Marie Normand | Gavroche magazine | 04/07/2008
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Treize ans d’efforts de déminage pour quel bilan ?

Malgré plus d'une décennie de lutte et des efforts financiers considérables, plusieurs millions de Cambodgiens subissent encore aujourd’hui l'impact des mines et UXO (Unexploded ordinance - engins non explosés) disséminées aux quatre coins du pays.
Le pays déplore toujours plus de 800 victimes par an.
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Treize ans après le début des campagnes de déminage, le Cambodge reste l'un des trois pays au monde les plus affectés par les mines et les engins non-explosés (Uxo). On estime à environ 9 millions le nombre de mines posées ou lâchées par avion durant les 30 années de guerre. Destinées à démoraliser l'armée, à terroriser les civils et à contrôler les migrations de population, elles servaient aussi à sécuriser les bases. Les mines ont autant été utilisées par les pays voisins du Cambodge que par les autorités cambodgiennes, avec une surenchère sous les Khmers rouges. Peu chères, aisément disponibles, durables, faciles à transporter, à installer et à réutiliser, elles se sont vite imposées comme une arme de choix. Mais à quel prix?

Malgré la paix revenue, le pays déplore encore plus de 800 victimes par an. Entre 1979 et décembre 2004, 61197 victimes ont été recensées. Dans 30% des cas, elles ont perdu la vie. Le nombre de blessés, dont la plupart sont restés handicapés à vie, s'élève à plus de 40000. Mais les dommages ne se comptent pas uniquement en pertes humaines. «C'est une des causes principales du retard de développement socio-économique» affirme le général Kem Sophoan, directeur du CMAC (Cambodian Mine Action Center).

Réalisé en 2002, le «Landmine Impact Survey» donne une idée de l'état de contamination des villages. Selon ce document 5,18 millions de personnes, soit plus du tiers de la population, souffrent directement ou indirectement de la présence des mines: 22% n'ont pas assez de terres cultivables, 18% sont gênées dans leurs activités agricoles, 15% n'ont pas assez de terrain constructible, 14% déplorent la perte de têtes de bétail et 12% ont un accès à l'eau difficile. «Un impact silencieux», commente Julien Chevillard, spécialiste de l'action contre les mines au PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement).


Dès les Accords de Paris, signés en octobre 1991, l'ONU a pris conscience de l'ampleur du problème et a progressivement obtenu les mandats nécessaires pour jeter les bases d'un programme de déminage d'urgence. «Le Cambodge était le deuxième pays où l'ONU intervenait après l'Afghanistan, rappelle Dominique Gueret, consultant du CMAA (Cambodian Mine Action and Victim Assistance Authority). En 1992, l'APRONUC (Autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge) a commencé à déminer, sans trop d'expérience. Le CMAC, l'organisme national cambodgien créé dans la foulée, avait alors une double mission : organiser et opérer le déminage. La première mission est loin d'être un succès. Les autres organisations n'ont pas suivi les directives du CMAC, et toutes ont continué le déminage avec des objectifs différents, chacun avec son propre planning de travail.»

Jusqu'en 1999, les priorités du déminage au niveau provincial ont ainsi été déterminées par les opérateurs eux-mêmes, dans un joyeux cafouillage, faute de coordination.


Qui démine ?

CMAC (Cambodian Mine Action Center) :

l'organisme national du déminage. Créé en 1992, il compte 1913 démineurs.

- MAG (Mines Advisory Group) :

ONG britannique créée en 1992, avec 467 employés, dont des équipes féminines de déminage et des démineurs handicapés.

- Halo Trust :

ONG britannique installée en 1991. 1100 employés

- FARC (Forces Royales Armées Cambodgiennes) : l'armée du royaume du Cambodge.

- Une poignée d'opérateurs privés



Le CMAC qui bénéficie chaque année de moyens colossaux en provenance de nombreux pays donateurs, est le « pro » du déminage à grande échelle. L’ONG britannique MAG (Mines Advisory Group) se place davantage dans une optique de développement; l'organisation étant prête à répondre à de plus petites demandes émanant de particuliers. Pour l’ONG Halo Trust, ce qui compte, c'est débarrasser le Cambodge de toutes les mines concentrées le long de la frontière avec la Thaïlande, là où elles sont encore les plus nombreuses. Du côté des Forces armées royales du Cambodge, impossible d'obtenir des informations claires. L'armée aurait principalement déminé en vue de la construction d'infrastructures routières. A côté de ces quatre opérateurs officiels, on trouve aussi quelques entreprises privées, internationales et locales, qui ne font pas à proprement parler de déminage humanitaire. Le déminage est ici un commerce, à travers l'attribution de certaines bourses de la BAD (Banque Africaine de Développement) ou de la fondation Bloomberg. Enfin, on ne doit pas oublier les «démineurs de l'ombre», qui parviennent après plusieurs années de travail silencieux à obtenir une légitimité et une infime reconnaissance de la part du gouvernement cambodgien: les villageois, qui, poussés par la misère, font le choix de ne pas attendre les opérateurs de déminage et de s'en charger eux-mêmes, avec un équipement de fortune.

Opérationnel depuis 2002, le CMAA tente de coordonner les organismes de déminage, en élaborant une stratégie nationale en lien avec le gouvernement, les ministres concernés et les autorités locales, dans une perspective de développement. Car contrairement à d'autres pays touchés par les mines et UXO, le Cambodge a reconnu officiellement le problème du déminage. «On ne se voile pas la face, reconnaît Bruno Leclercq, directeur de l'organisation Handicap International Belgique au Cambodge. Mais on se précipite trop sur l'urgence. Depuis que le CMAA existe, il y a un embryon de coordination.»


Chaque année, les opérations de déminage exigent un investissement de 30 millions de dollars

Difficile de tirer un bilan de ces treize années de déminage, tant les chiffres officiels sont contestés par les opérateurs eux-mêmes. Selon le CMAA, 28409 hectares auraient été nettoyés par les opérateurs de 1992 à 2004, soit 49% des terres considérées comme prioritaires par l'autorité nationale. Si l'on s'en tient à ses chiffres, ces zones seront totalement nettoyées avant 2015, si le rythme du déminage reste le même qu'aujourd'hui, c'est-à-dire un taux de déminage moyen supérieur à 3000 hectares par an. Mais beaucoup réfutent cette hypothèse en estimant que l'action de certains opérateurs a été surestimée.

Reste à savoir quelles terres sont encore contaminées. Le L1S (Level One Survey) - une étude financée par le Canada en avril 2002 - a tenté de mesurer le degré de contamination du pays par les mines et Uxos: il évalue à 4466 km2 la superficie encore potentiellement minée, soit 2,5% du territoire.

61% des mines sont concentrées dans les cinq provinces qui touchent la Thaï-lande, soit le Nord/Nord-Ouest du Cambodge. Mais ces résultats sont sujets à caution. Dans une étude réalisée en 2004, le CMAA regrette ainsi que seuls 64% des champs de mines « nettoyés » par les opérateurs de déminage aient été listés par le L1S. «Ce document est utile mais insuffisant, indique Jean-Gabriel Masson, directeur de projet de l'Unité 6 du CMAC. Contrairement au Kosovo par exemple, nous ne disposons pas de cartes indiquant l'emplacement des mines. Celles-ci se sont perdues ou n'ont tout simplement pas été réalisées à cause des nombreuses guérillas qui ont émaillé le Cambodge.»


Revivre malgré l’amputation

Il en est déjà à sa troisième prothèse. Yan Yen, 46 ans, a sauté sur une mine en 1994, dans le district de Chiereag, dans sa tenue de soldat en exercice.
«Le terrain avait été déminé par l’armée, mais les Khmers rouges ont reposé des mines derrière. On ne le savait pas», raconte l'homme au regard fuyant, presque honteux de s'être «fait avoir».

Au départ, Yan Yen s'est débrouillé avec les moyens du bord, en bricolant une prothèse de fortune à partir d'un bout de ferraille récupéré, ironie du sort, sur une ancienne bombe. Il confie qu'il «réussissait à peine à marcher». Ce n'est qu'après deux ans de vie avec cette jambe improvisée qu'il a fait le voyage jusqu'à Siem Reap, pour se rendre au Centre de réhabilitation du ministère des Affaires sociales, soutenu par Handicap International. Le jour de notre rencontre, Yan Yen se faisait poser une nouvelle prothèse ; « les autres se sont cassées », soupire-t-il. Comme lui, environ deux cents personnes handicapées, parmi lesquelles une bonne partie de victimes des mines, se rendent dans ce centre chaque mois.

«Tout est gratuit. Les plus démunis et ceux venant de districts éloignés se voient offrir un hébergement au centre, pour quelques semaines au plus, ainsi que le couvert. Mais nous n'avons que cinquante lits disponibles», détaille Keo Ratha, le chef du service technique. Yan Yen n'en profitera pas : reconverti en paysan après son accident, il ne peut pas se permettre de manquer une nouvelle journée de travail aux champs. Avec sa nouvelle jambe, il s'entraîne à remarcher afin de reprendre le travail au plus vite.


Pour déterminer les zones dangereuses, les opérateurs sont amenés à s'appuyer principalement sur les rapports mensuels et annuels du CMVIS (Cambodian Mine/Uxo Victim Information System), fruit d'un partenariat entre Handicap International Belgique et la Croix-Rouge cambodgienne. Cet institut effectue un relevé méthodique de tous les accidents. Répertorié par des agents dans chaque province, le moindre accident donne lieu à une entrée dans une base de données. «Chaque mois nous publions un rapport, qui offre une analyse de ces chiffres. Cela donne une tendance», indique Bruno Leclercq. «Le CMVIS joue le rôle d'un «Level 2 Survey»», juge même Richard Boulter, directeur d'Halo Trust Cambodge.

Loin des statistiques, sur le terrain, différentes équipes composées majoritairement de démineurs cambodgiens s'affairent. Dans ce champ de mines de la province d'Oddar Meanchey, vingt-neuf démineurs de l'Unité 6 du CMAC font un véritable travail de fourmi. «Ces sept hectares ont été minés par les forces gouvernementales et les Khmers rouges. Pour l'instant, 42 mines, chinoises et soviétiques, et 126 Uxo ont été enlevés», indique le responsable, Mean Sarun. «Il existe des champs de mines comme celui-là tout autour du village, s'inquiète Sen Kim San, le chef de la bourgade. Les gens ont peur: ils n'osent plus construire de maisons ni aller à la rivière. Ils savent que ces zones sont minées et qu'elles ont déjà tué dix personnes et blessé beaucoup d'autres, sur 427 habitants.»

La besogne de l'équipe de démineurs consiste à faire reculer la ligne rouge, ce point de repère qui sépare la zone dangereuse de la zone nettoyée. Deux par ligne, ils avancent inlassablement, répétant les mêmes gestes. L'un coupe la végétation, l'autre passe le détecteur de métaux. Au moindre sifflement de l'engin, il faut suivre la procédure: d'abord sonder avec une tige orientée à 30°, pour ne pas déclencher la possible charge; puis lorsque le démineur sent une résistance, déterrer l'objet avec une truelle puis le dégager délicatement à l'aide d'un petit pinceau. Tout cela pour se rendre compte, la plupart du temps, que ce qui avait sonné l'alerte n'était qu'un petit bout de métal inoffensif. «Il y a beaucoup de fragments de ce type au Cambodge et cela ralentit notre travail, soupire Jean-Gabriel Masson. On perd du temps.» Un travail de fourmi bien monotone. L'équipe évolue sous un soleil de plomb, harnachée d'un équipement de plusieurs kilos sur le dos. Les salaires sont élevés par rapport à la moyenne du pays, mais les employés ne sont pas à proprement parler assurés. En cas de décès ou de handicap, la famille reçoit une compensation de 4000 dollars. Sur ce champ fertile de la province d'Oddar Meanchey, devraient s'installer vingt-sept villageois du bourg voisin. Des enfants de familles pauvres pour la plupart. «J'ai attendu longtemps entre ma demande et l'arrivée des démineurs, déplore le chef du village, qui raconte à quel point la bourgade manque de terre. J'avais fait ma demande il y a trois ans. Je ne sais pas combien de temps je vais devoir attendre pour nettoyer les sept autres champs de mines autour de mon village.»

Ces demandes sont toutefois de mieux en mieux prises en compte. Le principal point de divergence entre les opérateurs de déminage tient à la définition des priorités de l'action contre les mines, réalisé par le CMAA. Un système décentralisé - les PMAC (Provincial Mine Action Committee) et les MAPU (Mine Action Planning Unit) -, progressivement mis en place dans chaque province et district, est censé recueillir et lister les doléances de la population. Les recommandations de ces organismes sont désormais un passage obligé pour les opérateurs, qui doivent soumettre à l'avance leur plan d'action. Pourtant les demandes de ces autorités locales ne correspondent pas toujours à leurs propres objectifs. «Au niveau de la technique, nous sommes au point, confie un observateur. C'est la définition des priorités qui pose maintenant problème. Il faut former les fonctionnaires locaux et développer leur capacité d'analyse pour éviter les dérives.» Pour Richard Boulter, de Halo Trust, les priorités sont mal définies: «La plupart des accidents ont toujours lieu le long de la frontière. Si toutes les ressources étaient mobilisées là-bas, cela prendrait seulement deux ans et demi pour finir le travail. Il faut se focaliser sur un déminage efficace et économique, au lieu d'émietter les ressources disponibles.» Et il faut travailler vite, car les fonds ne seront pas toujours là. Chaque année en effet, les opérations de déminage au Cambodge exigent un investissement de 30 millions de dollars, d'après le CMAA. Mais depuis quelques années, on note une certaine fatigue des donateurs, qui soutiennent le déminage depuis déjà 13 ans et souhaiteraient déplacer leurs efforts vers d'autres pays en difficulté.


Témoignage : Suon Sambath : 41 ans, dont 12 ans de déminage

«Je suis devenu démineur en juillet 1993. Avant, j'étais militaire (comme 90% des démineurs, ndlr), et je me suis retrouvé sans travail une fois démobilisé. Alors je me suis tout de suite porté volontaire pour déminer lorsque le CMAC a commencé à recruter. Je faisais partie de la sixième promotion. La formation a duré un mois. J'ai tout de suite été affecté au déminage des temples d'Angkor, puis j'ai travaillé dans différents districts du Nord-Ouest du pays. J'ai une femme et quatre enfants à Siem Reap. Je l'avoue, j'ai toujours peur des mines, mais je travaille lentement et minutieusement, j'ai confiance dans nos équipements. C'est une tâche dangereuse mais bien payée: je gagne 163 dollars par mois, pour sept heures de travail quotidiennes, trois semaines par mois. Un salaire qui m'a permis d'acheter une maison et une moto en douze ans. Pour l'instant je ne trouve pas d'autre emploi et c'est difficile pour un ancien militaire de se reconvertir. Alors en attendant j'économise, et je m'arrêterai quand j'aurai assez d'argent!».


Et malgré ce financement colossal, le système est loin d'être parfait. Principale ombre au tableau : la réactivité. «Un jour sur la route de Siem Reap, j'ai trouvé un Uxo, raconte un particulier qui souhaite garder l'anonymat. J'ai pris une photo, placé un panneau pour prévenir du danger et j'ai alerté les autorités provinciales, qui m'ont juré de faire le nécessaire. Je suis retourné sur place une semaine plus tard, et l'engin explosif était toujours là. Il n'a été neutralisé que deux semaines plus tard. C'est cette lenteur qui met les Cambodgiens en danger.»

L'homme juge que le coût des opérations pourrait être diminué à la faveur de la mise sur pied de petites équipes, plus mobiles, et susceptibles d'intervenir plus rapidement sur les zones dangereuses. «Le CMAC est une grosse machine qui a du mal à bouger. MAG et Halo Trust ont un emploi du temps plus souple pour répondre aux petites demandes. Ils sont plus proches des gens» ajoute-t-il. Autre point noir, qui tend à s'améliorer sous la pression internationale : la spoliation de certaines terres déminées. «Il faut souvent négocier avec les militaires qui cherchent à s'approprier des terres, indique une source. On enregistre les terrains des familles en prenant soi-disant leurs empreintes digitales, on démine, mais lorsque l'opérateur est parti, le terrain est en fait revendu à un entrepreneur ou à des gens haut-placés. Il faut dire qu'une terre nettoyée vaut bien plus cher qu'une terre minée. » Les différents organismes de déminage se renvoient la balle à ce sujet: personne n'est véritablement en charge du contrôle de la réattribution des terres. Rappelons que les documents prouvant la propriété d'une terre sont encore balbutiants au Cambodge car ils ont été supprimés sous les Khmers rouges. Une des études du CMAA montre que 4% des terres déminées ne sont pas utilisées ou ne sont pas attribuées aux bonnes personnes. Selon d'autres sources, ce pourcentage est largement sous-évalué.

Après treize ans de déminage laborieux, beaucoup s'interrogent sur de nouveaux moyens d'action. Certains proposent des alternatives au déminage, pour limiter les coûts, par exemple un meilleur contrôle des mouvements de population. Les réfugiés rapatriés depuis la fin de la guerre et les familles en recherche de terres pourraient ainsi se voir réorienter vers des terrains déjà décontaminés. Le déminage, bien que nécessaire, n'est pas l'unique solution.
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