Olivia Corre | Gavroche | 13/12/2011
Reportage  

Thaïlande : Planning familial : quand la pilule passe mal

La notion de politique de contrôle des naissances et de planning familial peine toujours à s’imposer dans le royaume. Entre immobilisme politique, poids des traditions familiales et puissance des autorités religieuses, le pays souffre de sérieuses carences éducatives. Un défaut d’information des populations qui pèse lourd sur la facture sanitaire et sociale.

19 novembre 2010 : la Thaïlande découvre avec effroi qu’une nouvelle industrie s’est installée dans le pays après la macabre découverte de deux mille foetus d’enfants dans un temple de Bangkok. En trois minutes de flash télévisé, l’image idéaliste d’un système de contrôle des naissances en vigueur dans le royaume s’est effondré. Un fait divers qui révèle les failles d’un système bancal, truffé d’incohérences. L’image exemplaire du « tu ne tueras point » invoqué par le gouvernement pour justifier l’interdiction de l’avortement s’écroule et les débats sur la vétuste légalisation sur l’interruption volontaire de grossesse resurgissent. Associations féministes, ONG et professionnels de santé hurlent à la nonassistance à personne en danger. Les institutions religieuses, elles, campent sur leur position en vantant les mérites d’une société strictement respectueuse de la vie. Pot de fer contre pot de terre : Abhisit Vejjajiva, le Premier ministre de l’époque, clôt rapidement la polémique en insistant sur le fait que « la loi actuelle est parfaitement appropriée et suffisamment flexible ».

Flexible ?
En un sens, oui, puisque la législation autorise l’avortement en cas de viol, d’inceste ou de grossesse à risque pour la mère. Appropriée ? Rien de moins sûr en revanche. Approuvée dans les années 50, la loi sur l’interruption volontaire semble aujourd’hui bien désuète. Les « working girls » carriéristes de Bangkok n’ont plus grand chose en commun avec les ménagères de moins de 50 ans de jadis. Exit les désirs de famille nombreuse, place à l’épanouissement professionnel, donc à la « maîtrise » des conséquences des rapports intimes. L’âge du mariage augmente, et les naissances se veulent aujourd’hui plus « choisies ». La société change et les désirs des Thaïlandaises aussi. Pourtant, côté loi, c’est le grand statu quo. Si flexibilité il y a, elle ne relève pas de son adaptabilité aux mouvements de l’organisation sociétale thaïlandaise. De ces modifications de rythme de vie mal encadrées légalement, découlent aujourd’hui un lot de problèmes sociaux et sanitaires : détresse psychologique, infertilité et forte augmentation du nombre d’autoavortements et de divorces. Au regard des autorités du pays, les besoins en matière d’IVG ne concerneraient qu’une petite poignée de « filles de petite vertu ». Mais la multiplication des faits divers sordides commence à faire tâche dans le discours officiel.


Diu n’a rien d’une femme à la sexualité débridée. Et pourtant. Cette mère de trois enfants bien convenable fait partie de ces 300 000 à 400 000 femmes qui auraient recours chaque année, selon laWomen’s Health and Reproductive Rights Foundation, à l’avortement au sein de cliniques illégales. Comme celui de beaucoup de femmes, le choix de Diu a été motivé par le faible coût des prestations, ainsi que par le désir de ne pas handicaper financièrement sa famille en imposant une bouche de plus à nourrir au foyer. Pour elle, tout c’est relativement bien passé. Une clinique conseillée par une amie, des conditions d’hygiène plutôt « correctes » pour ce genre d’établissement, mais surtout aucune complication post opératoire. « Mais je suis consciente que je suis comme une exception qui confirme la règle », dit-elle. Car certaines de ses amies n’ont pas eu une telle chance, au même titre qu’un grand nombre de Thaïlandaises qui ont avorté au sein de ces structures de santé parallèles. « Environ 45% des femmes n’en sortent pas indemnes », a constaté l’obstetricienne Kamheang Chaturachinad. Des femmes meurtries physiquement ou stériles à la suite d’un avortement pratiqué à la va-vite, elle en a vu défiler des wagons dans son cabinet. Rien de plus normal quand « Il suffit de payer 5000 bahts et d’attendre son tour dans une salle », précise un jeune Français dont la compagne a déjà eu à faire aux services de l’une de ces cliniques souterraines. À ce prix, on ne discute pas sur la qualité des soins, et encore moins sur les diplômes de celui ou celle qui les pratique. Une aide soignante ou une exvendeuse en pharmacie suffisent bien souvent à faire l’affaire. Car, à l’exception des très onéreux centres pratiquant légalement les interruptions de grossesse, la majorité des lieux réalisant ces avortements « sous le manteau » ne possède aucune équipe chirurgicale digne de ce nom. Aucun examen préalable pour vérifier si foetus il y a, ni la moindre bribe de suivi post opératoire. Et, évidemment, aucun recours légal pour la patiente en cas de problème. La loi est la loi. Ce qui sort du cadre légal n’est pas du ressort de la justice, sauf pour condamner les femmes ayant opté pour cette option (lire encadré ci-dessous).

La peur a ses raisons que la raison ignore


Entre février et mai 1995, Malee Lerdmaleewong, chercheur à la faculté de médecine de l’université Mahidol de Bangkok, a mené une étude au sein de trois hôpitaux, quatre écoles d’infirmières et une école de médecine de la ville pour décortiquer les attitudes des professionnels de santé et des patients en post-avortement. Réalisée sur 626 personnes par le biais d’entrevues individuelles et de questionnaires, l’étude met en évidence l’origine des peurs de ces femmes, toutes bouddhistes, face à un acte en désaccord avec les enseignements religieux. Plus de 64% d’entre elles se disent inquiètes, dont 55% par crainte de rejet social, et 36% par peur d’un futur mauvais karma. Seules 9% affirment craindre les risques d’infertilité. Et pourtant.

Immobilisme


Que le pays ait fait le choix d’une politique de contrôle des naissances aussi restrictive est en soi compréhensible quand on sait la place du bouddhisme en Thaïlande (94% de la population). Mais les effets ne semblent pas être bien maîtrisés. « La santéreproductive n’a jamais été l’une des priorités du gouvernement. Le sujet est même pris très à la légère sur le plan politique, alors que l’information représente l’une des bases essentielles à l’équilibre sanitaire et démographique du pays », déplore Pattaya Buranaprapa, la responsable de l’Association thaïlandaise du Planning familial (PPAT, voir encadré p. 63). Selon elle. lorsqu’un fait divers dérangeant apparaît dans les médias, on se dépêche souvent de l’étouffer ou de traiter l’information sans chercher à l’élargir. « Il n’y a jamais eu d’analyse réelle de la racine du mal, ni aucune sur les moyens efficaces d’améliorer le système. Pourtant, il faudrait tout repenser pour avancer ». Pattaya est persuadée que les facteurs culturels et religieux ne constituent pas le coeur du problème, comme beaucoup persistent à le dire. « Ce sont l’ignorance et le manque de compréhension des questions sexuelles qui freinent l’arrivée des droits reproductifs et des avancées sanitaires », juge-t-elle. Sans politique éducative solide, point n’est besoin d’espérer de miracle, en Thaïlande ou ailleurs.

Lacunes éducatives


La notion de planning familial n’est que très récente dans le royaume, puisqu’elle y est apparue seulement en 1970, date à laquelle le pays a réalisé toute l’importance de recenser sa population pour pouvoir contrôler correctement sa croissance démographique. Suite au recensement, il a été décidé de faire baisser le taux de natalité en limitant les naissances. Un organe gouvernemental a été créé pour veiller à son application. Des campagnes de prévention sporadiques ont été lancées dans les grandes agglomérations, mais quasiment aucune à destination des populations rurales. Quant à la consistance et au contenu des programmes d’éducation sexuelle mis en place au sein des écoles, ils ne récolteraient sûrement pas plus que la note de 2 sur 20 côté européen. L’histoire des choux et de la cigogne n’est pas bien loin. Seuls 0,44% des écoles primaires, 11,74% des collèges et 25% des universités ont inscrit les cours d’éducation sexuelle et de planning familial à leur programme. Et, même si du côté des lycées on fait mieux (environ 60%), on reste tout de même bien loin du nirvana éducatif.



Mauvais élève


Selon des chiffres du Health Systems Research Institute (HSRI), le pourcentage de mères adolescentes aurait presque triplé en seulement 50 ans. Le nombre de femmes de moins de 20 ans ayant un enfant est passé de 5,6% en 1958 à 15,5% en 2008, la tranche d’âge avec la plus forte augmentation étant les 10-14 ans. Mais ce n’est pas tout. Avec ses 62% de jeunes de 15 à 19 ans avouant avoir des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire, la Thaïlande rafle le titre de plus mauvais élève en matière de recours à la contraception, selon l’institut de sondage GFK, après une étude réalisée dans 29 pays. Présenté en septembre lors de la 5e Journée mondiale de la contraception, le sondage précise que le problème n’aurait pas pour origine le manque d’accès aux moyens contraceptifs, puisque seuls 10% des sondés déplorent avoir des problèmes pour s’en procurer, contre 51% en Indonésie et 34% en Chine. Cette prise de risque des adolescents du royaume serait le résultat d’une méconnaissance totale et d’une gêne démesurée face à tout ce qui tourne autour des questions sexuelles. Seuls 29% des jeunes interrogés admettent avoir des relations sexuelles, et plus d’un quart des sondés est convaincu que faire l’amour pendant la menstruation est un moyen efficace d’empêcher la fécondation. Les Thaïlandais sembleraient donc s’en remettre plus facilement à la chance qu’à la science. « La faible utilisation des contraceptifs dans la zone Asie-Pacifique s’explique par le fort sentiment de honte éprouvé par de nombreux jeunes, explique la thérapeute familiale Charis Wong. Ils se disent souvent trop gênés pour poser des questions à un professionnel de santé, et ont aussi très peur que leurs parents puissent tomber sur l’un de leurs outils contraceptifs. » La thérapeute estime que la mauvaise maîtrise des codes d’utilisation des contraceptifs est le premier facteur de telles dérives. La banalisation de la consommation de la pilule dite « du lendemain » comme outil de prévention des naissances s’avère aussi particulièrement inquiétante dans le pays (voir encadré sur les dérives de la contraception page suivante). Un cercle vicieux d’ignorance sexuelle de la jeunesse thaïlandaise qui laisse pantois les ONG tentant tant bien que mal de briser les carcans éducatifs et culturels.

Briser les tabous


Face à l’immobilisme et au déni des pouvoirs publics, Mechai Viravaidya a décidé de prendre lui-même le taureau par les cornes en fondant The Population and Community Developpement Association. Depuis 1973, il milite pour une meilleure information des Thaïlandais pour faire tomber les tabous et offrir aux plus démunis l’accès à un service de planning familial digne de ce nom. Promotion des préservatifs via des concours au sein des écoles, création d’une chaîne de restaurants aux allures de mausolées pour latex, campagnes d’éducation à grande échelle : autant d’actions qui ont contribué à endiguer les dégâts sanitaires du VIH. Douze mille bénévoles et six cents employés sillonnent le pays pour dire stop à la méconnaissance générale. À tel point que dans le pays, tout le monde l’appelle « Mister Condom », et que « Mechai » est désormais devenu le nom commun pour désigner un préservatif. Ce militant infatigable a d’abord commencé à travailler pour le gouvernement avant de faire cavalier seul. « J’avais l’impression de ne servir à rien, les choses allaient trop lentement à mon gré. J’ai alors démissionné pour monter cette ONG et devenir vraiment utile », explique-t-il. Charismatique et professionnel dans l’art de manier les slogans de campagnes humoristiques décalées, Mechai a grandement contribué à l'émergence du concept de planning familial au sein de la société thaïlandaise. « Il a eu le mérite de mettre les vrais sujet sur la table ce qui, au final, sert la cause de l’ensemble des ONG oeuvrant sur le même terrain », constate Pattaya Buranaprapa, la responsable de The Planned Parenthood Association of Thailand.


Après avoir convaincu l’Ordre des Médecins en 2005, Mechai a ouvert une clinique où les femmes les plus démunies peuvent interrompre leur grossesse gratuitement et de façon « quasi » légale, le tout au coeur du quartier d’affaires de Bangkok. « J’ai obtenu l’autorisation des autorités en invoquant l’article 305 du code pénal, qui prévoit que l’avortement peut être pratiqué dans les cas où il y a danger d’auto-avortement pour cause de grandes difficultés économiques. En fait, l’avortement est tout à fait légal dans le pays, à condition de savoir lire entre les lignes des lois », souligne Mechai. Depuis, il a mis en place des centres médicaux un peu partout dans le royaume : 30% des vasectomies pratiquées dans le pays – 70% à Bangkok – y sont aujourd’hui réalisées. « Mais il reste encore beaucoup à faire. Je crois qu’il est important de se concentrer d’abord sur l’éradication de la pauvreté pour voir enfin apparaître une génération mieux éduquée ayant pleine conscience des réalités sexuelles », estime-t-il. C’est pourquoi, outre ses actions préventives, il a aussi opté pour le soutien financier des minorités rurales. Microcrédits ou plantations agicoles visant à donner davantage d’autonomie aux plus démunis, bibliothèques et centres de soins ou d’éducation mobile, Mechai n’en finit plus d’innover pour voir enfin progresser le royaume. « J’ai conscience que le gouvernement ne peut pas tout faire tout seul, et l’arrivée de Yingluck au pouvoir ne changera rien à cela. Nous sommes tous dans le même bateau, alors autant se donner la main pour le remettre à flot », pense cet ancien politicien. Ayant jadis endossé les casquettes de député ou de ministre, Mechai sait toute l’importance du rôle que peuvent jouer les organisations internationales sur ce terrain. « Apprendre de l’expérience des autres est essentiel pour trouver notre propre modèle », dit-il, convaincu que le pays ne peut pas apercevoir le bout du tunnel de façon autonome.

Penser « global »


« Les associations constituent la pierre angulaire de la sensibilisation du public, mais surtout des politiciens, confirme Pattaya Buranaprapa. Elles ont un vrai rôle à jouer pour que chacun prenne conscience de l’importance de débattre et de légiférer sur ces questions. Sans elles, il me paraît difficile de voir éclore la moindre mesure politique ». C’est pourquoi Mechai collabore activement aux débats de l’Unaids. Présente en Asie depuis 20 ans déjà, l’Onusida s’est fixé, en 2001 l’objectif « Zéro ». Zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès liés au sida. Le 25 mai 2011, les membres de la Commission économique et sociale des Nations Unies Asie-Pacifique (Cesap) ont adopté une nouvelle résolution à cet effet, lors d’une réunion organisée au siège de Bangkok. Elle engage les pays de la région à intensifier leur efforts pour favoriser l’accès à la prévention, à l’éducation et aux soins. La résolution fixe l’objectif de 80% d’accès aux traitements anti-VIH pour les populations les plus à risque. Sous l’égide des gouvernements indonésien, australien, fidjien, birman et thaïlandais, elle a été rédigée suite à une grande consultation régionale menée fin mars. Plus de 250 représentants de gouvernements, d’ONG et des populations civiles ont été appelés à s’exprimer pour redéfinir les besoins. « De nombreux pays ont accompli des progrès dans leur riposte au VIH, mais il reste des choses à faire, a expliqué le Dr Nafsiah Mboi, secrétaire de la Commission nationale indonésienne. Pour atteindre l’objectif zéro, nous devons nous unir au niveau régional et redoubler d’efforts, tout en nous assurant que ces efforts sont correctement ciblés sur ceux qui en ont le plus besoin. »,« Je crois que c’est comme ça que nous devons travailler pour davantage d’efficacité. Ces directives régionales représentent un formidable espoir pour voir changer les choses », se réjouit Mechai. L’ONU appelle les gouvernements de la région à assurer la mise à disposition d’une plus grande proportion de ressources nationales en vue d’améliorer l’efficacité des actions menées. Elle recommande aussi un examen des lois, des politiques nationales, afin de parvenir à développer des stratégies locales plus performantes.

Espoirs


Selon Steven Kraus,directeur régional de l’Unaids, « cette résolution arrive au bon moment. Elle démontre l’engagement de la région en terme de suppression des barrières susceptibles d’entraver les avancées ». S’étant vu présenter la lourde facture sanitaire de cette reproduction mal gérée suite à une étude du ministère de la Santé, le gouvernement précédent attendait son examen par le parlement, avant de le voir dissout par le résultat des dernières élections. « J’espère que le gouvernement actuel, appuyé par les organismes privés, souhaitera encourager le nouveau parlement à voter enfin un vrai projet de loi », espère Pattaya Buranaprapa. Car malgré le fait que la Thaïlande aura atteint à l’horizon 2015 presque tous les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), de nombreux problèmes empêchent toujours le pays de remplir l’ensemble des conditions du programme, principalement en termes de mortalité des jeunes femmes due à des complications suite à un avortement. En 2010, le nombre de personnes vivant avec le VIH en Asie était estimé à 4,9 millions, dont 360 000 nouveaux malades infectés cette année-là. Si l’épidémie de VIH dans la région est de faible envergure, car concentrée sur un nombre restreint de provinces, il n’en demeure pas moins que le nombre de malades du sida a presque doublé depuis 2001. La prévalence du VIH en Thaïlande est de 1,3, soit l’un des taux les plus élevés d’Asie.



OLIVIA CORRE

Evolution des mœurs

Pour les femmes, l’accent est mis sur le fait d’être de bonnes épouses et de bonnes mères. Les femmes qui agissent avec trop d’assurance sont parfois critiquées pour leur côté trop « radical », accusées de vouloir imiter les Occidentales et leur « féminisme ». Paradoxalement, les femmes thaïlandaises peuvent être considérées et avoir un statut relativement élevé. Elles ont bien sûr le droit de choisir ellesmêmes leur mari et ce sont souvent elles qui contrôlent le budget familial. Les Thaïlandaises sont ainsi plus indépendantes que la majorité des femmes des pays en développement. Mais les valeurs et coutumes traditionnelles attribuent toujours une position de soumission. La famille, considérée comme l’un des piliers de la société thaïlandaise, a connu d’importants changements ces dernières années. Dans le passé, les parents encourageaient leurs filles à se marier dès que possible afin d’établir la sécurité sociale et économique de la tribu. Maintenant, de nombreux parents conseillent à leurs enfants d’obtenir une situation financière stable avant d’entamer une vie maritale et de faire des enfants. Ces changements ont été accompagnés par une augmentation régulière de la sexualité avant le mariage, pratique fortement déconseillée par les dogmes religieux et socialement mal vue. Les filles enceintes ne sont plus scolarisées par peur de déshonorer la famille. Hors des grands centres urbains, où les praticiens sont moins regardants sur ce genre de questions, le personnel de santé lui-même est réfractaire à l’avortement. Dans la société thaïlandaise, le terme «féminisme» connote d’un fort sentiment anti-mâle et antifamille, désapprouvé socialement

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
(6)
John 2012-01-29 08:53:51
Vive la femme traditionelle
avortement egale meutre. famille egale base de la societe. Feministe egale femme desequilibree. Tradition et religion preservent la nation. Rien a faire d un occident totalement decadent.
bkkapt 2011-12-18 16:23:57
Retard
Il est temps que la Thaïlande vive avec son temps concernant ce sujet aussi... On se croirait dans un pays musulman parfois !
JPSIAM 2011-12-18 12:21:39
Reponse pour IOAM
Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) : "Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme: «Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l'eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu'elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j'ai conseillé aux disciples d'éviter les femmes.»" Ce n'est qu'à contrecœur que le bouddha accepta des nonnes dans sa communauté, en leur imposant toutefois huit règles très contraignantes pour les maintenir dans un état d'infériorité.
IOAN 2011-12-16 15:26:56
a JPSIAM
Le problème des femmes en Thailande est intimement lié au bouddhisme qui ne reconnait pas la femme en tant que tel et égale à l’homme --> n'importe quoi!!
Angelo Michel 2011-12-15 07:11:13
No problem
Pour ma part, le problème numéro un est l'absence d'éducation sexuelle, beaucoup trop de jeunes filles sont enceintes sans le vouloir, trop de mariages "forcés" par l'arrivée prévue d'un petit etc ... Les filles, comme d'hab' sont au moins aussi délurées que les garçons et il n'y a que quelques lois "inégalitaires" à réformer pour obtenir un statut "quasi-idéal". L'affaire "des 2000 foetus" ne reflète rien d'autre que le manque d'incinérateurs dans les hôpitaux ... Je suis sûr que les membres amputés suite à des accidents de la route, si on les regroupait aussi, ferait une "masse" beaucoup plus importante sans jamais attirer autant l'attention
JPSIAM 2011-12-14 02:19:10
La femme est l’avenir de l’homme
Le problème des femmes en Thailande est intimement lié au bouddhisme qui ne reconnait pas la femme en tant que tel et égale à l’homme. Dans un premier temps il faut instituer la protection maternelle infantile et éduquer les enfants des l’école sur le respect de la femme. D’autre part la sexualité étant un sujet tabou, il devient important d’éduquer les jeunes gens à l’utilisation du préservatif et de la contraception. Contrairement à l’idée répandue en occident, les femmes Thaïlandaises sont très pudiques. Vaste débat !
ABONNEMENT
bons plans de la semaine

Nous sélectionnons pour vous les meilleures offres et promotions du moment

Tous nos BONS PLANS

Newsletter

Chaque vendredi,
retrouvez les spectacles,
concerts, films, evenements
du week-end
a ne pas manquer.


Dans la même rubrique
Thaïlande : Big C voit gros
Bangkok : Fermeture de l’ambassade de France en Thaïlande du 23 juin au 2 juillet 2012
Bangkok : meetings pour les législatives 2012
Gavroche recherche un(e) journaliste stagiaire pour son édition en ligne
Déguisement au Demo
Prévisions aujourd'hui

Click for Bangkok, Thaïlande Forecast

Vie Pratique
nos bonnes adresses
guide de l'expat
guide du voyageur
Programme Tele TV5
upmost-lemonaco
ani-s
decathlon-131211
samitivej
dfdl
facebook
guide-ecotourisme