rétro de guerre de 40, avec des effluves de défense passive et de course aux abris, quand les sirènes retentissaient pour avertir du bombardement imminent.
La catastrophe est donc annoncée et paraît inéluctable au vu du battage extraordinaire qui est fait autour de ce que certains spécialistes considèrent comme une grippe somme toute banale, voire même moins virulente que sa petite sœur saisonnière.
Mais il faut bien justifier le milliard d’euros affectés à la grippe porcine, que la manie édulcorante de notre époque a baptisé du joli sobriquet de H1N1, sans doute moins pénalisant pour la filière du cochon…
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Gavroche
03/11/2009
France
/ Chronique
La grippe (porcine)
Ca y est, la guerre est déclarée ! Et même si la mobilisation se fait dans un désordre généralisé, c’est à un déploiement de forces hors du commun auquel sont confrontés les habitants de notre beau pays.
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