Comment affrontez-vous cette crise politique ? Catastrophe économique ou dégâts limités ?
Nous avons réussi à maintenir une situation acceptable au Centara situé à Central World ainsi que dans le "Bangkok Convention Centre" jusqu'au 12 mai. Mais après cette date, nous avons décidé de suspendre les opérations pour assurer la sécurité de nos clients et employés. C’était notre priorité. Il n'y a pas eu de dégâts physiques à ce jour, et c’est tant mieux ! Mais l'impact sur nos résultats est important. Nous avons perdu 20 % de notre chiffre d'affaire au mois de mars, 80 % au mois d'avril, et pratiquement 95 % au cours du mois de mai en raison de la montée en puissance des affrontements a Bangkok et de l'occupation de Rajaprasong. Les dégâts sont donc sévères.
Pensez-vous que ces frictions politiques laisseront des traces à long terme ?
Je pense que la situation va s'améliorer. Mais il faudra un effort important, étalé sur plusieurs mois, pour réinstaurer un climat de confiance, et parvenir à rassurer touristes, mais aussi les hommes d'affaires et autres conférenciers. Je ne crois pas qu’une relance soit possible avant la fin de l’année, même si le Pays retrouve une certaine stabilité.
Que faire pour inverser la tendance et relancer le marché ?
Il faut absolument que les Autorités Thaïlandaises et les professionnels du tourisme travaillent main dans la main pour relancer une campagne de communication efficace. Les associations de la profession soutiendront toutes les activités visant à redorer l’image du pays.. Je pense que celà induiara forcément la réogarnisation de l’offre. Nous devrons la repenser pour repartir sur des bases solides, et donc inscrire notre stratégie de façon pérenne. Cela passera notament par une intensification des ofres promotionnelles à prix cassés. C’est l’un des seuls moyen de se sortir de cette crise de façon durable. Mais il faudra indégniablement s'adapter pour profiter au mieux du futur retour au calme, et donc espérer une reprise des affaires. Car sans ça, l’attractivité du pays ne retrouvera jamais son niveau d’origine.
Propos recueillis par OLIVIA CORRE
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