Malto C. | Gavroche | 22/10/2009
Société  

Chasse aux sorcières à l'aéroport de Bangkok

Toutes les semaines, Malto C. commente un évènement du royaume. Toujours d'actualité, c'est ici que vous retrouverez les informations qui ne font pas les gros titres mais qui valent le détour.
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Chasse aux sorcières à l'aéroport de Bangkok

Décidément, Suvarnabhumi, l'aéroport, n'en finit pas de faire parler de lui. Après le présumé racket de touristes par la police, ce sont les "mafias" des taxis et des faux guides qui sont pointées du doigt. Entre faux guides qui arnaquent de vrais touristes et vrais taxis qui utilisent de faux compteurs, il y a donc de quoi perdre son sourire...

Sous le tir croisé des médias, la direction de l'aéroport tente depuis quelques temps déja de chasser les intrus de l'aérogare où ils se dissimulent pour guetter leurs proies. Mais sans grand succès jusqu'à présent puisque faux guides et faux taxis sont toujours très actifs.

Le service de sécurité de l'aéroport ne semble pas en effet posséder un pouvoir de dissuasion suffisant pour les repousser définitivement. La presse locale parle même de mafia organisée ayant des connivences avec les autorités ; les autorités rétorquent qu'elles vont créer un comité pour contrôler l'avancée des mesures prises par un sous-comité qui lui même contrôlera une nouvelle unité d'intervention spéciale et que, pour faire bonne mesure, les sanctions pénales seront alourdies à l'encontre des opérateurs illégaux pris sur le vif (jusqu'à 5 ans de prisons et 10,000 bahts d'amende)...

Bref on avance, du moins sur le papier. Ces faits, contrairement à la naissance du panda, ne sont pas nouveaux. A l'inauguration de Suvarnabhumi, du temps où les lieutenants de Thaksin Shinawatra contrôlaient à peu près tout ce qui pouvait rapporter de l'argent dans le pays, les rabatteurs du concessionnaire des limousines officielles de l'aéroport alpaguaient avec beaucoup d'agressivité les passagers, pratiquement à leur descente d'avion.

Pour leur faciliter la vie, les files de taxis publics avaient été soigneusement planqués trois étages plus bas.

Don Mueang, l'ancien aéroport, était lui aussi envahi par des "black taxis", comme les avaient surnommés la presse du fait de la couleur de leur plaques minéralogiques. A l'époque, la surveillance était encore moins sévère et des touristes se faisaient régulièrement dépouiller.

En 1999, cinq d'entre eux, dont deux Français, ont été assassinés par un ressortissant égyptien se faisant passer pour un faux guide chauffeur de taxi. Leur tort : avoir voulu économiser les 50 bahts de la prise en charge des taxis publics.
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