Quelle place occupe le vin en Thaïlande aujourd’hui ?
Sa consommation reste marginale par rapport à la bière et au whisky, même si le vin a connu un essor ces vingt dernières années grâce au changement des modes de consommation des Thaïlandais et au nombre croissant d’expatriés.
Le vin représente désormais environ 5% des ventes d’alcool. Et malgré une concurrence agressive des vins du nouveau monde, la France garde sa place de leader en valeur, devant l’Australie et l’Italie. Mais il faut bien admettre que les vins australiens, argentins, chiliens ou encore sud-africains ont gagné des parts de marché en Asie, grâce à un marketing produit efficace et des prix très attractifs.
Sur quoi misez-vous pour imposer le vin sur les tables thaïlandaises ?
La qualité tout simplement. Nous avons comme principaux fournisseurs le groupe Castel, numéro un des ventes en France, et la société M. Chapoutier, pionnier de la biodynamique.
L’objectif est d’apporter une alternative à l’offre actuellement sur le marché en mettant l’accent sur les vins français, dans le souci permanent de garantir le meilleur rapport qualité-prix. Contrairement à la majorité des vins du nouveau monde, la France, grâce à ses spécificités régionales et ses vins de terroir, offre les meilleures possibilités de combinaison avec la cuisine thaïlandaise.
Que faudrait-il pour que le vin puisse réellement prendre son essor ?
Il est relativement facile d’importer du vin en Thaïlande, toutefois nous sommes soumis à des taxes parmi les plus élevées du monde, avec un taux de 406% ad valorem. Un système de taxe fixe au col permettrait sans doute une hausse globale de la qualité des vins importés et donc logiquement une meilleure consommation.
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