Orthophoniste française en exercice dans le royaume, Marine Guillemain soigne les troubles de la communication et de l’apprentissage. Chaque mois, elle livre aux parents ses conseils pour prévenir au mieux des dangers et favoriser l’éducation des enfants.
"La règle la plus importante se résume en un mot : l’accompagnement. En effet, pour les plus jeunes (moins de 6 ans), il est toujours préférable de participer à ce que fait l’enfant, mettre des mots sur les éléments du jeu, décrire, commenter, faire chacun son tour, inciter et encourager. Autant d’actions qui stimulent le langage et les interactions : l’écran n’est plus un passe temps solitaire mais un support de partage et de plaisir à deux. En revanche, il est important de noter qu’avant trois ans, les écrans ne sont d’aucun intérêt. Ni dans la stimulation du langage – écouter la télé dans une langue ne l’aidera pas à parler cette langue – ni dans la stimulation cognitive. Une fois encore, c’est l’autre et le jeu qui apportent à l’enfant ce dont il a besoin. Avant 9 ans, l’usage solitaire d’Internet est à éviter. Et s’il est impossible d’interdire les jeux vidéo, il est intéressant de favoriser les jeux à plusieurs. Outre une source d’interactions, de langage et de socialisation, ils apportent également une touche de réalité à l’illusion d’invincibilité des jeux vidéos. Pour les plus grands, l’écran représente un lien social essentiel, mais son utilisation ne doit pas empiéter sur le temps de sommeil, les devoirs ou les loisirs. C’est pourquoi il est primordial de fixer un horaire hebdomadaire ou journalier limité. Quant aux choix des jeux, pour petits ou grands, cela mérite réflexion. Quand on connaît l’offre impressionnante, n'y a-t-il pas mieux que les actions répétitives de fabrication de hamburgers... ? Malgré ces quelques règles simples, restons réalistes : nos enfants ne passeront pas à côté de la révolution numérique. C’est à nous, parents, de nous adapter en intégrant cette nouvelle donne à notre responsabilité."
MARINE GUILLEMAIN
Samitivej Srinakarin Hospital
orthobkk@gmail.com
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Gavroche
16/11/2011
Société
Les écrans, amis ou ennemis des enfants?Envahissante ou pratique, accusée ou adulée, la révolution numérique vient chercher ses alliés jusque dans les berceaux. Et la Thaïlande n’est pas en reste ! Les parents ne doivent pas s’en inquiéter, mais en faire bon usage en respectant quelques règles simples.
Le multimédia envahit les foyers
Une récente enquête Médiamétrie-GFK met en lumiere une accélération
de l’équipement multimédia dans les foyers français depuis cinq ans. Au premier trimestre 2011, l’étude relève une moyenne de 5,2 écrans par foyer, contre seulement 3,9 en 2006. Sans grande surprise, la télévision arrive en tête avec un taux de présence au sein des ménages de 98,3%. La moitié des personnes intérrogées en posséde au moins deux. Réalisée sur un panel de 22 000 foyers représentatifs du visage socio-professionnel, culturel et environnemental des habitants de l’Hexagone, l’étude fait état également d’une moyenne de près de 9 outils numériques par foyer (8,7), contre seulement 4,9 cinq ans plus tôt. Une hausse que l’étude justifie par l’omniprésence des outils multimédia dit « mobiles », tels le MP3, les appareils photos numériques, les consoles de jeux portables et autres tablettes tactiles ou portables. Le sacro-saint ordinateur, favorisé par l’entrée massive des versions micros et portables dans le paysage multimédia, est présent dans 72,4% des ménages (50,6% des ménages en 2006), ce qui le classe au sixième rang du palmarès des écrans. Quant au classement par type de foyer, ce sont les familles d’au moins 4 personnes qui arrivent en tête du sondage avec en moyenne 14,4 écrans, suivies par les foyers aisés (11,3) et les ménages installés en milieu rural (9,3, contre 8,7 à Paris).
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