Ceux d’entre vous qui étaient en vacances ou ont suivi les exploits de Contador sur le Tour, n’ont peut-être pas entendu parler de l’histoire diffusée sur le site Internet de la BBC. Elle expliquait le cauchemar vécu par des voyageurs en partance qui, après s’être fait épingler pour de prétendus vols à la tire dans un « duty-free », se sont fait extorquer plusieurs milliers d’euros par la police en échange de leur liberté. Le reportage « bien ficelé », repris à la volée par d’autres rédactions internationales en mal de faits-divers croustillants (période estivale oblige), puis largement diffusé et commenté sur les forums de discussion, a fait grand bruit. Au point que le Premier ministre thaïlandais s’est senti obligé d’intervenir, les touristes se faisant plutôt rares cette année…
Dans cette histoire, donc, un couple de Britanniques bien sous tous rapports dénonce l’extorsion dont ils ont été victimes, après avoir été arrêtés et, je cite, « accusés injustement » de « shop lifting » (vol à l’étalage) dans un magasin de la zone de transit. Une nuit en cellule plus tard, ils ont été priés d’allonger plusieurs milliers d’euros histoire d’éviter le rouleau compresseur judiciaire qui leur était promis et les quelques semaines de vacances supplémentaires... en prison ! Des policiers du commissariat de l’aéroport sont mis en cause.
Si une banale histoire de « vol de rouge à lèvres », comme il doit s’en passer tous les jours dans les duty-free des aéroports, peut tourner en un mauvais remake thaïlandais de Midnight Express, c’est que le système judiciaire, comme il est conçu, est un appel à la corruption. Non pas qu’il soit mauvais. Mais parce qu’il l’encourage. Comment ? En donnant les pleins pouvoirs de l’instruction à la police. Or cette dernière, comme chacun sait, à la réputation d’être incorruptible… Rien de plus simple en effet pour des ripoux de promettre à leurs proies de longues semaines de garde-à-vue et de présenter au juge des « preuves accablantes ». Qui ne préfèrerait pas, dans ce cas, « cracher » quelques billets? Car, innocent ou pas, une fois que le piège se referme, vos chances de vous en sortir vite tiendront à deux conditions : que vous puissiez retirer des sommes conséquentes avec votre carte de crédit ou que vous tombiez sur de bons flics. Mais ça, c’est une autre histoire…
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Gavroche
14/08/2009
Société
Question de prix...
L’aéroport de Suvanarbhumi, même si ce n’est pas sa fonction première, fait souvent les choux gras de la presse. Et quand il n’est pas fermé par une horde de manifestants ou éclaboussé par divers scandales de corruption, ce sont les flics qui entretiennent sa « légende ».
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