Un climat doux, une population sympathique et un coût de la vie intéressant : la Thaïlande est définitivement un pays dans lequel il fait bon vivre. Les Occidentaux sont de plus en plus nombreux à vouloir passer leurs « vieux » jours sous son soleil. Bonne nouvelle, les démarches à effectuer sont relativement simples. La première condition est d’avoir au moins 50 ans et être en bonne santé - ne pas être toxicomane ou porteur de maladies contagieuses telles que la lèpre, la tuberculose, etc. Il faut évidemment ne pas faire ou avoir fait l’objet d’une interdiction d’entrée sur le territoire. Les personnes remplissant ces conditions peuvent, soit effectuer leurs démarches auprès de l’ambassade de Thaïlande en France, soit à l’un des Bureaux de l’Immigration thaïlandais. Elles doivent demander un visa « non-immigration O-A », plus communément appelé visa « O-A ». Attention, ce visa s’adresse uniquement aux personnes bénéficiant d’un revenu suffisant, car il ne permet en aucun cas d’exercer un emploi rémunéré dans le royaume.
Conditions à remplir
Le candidat doit pouvoir garantir qu’il possède des revenus. Il doit pouvoir attester, au choix, d’une retraite mensuelle minimum de 65 000 bahts (1 600 euros environ), d’un dépôt de 800 000 bahts (20 000 euros environ) sur un compte bancaire thaïlandais ou français, ou alors d’un dépôt en banque et d’un revenu mensuel dont la somme cumulée atteindrait les 800 000 bahts. Le montant à justifier varie selon l’expérience professionnelle et l’âge de la personne. Il diminue à mesure que la personne vieillie (voir encadré). Le retraité a le choix entre deux types de visa, avec entrée simple ou multiple. Valable trois mois, le premier coûte 2 000 bahts tandis que le second, d’une valeur de 5 000 bahts, permet de rester une année entière dans le royaume et franchir les frontières du pays à sa guise. Ce visa valable un an peut être renouvelé autant de fois que souhaité auprès du Bureau de l’Immigration en Thaïlande pour une durée d’un an, à condition de remplir à chaque demande toutes les conditions requises. Une fois son visa « O-A » en poche, le retraité est tenu de se rendre tous les 90 jours dans un bureau de l’Immigration en Thaïlande pour remplir un formulaire et recevoir sur son passeport un avis indiquant la date de la prochaine convocation.
Taux de change défavorable ?
Aujourd’hui, la conjoncture économique affecte quelque peu l’Eldorado des retraités, devenu plus cher. « L’euro s’est beaucoup déprécié par rapport au baht ces derniers mois, constate Jean-Paul Bareaud, retraité français. Aujourd’hui, l’euro tourne autour des 40 bahts losrqu’il en valait 50 avant. Cela affecte évidemment notre train de vie, d’autant plus que nos retraites n’ont pas augmenté en France ! » Une tendance, cependant, que le consul de l’ambassade de France à Bangkok, Pierre Blondel, ne veut pas encore confirmer. « Cette dévaluation est relativement récente et n’a pas encore fait l’objet d’étude, explique-t-il. Je serais étonné d’apprendre que le taux de change décourage les gens à venir passer leur retraite en Thaïlande. La vie, ici, reste nettement moins chère qu'en France et les expatriés, retraités compris, ont généralement des revenus mensuels bien supérieurs aux barèmes. »
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