À moins d’un km du village de Moni, sur la route de Maumere, je découvre l’éco Lodge de Kelimuti Crater Lakes, mon lieu de villégiature pour la nuit. Autour de moi, le paysage n’est constitué que de différentes teintes de vert. Les arbres croulent sous les feuilles, de toutes parts, des plantes géantes envahissent les bords de la route, lisière de la jungle épaisse. C’est mon premier séjour en Indonésie, sur l’île de Florès, territoire montagneux façonné par son passé et sa topographie volcanique. Florès est une île relativement vaste, peuplée d’1,8 million d’habitants et bien connue pour la succession de volcans qui la traverse. Toutefois, les cratères de Kelimutu sont à eux seuls la partie la plus incroyable de l’île et constituent l’un des temps forts de mon voyage !
J’atterris à l’aéroport d’Ende pour relier l’éco Lodge de Kelimuti Crater Lakes. Avec autant de sites et d’îles à explorer, je décide, pour mon premier séjour en Indonésie, de préparer un itinéraire relativement simple plutôt que de me perdre en allées et venues sans rien voir véritablement. Je partirai donc de Florès et visiterai Kelimutu et ses lacs, puis me rendrai à Labuan Bajo pour prendre un bateau en direction de Komodo, le pays des dragons.
Je quitte le lodge et prote de la vue au sommet du mont Kelimutu qui culmine à 1 600 mètres d’altitude. 14 km séparent le lodge des lacs volcaniques près du sommet du mont Kelimutu. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre et longe le bord du cratère an d’observer le lac, situé au fond du premier volcan. Là, je contemple cette piscine d’eau turquoise, pas le turquoise transparent de la mer mais un bleu profond d’apparence opaque, un bleu brûlant. Envoûté par son caractère et sa beauté, je poursuis mon chemin jusqu'au coté opposé du cratère où une paroi assez ne le sépare d’un deuxième lac. Je parviens à percevoir ces deux étendues lorsque j’atteints le sommet du mont. Le plus large d’entre eux est devenu vert pastel et l’autre plutôt rouge. On m’avait dit que les lacs changeaient de couleur régulièrement par la réaction chimique des minéraux et autres gaz volcaniques présents dans l’eau.
Depuis Kilimutu, je poursuis en voiture en longeant les fameuses rizières Lingko qui ressemblent à d’immenses toiles d’araignées aux parcelles de couleurs vertes. Selon le guide que j’avais parcouru avant mon départ, les vues les plus belles se trouvent sur une petite colline, dans le village de Cara. Je me rends au village et trouve à me garer au pied de la colline an de poursuivre mon chemin à pieds. Au delà des forêts si denses, je découvre une vue panoramique imprenable sur les rizières d’un vert lumineux. Leur dessin géométrique est semblable à une scène de lm de science ction : cette organisation étonnante trouve son origine dans le rituel d’autrefois consistant à diviser les rizières à partir d’un mat central en cercles concentriques. Ces champs étaient autrefois plantés de riz secs et de maïs. Aujourd’hui, on y cultive du riz selon les techniques traditionnelles de la riziculture locale.
Je poursuis mon séjour jusqu'à l’île de Komodo que j’imaginais habitée de ses mystérieux dragons et envahie par la forêt tropicale humide. Le trajet est court entre Labuan Bojo, passage obligé pour Komodo, et l’île de Rinca. Depuis cette petite ville de pêcheurs, de nombreux bateaux font la navette pour les îles. Je me rends donc à Labuan Bojo et monte dans l’un d’entre eux. En m’approchant de l’île de Rinca, je remarque son aspect sauvage, c’est l’île la plus vaste de toutes celles appartenant au parc national de Komodo. En fait, au lieu d’une jungle tropicale, je trouve un paysage aride, des terres desséchées par le soleil et les vents…
Je passe la nuit à Loh Liang, le meilleur endroit pour repérer le « dragon de Komodo », en réalité un varan pouvant dépasser les trois mètres de long. Connus pour leur peau, épaisse comme une armure, leurs griffes géantes et leurs langues de serpents, j’étais impatient de rencontrer mon premier dragon ! Une fois arrivée à Loh Liang, je laisse mes bagages à l’hôtel et me dirige vers Banu Nggulung, à une demi-heure de marche. On m’avait expliqué que les dragons aiment se rassembler dans le lit de la rivière à sec. Je marche donc le long d’un chemin poussiéreux, seules quelques feuilles vertes restent encore accrochées aux arbres dans cette chaleur torride. A mesure que j’approche du lit de la rivière, je repère un poste d’observation parfait, une petite plateforme sur pilotis. Du coin de l’oeil, j’aperçois alors un varan, à moins de 50 mètres, entrain de se reposer, couché sur le ventre avec ses énormes pattes sur le coté. Seule sa langue comparable à celle d’un serpent sortait de temps à autre alors qu’il semblait xer quelque chose au loin sans se soucier de son entourage. A cette distance, je comprends tout à fait pourquoi on les appelle des dragons. L’animal mesure environ deux mètres de long. J’attrape mon appareil photo et prends quelques clichés. J’ai atteints le but de mon voyage. Alors je m’assois, heureux de pouvoir observer ce drôle d’animal dans son milieu naturel.
DAVID ANDREWS
Travel writer
Exotissimo
|
Gavroche
25/01/2012
Tourisme
INDONÉSIE De Florès à Komodo, au pays des volcans et des dragonsÀ cheval sur l’équateur, l’Indonésie séduit les voyageurs avec ses paysages exotiques, ses îles désertes et ses mers limpides. Les multiples volcans et jungles offrent des possibilités infinies d’aventures. Une destination de rêve avec plus de 17'000 îles et autant de cultures.
|
|













