
Face aux tensions au Moyen-Orient et aux risques pesant sur l’approvisionnement énergétique, le gouvernement thaïlandais envisage d’importer du pétrole brut russe afin de sécuriser ses réserves.
Le vice-Premier ministre Phiphat Ratchakitprakarn a indiqué que la priorité était de garantir des approvisionnements suffisants si les perturbations sur les marchés mondiaux se prolongeaient. La Thaïlande a déjà porté ses réserves stratégiques de 92 à 98 jours.
Aujourd’hui, près de la moitié du pétrole brut importé par le royaume provient du golfe Persique et transite par le détroit d’Ormuz, zone particulièrement sensible. Bangkok cherche donc à diversifier ses sources d’approvisionnement, notamment en profitant de la décision de États-Unis de suspendre temporairement certaines sanctions visant le pétrole russe.
Selon Sarawut Kaewtathip, directeur général du département des activités énergétiques, les premières analyses montrent que les raffineries thaïlandaises pourraient traiter le brut russe, dont le prix serait indexé sur le Brent.
Parallèlement, le gouvernement réexamine la politique de prix des carburants alors que le gel du prix du diesel arrive à expiration. La subvention destinée à maintenir le litre sous les 30 bahts coûte plus d’un milliard de bahts par jour au Fonds pour les carburants.
Les autorités étudient également une hausse du mélange de biodiesel, actuellement B7, vers B10 voire B20, afin de réduire la dépendance au pétrole importé.
De leur côté, les raffineurs ont tenté de calmer les inquiétudes liées à la hausse des marges de raffinage, passées d’environ 2 à 6 bahts par litre. Selon eux, cet indicateur reflète surtout l’écart entre le prix du brut et celui des produits raffinés sur les marchés internationaux, sans correspondre à un bénéfice net, compte tenu de la hausse des coûts de transport, d’assurance et d’exploitation.
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