Alisée Valantin Casanova | Gavroche | 05/08/2011
Tourisme  

Tourisme médical : business au paradis de la santé

Avec plus de 400 hôpitaux privés équipés de matériels high-tech, la Thaïlande s’est placée en moins de dix ans comme l’un des vingt leaders mondiaux et l’acteur majeur pour les interventions médicales dans le Sud-est asiatique. Grâce à une forte demande d’hospitalisation émanant des étrangers, le secteur s’est transformé en une affaire très lucrative où les patients sont parfois poussés à consommer sans compter. Reportage dans les couloirs des hôpitaux privés de Bangkok.

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Janvier 2010 : le rapport publié par la Chambre de commerce Franco-Thaïe (1) indique que le nombre de patients étrangers dans les hôpitaux thaïlandais est passé de 620 000 en 2002 à plus de 1,45 million en 2009. En 2010, au Samitivej Sukhumvit Hospital, l’un des établissements privés les plus réputés de la capitale, « 40% des interventions chirurgicales ont été pratiquées sur des étrangers, dont la moitié sur des Occidentaux », indique Nicolas Leloup, directeur marketing des hôpitaux Samitivej. « Environ 65% des personnes qui font appel à nos services sont majoritairement des Australiens ou des Néo-Zélandais », précise un responsable de clientèle de Destination Beauty, une agence basée à Bangkok spécialisée dans le tourisme médical.


Mais, pour les opérations chirurgicales, la Thaïlande n’est pas le pays privilégié des touristes francophones. « L’année dernière, sur les 160 francophones qui nous ont contactés, seulement 34 se sont fait opérer en Thaïlande », ajoute le responsable de Destination Beauty. Le docteur Sanguan Kunaporn, représentant de l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery (ISAPS) en Thaïlande, précise que la « loi de proximité » s’applique dans le choix des destinations médicales. « Les Français vont majoritairement se faire soigner en Tunisie ou en Turquie », continue Amor Dehissy, directrice d’Estetika Tour lors d’une interview publiée par Le Nouvel Observateur (2).

Mais, depuis janvier 2011, cette tendance tend à s’inverser. Depuis que des campagnes publicitaires se font en français et que des reportages sur les hôpitaux privés thaïlandais ont été diffusés en Europe, un nombre croissant de francophones cherchent à se faire opérer au Pays du sourire. « Ces cinq derniers mois, plus de 250 touristes francophones nous ont déjà contactés et projettent de se faire opérer », précise le responsable clientèle de Destination Beauty. « Les Français représentent le cinquième marché le plus important pour les hôpitaux privés après les Asiatiques », ajoute Nicolas Leloup. Le nombre de visiteurs américains devrait lui aussi augmenter de plus de 10%. D’après une enquête réalisée sur plus de trois mille Américains par le Centre d’études Deloitte basé à Washington (3), « le tourisme médical en Asie va poursuivre une croissance explosive au cours des prochaines années », explique Paul H. Keckley, directeur exécutif de l’Institut. Artifices au paradis de la santé Selon les arguments commerciaux des agents du tourisme médical et des hôpitaux, il est souvent moins cher de se faire opérer en Thaïlande et d’effectuer sa convalescence sur une plage que d’effectuer des soins en Europe ou en Amérique du Nord.


Pour Toey Prattana, chef d’équipe de Destination Beauty, « les Occidentaux peuvent espérer une économie de 30 à 70% sur leurs frais médicaux en Thaïlande ». Et les Américains « jusqu’à 85% », selon The Economist qui cite l’étude scientifique du Centre d’études Deloitte. Mais pour François Doré, directeur de la Compagnie Générale du Siam et correspondant de Sociétés d'Assistance françaises en Asie, ce discours est à tempérer. Responsable du rapatriement en cas d’extrême urgence de Français nécessitant des soins médicaux lourds, il conseille aux étrangers de comparer les tarifs entre les hôpitaux thaïlandais avec ceux de leur pays d’origine. « Une chimiothérapie coûte trois fois plus cher ici qu’en France », explique-t-il.

Le docteur Chartchai Rattanamahattana, chirurgien plastique au Samitivej Sukhumvit et à la clinique Phang Nga, indique quant à lui « qu’il est primordial d’avoir un second, voire un troisième avis médical ainsi que plusieurs devis ». Pour une lourde opération de vitrectomie sur un seul oeil, le Bangkok Hospital demande entre 150 000 et 200 000 bahts (3 571 à 4 762 euros) à un patient, sans compter les frais d’hospitalisation et d’interprète si besoin est. Le Rutnin Eye Hospital, fondé en 1964 et premier hôpital spécialisé en ophtalmologie, ne facture quant à lui que 100 000 bahts, soit environ 2 381 euros.

En France, le patient n’aura pas à avancer les frais d’opération, ni ceux d’hospitalisation, qui seront remboursés dans leur intégralité. Dans les hôpitaux thaïlandais, tout est affaire de consommateurs avisés. Après s’être cassé le poignet suite à une mauvaise chute sur un trottoir, Clara, expatriée française ici depuis plus de dix ans, a dû faire une visite de contrôle au Bangkok Pattaya Hospital. « L’infirmière a réalisé une batterie d’examens qui n’avaient rien à voir avec ma blessure, racontet- elle. Quand le médecin est arrivé, il ne m’a pas touché le poignet, ni même regardé. J’ai dû quand même régler les 500 bahts de la visite. » À environ 5 000 bahts (119 euros) la nuit, les chambres d’hôpitaux privés ressemblent aux luxueuses chambres d’hôtels cinq-étoiles, service de garde et prise de tension toutes les heures inclus. Une multitude de services sont aussi proposés aux clients, tels que des promenades au parc ou encore du shopping.

À l’exception des trois Samitivej Hospital, le service du personnel multilingue est payant et peut représenter plus de 5% de la facture finale. « Même si vous parlez le thaï et l’anglais, on vous propose systématiquement un interprète », témoigne Alain Deroche, expatrié en Thaïlande depuis 10 ans. François Doré dénonce cette pratique : « Les interprètes n’ont trop souvent que peu de connaissances médicales, ce qui peut conduire à des malentendus pour le patient, lorsqu’il est imparfaitement mis au courant de son état ou que le diagnostic du médecin traitant est mal traduit. D'autre part, certains pronostics négatifs ne devraient pas être systématiquement livrés au patient ou à sa famille, car le malade devra subir des traitements plus complets à son retour en France. Les spécialistes y auront plus de temps pour bien expliquer certaines situations douloureuses. »

Lumière sur des pratiques ordinaires

Depuis quelques années, de nombreux agents commerciaux indépendants et des tours opérateurs ont émergé sur le marché médical. Ils proposent aux touristes et aux expatriés des forfaits opérations chirurgicales + vacances et, ainsi, les mettent en relation avec les hôpitaux. Leurs conseils et leurs prestations ne sont pas gratuits, comme le sous-entendent leurs sites internet, car ils sont payés indirectement par le client. « Samitivej Sukhumvit travaille principalement avec des agents particuliers des pays limitrophes, explique Nicolas Leloup. Nous les rémunérons sur la facture du patient après déduction de la prestation du médecin. » Plus les patients se font opérer, mieux ça sera pour les agents. Selon l’un deux, après le retrait financier de l’intervention du médecin, 10 à 15% de la facture globale lui sont versés à titre de commission.


En outre, les opérateurs affichent sur leur site internet des prix attractifs pour des Occidentaux. Mais pour la majorité des opérateurs tels que Destination Beauty, les tarifs ne comprennent que le séjour hospitalier. Le patient expatrié ou touriste devra, selon ses besoins, rajouter les coûts du visa, de l’aller-retour en avion, des transports sur place, de l’hôtel et de la nourriture. « Au quotidien, nous devons vérifier que les hôpitaux n’abusent pas de la confiance des patients sur la longueur de leur hospitalisation, témoigne François Doré. Il est toujours difficile d’expliquer aux structures médicales que notre mission est de renvoyer le patient dans son pays dès que son état physique le permet, sans attendre une guérison totale. Les hôpitaux privés ont également bien souvent tendance à multiplier des examens et des contrôles pas toujours indispensables pour la pathologie du patient. »

En Thaïlande, les médecins sont rémunérés à l’acte, d’où la possibilité de dérives. « Certains actes chirurgicaux recommandés sur place par les médecins n’ont aucun caractère d’urgence et peuvent attendre le retour du patient dans son pays », poursuit François Doré, avant de citer comme exemple les interventions médicales pratiquées sur des clavicules cassées. Coût de l’opération : 85 000 bahts (2 024 euros), alors que la simple pose d’anneaux pour le maintien de l’épaule (communément pratiquée en France par les médecins) ne coûte que 9 000 bahts (214 euros) dans un hôpital public. La liposuccion, les implants mammaires et les liftings sont les opérations les plus demandées par les étrangers. Mais, pour certaines interventions, le pays manque d’experts, comme par exemple la vaginoplastie. « Il n’y a que deux médecins reconnus mondialement dans ce type d’intervention en Thaïlande : le docteur Chettawut Tulayapanich, qui opère dans sa propre clinique, et le docteur Supporn Watanyusakul, qui a été formé par Chettawut », affirme Morgane, une Française qui a eu recours en 2009 à la chirurgie pour changer de sexe.

En 2008, le docteur Tara Chinakorm, alors directeur de la Medical Registration Division (MRD) au ministère de la Santé et chirurgien plastique de formation, assurait que le nombre d’interventions médicales réparatrices ou esthétiques augmentait chaque année. Un chiffre qui, dans la réalité, n’est pas quantifiable. « Aucune loi n’oblige les hôpitaux où les cliniques à reporter le nombre d’opérations pratiquées, mais je suis sûr qu’il y en a des dizaines de milliers par an », affirme le médecin. Entre hypothèse et certitude, le fossé reste important. Ainsi, le docteur Sanguan Kunaporn, spécialiste de la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique depuis 1991 à la Phuket Plastic Surgery Clinic et représentant national à l’ISAPS depuis 2010, indique que « plus de mille interventions mammaires ont été pratiquées en 2010 dans la seule ville de Phuket sur des étrangers et un peu plus de 20 000 dans le pays ».


Si ces données ne restent que des estimations pour les implants, « le nombre total d’interventions dans le pays est en réalité non-quantifiable », estime le chirurgien. Des investissements colossaux Pour continuer à stimuler le flux d’arrivées d’étrangers dans leurs hôpitaux et de rester concurrentiel à l’échelle nationale et internationale, les investissements par les holdings dans la rénovation et la construction de nouveaux centres hospitaliers privés connaissent une croissance exponentielle. Le 14 décembre 2010, Bangkok Dusit Medical Services (BDMS), la plus grande chaîne d’hôpitaux en Asie – elle possède en Thaïlande les groupes Bangkok Hospital, Samitivej, BNH Hospital, et le Royal Angkor International au Cambodge – et dont les principaux actionnaires sont Thaïlandais, a acquis huit nouveaux hôpitaux de standing moyen : Phyathai 1/2/3, Phyathai Sriracha ainsi que les centres Paolo (Phahonyothin, Samut Prakarn, Chokchai 4 et Nawamin). La holding compte investir plusieurs milliards de bahts dans des travaux de rénovation.

Le 6 avril dernier, le même groupe – avec ses dix-neuf hôpitaux en Thaïlande et au Cambodge – a inauguré une nouvelle clinique nommée Bangkok Hospital Hua Hin. Construit pour un milliard de bahts (environ 24 millions d’euros), cet hôpital est le premier du réseau BDMS dans cette région et ne sera pas le dernier. Sa mission est de devenir le plus rapidement possible « le plus grand centre médical d’Asie. »

Dans la campagne promotionnelle, l’accent est tout particulièrement mis sur le service international. Dès lors, s’ajoute à la renommée de la station balnéaire de Hua Hin l’attrait d’une destination incontournable pour le tourisme médical. Les directions administratives des hôpitaux déploient elles aussi des investissements très importants pour acquérir les derniers équipements, développer les services afin de rester compétitifs et attirer encore plus de patients. « La Thaïlande importe principalement son matériel médical d’Europe, des États-Unis et du Japon », indique Nicolas Leloup.

En 2011, les hôpitaux Samitivej de Sukhumvit, Si Nakarin et Si Racha ainsi que le BNH vont investir dans de nouveaux services ou dans des travaux de rénovation. Ainsi, le Samitivej Sukhumvit sera muni d’ici à septembre 2011 d’un « Life Center » (centre de dépistage et de soins) et d’un service de médecine sportive et d’orthopédie, puis rénovera l’Institut de cardiologie et de physiothérapie. Quant au BNH, un important plan de modernisation sur deux ans est entrepris afin de relooker l’hôpital et de réorganiser au mieux la coordination entre les directions des services.

Des estimations montrent que le secteur chirurgical en Asie devrait générer 4,4 milliards de dollars de revenus par an au moins jusqu’en 2012, avec pour principales destinations la Thaïlande, l’Inde, Singapour, la Malaisie et la Corée du Sud. En Thaïlande, ce business a généré plus de 27,5 milliards de bahts (655 millions d’euros) de revenus en 2006 et 40 milliards en 2008. Pour encourager et protéger ce secteur, et ainsi dépasser les 1,45 million de patients étrangers annuels hospitalisés, l’État met en place des mesures favorables aux hôpitaux. Jurin Laksanavisit, ministre de la Santé, « prévoit le lancement d’une campagne pour dynamiser l'intérêt des patients étrangers afin de les encourager à se faire soigner dans les hôpitaux thaïlandais », cite le communiqué « Thailand boots medical tourism industry » de l’association Thailand Medical Tourism Cluster du 3 juillet 2010.

La Tourism Medical Cluster (MTC) – alliance d'entreprises médicales offrant des services de santé en Thaïlande – travaille depuis 2010 en étroite collaboration avec des partenaires étrangers pour promouvoir le secteur médical. Suraphon Svetasreni, gouverneur de la Tourism Authority of Thailand (TAT) depuis novembre 2009, affirme quant à lui que des mesures seront prises dans un futur proche pour renforcer les liens avec les autres marchés asiatiques. « Nous devons être en mesure de renforcer la confiance des Chinois et des Japonais car ce sont nos marchés dynamiques en Asie et nos principales cibles à venir. » D’autant que les phases de récupération qui suivent automatiquement les interventions médicales stimulent l’industrie du tourisme. « Les centres hospitaliers privés sont une industrie à part entière qui consolide indirectement notre système de santé en créant une masse exceptionnelle de services du plus haut niveau », conclut le docteur Tanin Sonthiruk, gérontologue et haut fonctionnaire du ministère de la Santé sur le site d’information français ledevoir.com.

Alisée Valentin Casanova

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Expat 2012-02-03 08:07:22
Re precisions
Attention pour tous ceux qui ont un contrat April Mobilite anterieur a celui de 2011 qui a en plus une clause maladies redoutees pour prendre obligatoirement les soins de celles ci en charge.Les contrats anterieurs a celui de 2011 couvrent sans plus de precisions en complement de la securite sociale ne l'oubliez pas.A savoir qu'une chimiotherapie trop chere en Thailande sera non prise en charge par la CFE,donc April Mobilite se defaussera aussi disant qu'ils ne couvrent qu'en complement et la CFE refusant ils n'ont pas d'obligations de prise en charge.Je me le suis fait confirmer par la direction de la CFE et April car le refus dont j'avais eu connaissance d'un gars ayant un cancer de la prostate m'a mis la puce a l'oreille.....la CFE ne prenait en charge que l'operation pour enlever la prostate qui est irreversible et cause des dommages divers,elle ne prenait pas en charge une hormonotherapie qui est bien moins invalidante et n'a pas les suites irreversibles d'une operation,pareil pour une chimio a 75.000 euros cout Thailande la CFE refusera et April fera de meme puisqu'ils fonctionnent que si la CFE prend en charge.Il en sera de meme pour une operation cardiaque si le cout depasse le cout francais ou une greffe etc....le nouveau contrat 2011 quasiment au meme prix prend tout ca en charge en maladies redoutees et c'est ecrit ! Alors oui on peut dire qu'il existe une malhonnetete actuelle pour non information d'April Mobilite.J'ai pu leur exposant ceci changer immediatement le contrat que j'avais depuis des annees sans attendre l'echeance annuelle,la seule obligation ayant ete une visite medicale complete puisqu'il s'agit d'un autre contrat nouveau.A vous de voir donc,moi c'est vu....
Expat 2012-01-30 09:03:43
Precisions
Attention pour etre couvert chez April Mobilite MALADIES REDOUTEES dont le cancer + d'autres faut imperativement prendre leur contrat 2011 !!!,les contrats avant ne couvrent pas ces soins extrement couteux dans la limite de 400.000 bahts an pour le contrat le moins cher tout de meme de 81 euros par mois en plus de la CFE.J'avais un contrat anterieur et j'ai du aller passer une visite medicale complete pour prendre le nouveau et etre totalement couvert.
landais 2012-01-30 05:44:09
Un peu de lucidité et de connaissances.
Juste pour rappeler qu'il faudrait pour beaucoup redéfinir ce que sont la sécurité sociale et une mutuelle. Ce ne sont pas des "vaches à lait" où chacun peut se servir suivant son bon vouloir. Ce sont des structures sociales financées par chaque adhérent qui permettent à la collectivité de couvrir ceux qui en ont besoin. Cela suppose des critères d'honnêteté qui n'ont malheureusement plus trop cours de nos jours! Le bien commun, dont font partie la santé et l'éducation, doit rester dans le domaine public, au service de tous sans discrimination, et ne pas tomber dans le domaine privé pour devenir sources de profits au bénéfice d'une minorité. J'approuve si la CFE et ma mutuelle cherchent à redéfinir les conventions passées avec certains hôpitaux, en particulier le Bangkok Hospital. Il faut freiner ce qui s'apparente à du pillage sous prétexte d'une qualité de soins qui reste à démontrer.
Expat 2012-01-27 08:20:57
Divagations en landais
Et pourquoi un praticien au Bangkok Hospital ne possederait pas les capacites d'adaptation qu'aurait un francais ,parce que tu le dis ? Rappelle moi ton cursus medical et les specialites acquises pour en juger.....ca doit pas etre bien haut parce que si tu mets ta fille a l'hopital pour une simple bronchite faut pas t'etonner,mais puisque t'as vraisemblablement la CFE agree a cet hopital ca sort pas de ta poche,s'ils payent c'est qu'ils ont signe la convention avec cet hopital et les prix qui vont avec.Personnellement j'ai aussi passe 8j pour examens dans cet hopital et ils ont fait plein d'examens qui m'ont totalement rassure et tant mieux.Ils sont plus polis et marrants qu'en France,ici le toubib te dis sorry quand il te rentre un tuyau dans l'anus pour y regarder.Mais bien sur qu'en Thailande ils ne soignent que si tu peux payer,c'est pas la gabegie francaise ici et le pognon des thais est pour eux,normal et ils se ruinent pas pour soigner le tiers monde a l'oeil.Mais t'occupes pas de la facture et des visites en chambre facturees c'est l'assurance qui paye et je repete ils ont une convention avec la CFE.Ah bon la CFE t'as refuse des remboursements du Bangkok hospital,je serais curieux de savoir lesquels.La seule chose que la CFE refuse a cet hopital c'est certains traitement anti-cancereux parce qu'ils coutent plus cher que le prix francais j'ai entendu parler d'un gars avec un cancer de la prostate a qui c'est arrive.Eh bien suffit de prendre en complementaire l'assurance April mobilite et tous les soins anti cancereux seront pris en charge et payes directement a tous les hopitaux thailandais ayant un centre anti cancer dans la limite de 400.000 euros par an et sachant qu'une chimio ici c'est de l'ordre de 75.000 euros meme a deux dans l'annee t'es largement couvert et y compris aux USA et monde entier ou on est couvert 3 mois de suite !
landais 2012-01-27 04:57:00
Derriére les apparences...
Les apparences des grands hôpitaux privés (Bangkok Hospital) approchent l'excellence: locaux luxueux, accueil et accompagnement personnalisés en toutes langues... Les soins dispensés sont généralement de qualité si votre cas entre dans un cadre médical bien défini. S'il sort des normes, je doute que le praticien possède les facultés d'adaptation nécessaires à votre cas. Alors, allez plutôt consulter en France. Vous ne serez soigné que si vous pouvez payer. Si vous prouvez que vous avez une assurance occidentale fiable, qui plus est pratiquant le tiers payant en cas d'hospitalisation, on sera d'autant plus prévenant. Vous bénéficierez d'une panoplie d'examens et d'analyses dont certains parfaitement inutiles. Vous recevrez x visites en chambre dont chacune sera facturée, certaines d'entre elles se soldant par un sourire: qu'ils sont gentils! Vous ne sortirez de l'hôpital qu'aprés avoir signé une facture qu'ils n'auront pas eu le temps de remplir intégralement. Et votre assurance se retrouvera face à une surfacturation exorbitante! Exemple: 2000 euros pour une banale bronchite chez ma fille avec 3 nuits en chambre standard! Quant à moi, nécessitant un suivi médical régulier, j'en suis arrivé, aprés une grosse colère, à fixer moi-même la nature de mes examens et mes prescriptions en médicaments pour éviter des prestations si fantaisistes et répétitives que mon assurance refusait, à juste titre , de me rembourser. Si vous pénétrez dans un de ces hôpitaux, sachez que c'est le monde implacable du business où tout bon sentiment n'est qu'apparent. Vous êtes au "pays du sourire"!
Basta 2011-10-04 07:07:14
Medecins sans diplomes...
Beaucoups de praticiens, (docteurs, chirurgiens, surtout plasticiens) arborent fièrement dans leur bureau differents diplomes obtenus dans des des écoles de medecine reconnues aux USA ou a Vancouver. Malheureusement si ces "medecins" ont bien été faire leurs études la bas, certains d'entres eux n'ont jamais obtenus officiellement de diplome. Le soit disant diplome bien en vue dans le bureau n'est autre qu'un fake. La pratique est courament utilisée, car pour obtenir confirmation de l'obtention du diplome de l'école aux USA, le fax de demande doit etre émis uniquement à partir du pays d'obtention, soit les USA. Ici personne en pratique ne fera cette démarche, pas meme un hopital employant l'un de ces nombreux faux docteurs. La pratique est courante, avec juste 2 ou 3 ans plus ou moins suivi à l'école de medecine et un peu de pratique, le faux docteur s'en sortira. Tout le monde ferme les yeux, y compris le patient occidental qui n'osera jamais vérifier quoique ce soit. Si une intervention tourne mal par faute du "chirurgien", le patient occidental ne sera pas en position de lui faire un procès, et le praticien ne sera pas inquiété par l'ordre des medecins du pays. C'est pourquoi tous ces hopitaux investissent des fortunes dans l'espoir de rentabiliser a l'extreme leurs fonds au détriment des règles de sécurité élémentaires. Money first, not Safety first ...Beware!
alain 2011-09-05 14:11:32
un hopital que je vous recommande
Bonjour,pour info vous pouvez allez a l hopital Paolo a Saphan Kwai bienot 40 ans d existence du personnel serieux et competent avec des tarif tres correct et sans examens injustifier plus un rapport medical pour le medecin en france,je parle de chose que je connais pas de on dit car depuis 1988 nous nous faisont soigner dans cet hopital lors de notre presence en Thailande.
hanwi 2011-09-05 07:51:05
tres interessant
J'ai trouve les articles et commentaires tres interessants. Nous sommes en Thailande depuis 4 ans, nous sommes donc passes par le BNH, deux fois pour des examens de routine. J'ai ete choquee par l'attitude du personnel medical la bas. Le mot "usine" me vient a l'esprit, et tres rentable pour eux. Nous avons donc decide assez tot d'aller a l'hopital de notre quartier (Vibhavadi)par la suite. Tellement plus agreable! Les gens ont le temps, ils sourient, on peut discuter, les medecins expliquent ce qu'il y a a expliquer, la plupart ayant ete formes a l'etranger, ils savent bien que les farangs aiment qu'on leur donne les details. Jamais on nous a pousse a un examen ou une intervention qui n'etait pas necessaire, au contraire! Loin des feux du monde de l'expatriation, ce petit hopital fait son bonhomme de chemin, il est bien agreable de ne pas se sentir accueillis comme des coffres forts ambulants! Je signale au passage que leurs prix sont plus que competitifs!
JPSIAM 2011-08-12 15:50:30
La réalité face au Rêve
EXPAT vous décrit exactement la réalité des choses, ne vous laisser par prendre par les reportages Télé ou certains blogues qui ventent les mérites des chambres VIP et des hôtesses d’accueil. Ce qui compte c’est la qualité des soins et l’efficacité du corps médical. Ici on a tendance à faire des examens médicaux inutiles. Le patient n’est le centre du problème mais la rentabilité de l’établissement hospitalier !
Expat 2011-08-12 08:42:52
Differences
C'est sur,pour les francais ayant la secu ils n'ont pas vraiment interet a venir se faire operer en Thailande puisqu'ils ont tout a l'oeil sur place.Pour nous expatries ma foi chacun voit midi a sa porte et il y a d'excellents praticiens en Thailande.Personnellement j'y suis alle voila 2 ans sans aucune apprehension me faire ouvrir le ventre sur 25cm et reparer une hernie durant 3h avec mise en place dans l'abdomen d'un filet de contention pour maintenir les visceres et je vais on ne peut mieux tout s'est parfaitement passe.Maintenant pour les explications techniques sur l'intervention j'ai tout simplement consulte internet et je savais exactement ce qu'on allait me faire avec en prime photos a l'appui.Les consultation vraiment c'est pas le top ici puisqu'ils procedent comme avec les thais c'est a dire exactement comme un veterinaire qui soigne un animal sans lui expliquer ou dire quoi que ce soit.J'ajoute meme qu'ils n'aiment pas qu'on demande des explications a croire qu'ils le prennent comme mettant en doute leurs capacites.C'est tres desagreable pour nous.Mais la encore internet pour connaitre les bienfaits ou non et effets des medicaments prescrits.Faut faire attention,tres attention,ils m'ont deja prescrit un anti inflammatoire anti douleur de la meme famille du Vioxx....qui peut tuer.Changer de medecin en ce cas et expliquer la chose au prochain pour qu'il tente de faire attention.Les analyses n'aller que dans les hopitaux ou les resultats sont ecrits en anglais et se faire confirmer avant la prise de sang ou radio ou scanner.
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