
Les autorités indonésiennes ont lancé une série de mesures d’urgence pour stabiliser la Bourse de Jakarta, après une chute brutale de près de 9 % en deux séances de l’indice composite JCI, la plus forte correction depuis la crise du Covid-19.
À l’origine de cette débâcle, la décision de MSCI de suspendre l’intégration de nouvelles actions indonésiennes dans ses indices, en raison de préoccupations liées à la gouvernance des entreprises et à des soupçons de manipulation des cours. Cette annonce a ravivé la crainte d’un déclassement de l’Indonésie au statut de “Frontier Market”, une perspective qui a déclenché une fuite accélérée des capitaux étrangers.
Face à la nervosité des investisseurs, le gouvernement et les autorités de régulation ont décidé d’accélérer une série de réformes structurelles. Parmi les priorités figure le relèvement du seuil minimum de flottant — la part des actions réellement disponibles à l’achat sur le marché — à 15 %, afin de réduire les risques de manipulation et d’améliorer la liquidité. Les autorités entendent également renforcer la transparence du marché et la surveillance des transactions.
Ces ajustements devraient être mis en œuvre d’ici mars, dans l’espoir de rassurer MSCI et les investisseurs internationaux, et d’éviter une dégradation qui pourrait priver l’Indonésie de milliards de dollars de flux financiers.
La crise actuelle met en lumière la fragilité d’un marché encore très dépendant de la confiance des investisseurs étrangers, dans un contexte régional où la concurrence pour les capitaux est de plus en plus vive.
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