Olivia Corre | Gavroche | 08/03/2011
Portrait  

Philippe LEBOUHRIS

General Manager du Novotel Bangkok Siam Square. Il revient pour nous sur l’influence des conflits politiques sur l’industrie touristique.
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> Qu’avez-vous mis en place pour sortir de la crise ?
Sortir d’une crise, quelle qu’elle soit, ne se fait pas en un jour. Comme 60% de notre clientèle est issue du tourisme, nous nous devions de réagir pour maintenir la place et l’image de l’hôtel. Pour cela, nous avons choisi de rénover l’ensemble des chambres et de créer un nouvel espace de détente à l’atmosphère Lounge, pour permettre au Novotel Siam Square d’augmenter ses prestations de service et d’accueil clientèle. La Tourism Authority of Thailand nous a aussi beaucoup épaulés dans cette tâche en organisant des expositions et voyages promotionnels en Asie à destination des professionnels du tourisme. Nous misons également sur la performance de notre site internet, sur lequel se sont multipliées les promotions, ainsi que sur notre carte de fidélité A/Club. Le groupe essaie aussi de développer un tourisme responsable, notamment via le label écologique Earthcheck, que tous les Novotel détiennent désormais.

> Que présager pour l’avenir ?
L’année 2011 est une année charnière. Le royaume va devoir relever le défi de la stabilité politique, ce qui n’est pas chose facile. Mais je suis plutôt optimiste. Depuis janvier, les touristes réinvestissent Bangkok en nombre. Je crois que le potentiel hospitalité et qualité des infrastructures du pays a eu raison de leurs craintes. Il y a ici une facilité de chaque instant qui maintient l’attractivité de la Thaïlande sur le marché mondial des destinations touristiques. Et, même si le taux du baht n’est pas des plus avantageux en ce moment, le pays apparaît toujours comme un lieu de vacances bon marché. Je pense que son principal atout réside dans son excellent rapport qualité-prix du service et la qualité de l’hospitalité thaïlandaise.

> Comment éviter l’essoufflement du secteur touristique ?
Je ne crois pas en un essoufflement prochain. Je pense même que nous allons assister à une progression du nombre de voyageurs dans les cinq ans à venir, notamment grâce à la population chinoise de classe moyenne à haute. Car c’est bien cette clientèle-là que le pays doit désormais parvenir à séduire. Le royaume est déjà très performant sur de nombreux marchés comme Singapour, l’Australie, la Malaisie et l’Inde. Je crois que la communication doit donc s’intensifier à l’intention des autres pays asiatiques voisins. Si Paris parvient toujours à augmenter chaque année son nombre de visiteurs, pourquoi Bangkok n’y arriverait-elle pas ?

Propos recueillis par OLIVIA CORRE

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