On ne vit pas dans la rue sans un minimum d’organisation. C’est ce qu’ont dû penser les supporters de la PAD qui ont campé dans les jardins du Palais du gouvernement pendant trois mois. Après des semaines à patauger dans la gadoue alors que la fin de la mousson se faisait attendre, la vie dans le camp retranché s’était peu à peu organisée. Tentes, ventilateurs, ustensiles de cuisine et l’indispensable poste de télévision…, rien ne manquait pour rendre les conditiosn de vie plus supportables. Et ce n’est pas le fait de dormir sur une paillasse à même le sol qui aurait pu perturber un Thaïlandais !
Le problème numéro pendant ces semaines de siège fut toutefois l’hygiène: supporter les besoins de milliers de personnes en l’absence d’équipements sanitaires est devenu très vite un casse-tête. La municipalité, à qui il incombait le ramassage des ordures, a été vite dépassée par la quantité de détritus qui s’amoncelaient chaque jour sur les trottoirs ; et les toilettes mobiles n’étaient pas assez nombreuses, ni régulièrement désinfectées. Les odeurs pestilentielles qui s’en dégageaient étaient parfois à la limite du supportable, notamment le week-end, quand les services municipaux fonctionnaient au ralenti. Des tentes médicales gérées par la Croix-Rouge ont permis de limiter les infections.
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