GAVROCHE HEBDO – ÉDITORIAL : Thai Airways dit merci à Trump !
Vous avez vu les tarifs ? Plus qu’une envolée, une explosion. Il suffit de lire les messages désespérés des touristes français bloqués en Asie du Sud-Est, et en particulier en Thaïlande, pour comprendre l’impact du conflit en Iran sur le transport aérien. Emirates, Ethiad, Qatar Airways, etc. ? Attention, danger. Tous ceux qui avaient des places réservées sur ces vols au départ de Bangkok, à partir du 28 février, se sont retrouvés soit privés de leur retour, soit contraints d’attendre.
Et même si les vols entre le Moyen-Orient et Bangkok sont pleins (exil provisoire des résidents de ces Émirats oblige…), la confiance dans les « hubs » du Moyen-Orient risque d’être ébranlée pour un bon moment, surtout si la guerre se poursuit et que le détroit d’Ormuz demeure bloqué.
À l’inverse, d’autres compagnies aériennes se frottent les mains. Thai Airways en premier lieu. Quelle meilleure proposition trouver sur le marché ? Une compagnie réputée, qui ne vole pas au-dessus de la zone de guerre et qui peut survoler la Russie… Pas étonnant que les tarifs de TG aient pris l’ascenseur.
Et maintenant, attendons de voir, mais il paraît évident que Thai va continuer de profiter de la crise. Une belle opportunité, pour cette compagnie surendettée, mise à terre par des années de très mauvaise gestion, de se refaire une santé. On connaît l’adage selon lequel « la guerre profite toujours à quelqu’un ». Dans le ciel de l’Asie du Sud-Est, la compagnie « douce comme la soie » fait partie de ces profiteurs et peut dire merci à Donald Trump, comme à Benjamin Netanyahu.





































































