GAVROCHE HEBDO – ÉDITORIAL : Et si les Thaïlandais abandonnaient leurs voitures ?
Oui, nous le savons bien à Gavroche : cette question est incongrue. Imaginer que les pays émergents d’Asie du Sud-Est, à commencer par la Thaïlande, délaisseront le « tout-voiture » pour d’autres formes de transport est illusoire. Enfin, pas tant que ça ! L’exemple chinois montre que la décarbonation des transports fonctionne à grande échelle et que les transports en commun constituent une alternative crédible, dans les mégapoles asiatiques, aux embouteillages infernaux de Jakarta, Manille ou Bangkok.
Alors, pourquoi ne pas profiter de la crise énergétique engendrée par la guerre américano-israélienne contre l’Iran, avec la fermeture du détroit d’Ormuz à la clé, pour commencer à changer de discours et de mode de vie ? Imaginez Bangkok sans sa cohorte de voitures et de pots d’échappement ! Imaginez des zones piétonnières dans toutes les capitales de la région, protégées par de grands auvents pour se prémunir contre l’étouffante chaleur tropicale ! Il faudrait aussi, bien sûr, songer à un moyen de diminuer la dépendance régionale à la climatisation. Peine perdue ? Sans doute. Mais notre rôle n’est-il pas de poser les questions et d’essayer d’obtenir des réponses ?
Oui, et si les Thaïlandais abandonnaient leurs voitures ? Ils pourraient enfourcher leurs vélos, comme le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, au soir du second tour. Le chaos iranien et les doutes sur la réouverture prochaine du détroit pétrolier et gazier le plus fréquenté au monde ne doivent pas nous désespérer. Au contraire : pensons aux solutions. Maintenant !
























































