C’est une tradition, les Thaïlandais n’ont pas l’habitude de fêter Songkran en buvant de l’eau! A cette époque, le précieux liquide sert principalement à asperger ses voisins. Rien de tel en effet qu’une bonne cuite au Mékong-soda avant d’embarquer toute la famille à l’arrière du pick-up pour s’en aller guerroyer dans les rues transformées en champs de bataille. Le transport d’unités d’élite existe aussi en version moto, avec pilote et co-pilote armé d’un fusil à eau automatique.
Et comme dans toute guerre, on compte les morts et les blessés à la fin... Bilan en 2008 sur une semaine: 368 victimes et 4803 blessés (485 et 7287 en 2007). Vous l’aurez compris, si l’eau ne tue pas, l’alcool au volant si! Des pertes qui poussent le gouvernement à prendre chaque année des mesures pour tenter de limiter le carnage. Le ministre de la Santé a proposé deux mesures qui ne font pas vraiment l’unanimité chez les festivaliers, le ministre du Tourisme et des Sports allant même jusqu’à déclarer qu’elles allaient faire fuir les touristes!
L’interdiction de vendre de l’alcool devait être effective pendant trois jours du 12 au 14 avril dans tout le royaume, à l’exception des pubs et restaurants détenteurs d’une licence, entre 18 heures et minuit. Une prohibition qui visait particulièrement les jeunes, principales victimes du “sanouk” made in Songkran. Or, selon le Bangkok Post, le Comité National pour le Contrôle de la consommation d'Alcool (CNCCA) a finalement décidé de revenir sur cette interdiction.
Quatre-vingt pour cent des accidents fatals concernent des deux-roues conduits par des moins de 25 ans, et ont lieu sur les routes de campagne, à la tombée du jour. A ce rythme, l’armée des Songkraniens va devoir rappeler ses réservistes...
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