Quelles sont les grandes lignes de la stratégie de développement de la chaîne Ibis en Thaïlande ?
Ibis a pour but de conforter sa position dominante dans la catégorie des hôtels 3 étoiles, avec une présence déjà sur quatre destinations - Phuket, Pattaya, Bangkok et Samui -, et bientôt cinq avec Hua Hin. Notre axe majeur de développement se situe toutefois à Bangkok, où nous estimons que le potentiel des 3 étoiles demeure toujours élevé. Nous nous tournons principalement vers la clientèle thaïlandaise, source cible pour parvenir à développer notre marché domestique. Mais l'Asie en général, et en particulier la Chine, l'Inde, le Viêt-nam ou encore l’Indonésie présentent un grand potentiel de développement pour notre enseigne.
Certains professionnels du secteur parlent d'une saturation de l'offffre hôtelière dans le royaume. Qu'en pensez-vous ?
Il est vrai que le nombre d’hôtels ne cesse d’augmenter. Mais si la situation politique reste stable, le nombre de touristes en Thaïlande devrait aussi augmenter, et donc offrir de nouvelles opportunités. Le marché des 3 étoiles est par ailleurs en plein développement. C'est pourquoi il est devenu l’intérêt prioritaire de nombreuses chaînes hôtelières. Je crois que pour permettre au secteur de repartir, il faut davantage miser sur la notion de confort à petits prix. Un service haut de gamme à des prix attractifs combinant qualité des prestations et authenticité.
Quels sont les pays asiatiques les plus porteurs en termes de possibilités d'investissements futurs ?
L’Asie est la partie du monde qui bouge et se développe le plus, et à vitesse grand V. Il est donc important de ne pas rater le coche pour parvenir à s'imposer sur ce marché. L’inde et la Chine sont bien entendu les pays les plus porteurs du moment, où tout le monde essaie de tirer son épingle du jeu. Leur développement économique et leur démographie impressionnante font de ces deux pays les géants du tourisme dans le futur, puisque leurs potentiels n’ont pas encore été trop éraés par les investisseurs. Mais le challenge n'est pas pour autant facile. Beaucoup de chaînes locales sont déjà bien installées, et chaque pays possède une culture particulière à laquelle il n'est pas toujours facile de s'adapter. C'est d’ailleurs pourquoi la majorité des groupes hôteliers décide de s’attaquer à ces marchés par le biais de joint-venture ou de partenaires locaux pour s'assurer de répondre aux attentes du marché.
Propos recueillis par
OLIVIA CORRE













