London Escorts sunderland escorts
Home Asie BIRMANIE EXPRESS – ACTUALITÉS : Que retenir de l’actualité birmane du 13 au 19 juillet 2026 ?

BIRMANIE EXPRESS – ACTUALITÉS : Que retenir de l’actualité birmane du 13 au 19 juillet 2026 ?

Date de publication : 21/07/2026
0

 

Gavroche a sélectionné pour vous quelques nouvelles marquantes en Birmanie durant cette semaine écoulée. Un aperçu indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à ce pays d’Asie du Sud-Est.

 

Politique, Diplomatie

 

L’ONU a alerté le 16 juillet sur la disparition probable de plus de 500 personnes dans le naufrage de deux bateaux au large de la Birmanie depuis fin juin. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les embarcations transportaient principalement des Rohingyas partis de l’État de Rakhine, certains venant des camps de Cox’s Bazar au Bangladesh. Ces drames, liés aux conditions dangereuses de traversée et à la crise humanitaire persistante, illustrent la situation désespérée qui pousse de nombreux Rohingyas vers les réseaux de passeurs.

 

Les forces d’opposition et plusieurs observateurs ont exprimé leur déception après la réunion informelle organisée à Bangkok entre les ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN et le représentant de la Birmanie. Malgré le rappel du Consensus en cinq points (5PC), le ministre Tin Maung Swe a rejeté ce plan, estimant qu’il ne correspondait pas aux « réalités politiques » du pays et revendiquant la légitimité d’un gouvernement « démocratiquement élu ». L’organisation Justice for Myanmar a dénoncé cette rencontre, considérant qu’elle risque de renforcer la légitimité internationale de la junte malgré les crimes commis depuis le coup d’État.

 

La Birmanie a rejoint le 16 juillet près de 30 pays en signant l’accord créant l’Organisation mondiale de coopération en intelligence artificielle (WAICO), une nouvelle instance intergouvernementale soutenue par la Chine. Le ministre des Transports Mya Tun Oo a représenté le régime à Shanghai, à la veille de la Conférence mondiale sur l’IA. Officiellement destinée à promouvoir la coopération internationale dans ce domaine, cette adhésion pourrait aussi renforcer le recours de la junte aux technologies chinoises de surveillance.

 

La Thaïlande espère que l’envoyée spéciale de l’ASEAN, la ministre philippine des Affaires étrangères Maria Theresa Lazaro, pourra rencontrer Daw Aung San Suu Kyi lors de sa prochaine visite en Birmanie. Bangkok estime que cette rencontre pourrait contribuer à relancer le dialogue sur la crise politique. Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Sihasak Phuangketkeow a également confirmé la prochaine visite de Min Aung Hlaing en Thaïlande. Bangkok espère ainsi préserver un canal de dialogue avec Naypyidaw malgré l’impasse politique.

 

Économie

 

Les exportations d’électricité chinoises vers l’ASEAN ont progressé de 42,9 % au premier semestre 2026, avec une forte hausse des importations birmanes. Entre janvier et mai, les achats d’électricité chinoise par la Birmanie ont presque doublé, passant de 24,8 à 48,9 millions de dollars, en raison des pénuries de carburant et des coupures chroniques. Cette dépendance s’inscrit dans le cadre du Corridor économique Chine-Birmanie (CMEC), Pékin renforçant son soutien aux infrastructures énergétiques et de transport.

 

Le régime militaire birman tente d’accroître le contrôle sur les revenus des travailleurs expatriés afin de compenser le manque de devises étrangères. Les autorités exigent désormais que 25 % des salaires soient transférés officiellement via les banques au taux imposé de 1 200 kyats pour un dollar, très inférieur au marché. Des migrants, notamment en Thaïlande et au Japon, dénoncent une mesure qui pourrait réduire leurs revenus et financer indirectement la répression militaire.

 

Min Aung Hlaing a inauguré le 19 juillet l’aéroport rénové d’Anisakhan, près de Pyin Oo Lwin, destiné à soutenir le développement de Yadanabon Cyber City, un projet présenté par le régime comme la future « Silicon Valley » du Myanmar. Piloté notamment par son fils Aung Pyae Sone, ce pôle technologique doit attirer des investisseurs autour de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies.

 

Société

 

Trois intellectuels proches du régime militaire birman sont décédés en quelques semaines, marquant la disparition d’une génération ayant soutenu les différentes dictatures militaires du pays. L’écrivaine Ma Tin Win, le propagandiste Tekkatho Myat Thu et l’astrologue-moine Dr Pe Nyan avaient chacun joué un rôle dans la promotion idéologique ou symbolique du pouvoir militaire. Leur disparition illustre le déclin progressif d’un cercle d’influence longtemps associé aux régimes successifs.

 

Répression / Conflit

 

Le régime militaire a annoncé le 16 juillet avoir repris le contrôle de la ville de Thantlang, dans l’État Chin, à l’issue d’une offensive menée du 12 au 15 juillet. L’armée affirme avoir sécurisé plusieurs bâtiments publics et rouvert les voies d’approvisionnement, mais les forces rebelles contestent cette version et décrivent une ville dévastée, abandonnée par ses habitants après plusieurs années de combats. Les déplacés refusent toujours d’y retourner, estimant les conditions de sécurité insuffisantes.

 

Les forces du régime militaire birman ont intensifié leurs opérations dans le canton de Yebyu, dans la région de Tanintharyi, afin de sécuriser la zone du projet de Zone économique spéciale (SEZ) de Dawei, soutenu par la Russie. Plus de 500 soldats ont avancé dans la région, provoquant le déplacement d’habitants de plusieurs villages, avec des accusations de pillages et d’incendies de maisons. Lancé en 2008 avec la Thaïlande, ce projet de grand port en eau profonde et de complexe industriel avait été longtemps bloqué avant de reprendre grâce aux investissements russes depuis 2025.

 

La famille de Min Aung Hlaing aurait tenté de blanchir 800 kg d’or, d’une valeur estimée à 48 millions de dollars, via la Thaïlande, le Laos et Hong Kong après le coup d’État de 2021, selon une enquête de Justice for Myanmar. L’opération, coordonnée par sa fille Khin Thiri Thet Mon, aurait impliqué plusieurs intermédiaires proches du régime. L’organisation accuse la junte d’avoir mis en place un réseau de criminalité financière destiné à contourner les sanctions internationales et à financer l’effort de guerre. Alors que le conflit se poursuit, les enquêtes sur le patrimoine de la famille du chef de la junte continuent de s’accumuler.

 

Rejoignez les plus de 13 000 lecteurs qui reçoivent chaque semaine Gavroche Hebdo. Pour ne rien manquer de l’actualité de la Thaïlande et de l’Asie du Sud-Est, inscrivez-vous en cliquant ici

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus