Ce rapport est-il vraiment révélateur de la réalité des journalistes en Thaïlande ?
Les violations de la liberté de la presse sont nombreuses dans le pays, ce n’est pas un mythe !
Quand on observe ce qui s'est passé depuis septembre 2008, entre les manifestations violentes et les différentes actions des autorités sur la base du crime de lèse-majesté, on constate une forte dégradation des conditions de travail des journalistes.
Sans parler de la multiplication des agressions, des menaces de mort, de sanctions, de poursuites légales... Ce classement est donc révélateur de la réalité que vivent de nombreux journalistes en Thaïlande.
Quelles sont les raisons de cette dégradation subite ?
D’après moi, les manifestations violentes dues à l’instabilité politique du pays n’ont arrangé en rien la situation des journalistes.
S’ajoute à cela la multiplication des actions entamées par les autorités locales sur la base du crime de lèse majesté. Je crois que la dépolitisation de certains médias et le respect d'un vrai pluralisme pourraient changer la donne.
L'opposition, notamment les partisans de Thaksin, devraient pouvoir s'exprimer librement. Car finalement, la répression contre les médias relayant les idées des chemises rouges nuit gravement aux libertés de la presse dans le pays.
Cette difficulté d'exercice est-elle commune à l'ensemble des pays de l'Asie ?
La Thaïlande reste un bon élève car le pays compte de nombreux médias privés et un relatif bon pluralisme par rapport au Vietnam ou à la Birmanie.
Et, sujets concernant le roi mis à part, la Thaïlande reste un havre de liberté par rapport au Laos ou aux Philippines, théâtre d’une récente tuerie de trente journalistes.
Pourtant, les tabous demeurent encore trop présents et, depuis quelques années, l'Indonésie parvient à faire bien mieux que la Thaïlande.
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