
Une violente explosion a fait au moins 55 morts et plusieurs dizaines de blessés dimanche 31 mai dans le village de Kaung Tat, dans le district de Namkham, au nord de l’État Shan, près de la frontière chinoise.
Selon plusieurs sources locales, le bilan provisoire s’élève à 55 victimes, tandis que d’importants dégâts matériels ont été signalés dans cette localité située dans une zone contrôlée par la Ta’ang National Liberation Army (TNLA).
Des images diffusées après le drame montrent un immense cratère entouré de bâtiments détruits, d’arbres déracinés et de débris encore fumants. Un important panache de fumée était visible à plusieurs kilomètres à la ronde peu après l’explosion.
Des explosifs miniers en cause
Dans un communiqué, la TNLA a attribué l’explosion à des explosifs utilisés dans les activités minières et les carrières de la région. Le groupe armé affirme que l’accident s’est produit aux alentours de midi, heure locale.
À ce stade, la TNLA n’a fourni aucun détail supplémentaire sur les circonstances exactes de l’explosion ni sur les éventuelles responsabilités.
Une région stratégique et instable
Le drame s’est produit dans une partie de l’État Shan qui échappe largement au contrôle du régime militaire depuis plusieurs années. La TNLA fait partie des mouvements armés ethniques qui administrent certaines zones du nord de la Birmanie.
Depuis le coup d’État militaire de février 2021, les affrontements se sont intensifiés dans plusieurs régions du pays, notamment dans les États Shan et Kachin, ainsi que dans les zones frontalières avec la Chine et la Thaïlande.
L’économie minière sous les projecteurs
Cette catastrophe met également en lumière le rôle central de l’exploitation minière dans les territoires contrôlés par les groupes armés. Dans de nombreuses régions de Birmanie, l’extraction de minerais et de ressources naturelles constitue une source essentielle de revenus pour les acteurs locaux.
Les observateurs soulignent régulièrement que les normes de sécurité appliquées sur certains sites demeurent limitées, augmentant les risques d’accidents industriels. Les circonstances exactes du drame restent à établir.
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