
La guerre civile birmane déborde une nouvelle fois sur le territoire thaïlandais. Après des tirs ayant blessé une habitante de Mae Sot, Bangkok a décidé de restreindre temporairement les échanges commerciaux à la frontière. Une mesure qui traduit l’inquiétude croissante des autorités thaïlandaises.
Vendredi 30 octobre, l’armée thaïlandaise a annoncé la suspension, pendant sept jours, de certaines autorisations permettant le transport de marchandises entre la Thaïlande et la Birmanie.
La mesure concerne des points de passage situés au sud du premier pont de l’Amitié thaïlando-birmane, près de Mae Sot, ainsi que dans le district voisin de Phop Phra. Les postes-frontières officiels restent ouverts.
Selon le communiqué de la force Naresuan, chargée de la sécurité dans cette région, l’objectif est d’empêcher que des marchandises transitant par ces passages puissent alimenter les groupes engagés dans les combats de l’autre côté de la frontière.
Cette décision intervient après plusieurs jours d’affrontements près de Myawaddy, en Birmanie. Jeudi 29 octobre, des projectiles ont atteint des habitations en Thaïlande, blessant une femme.
La restriction doit rester en vigueur jusqu’au 5 novembre. Pour Mae Sot, important carrefour commercial entre les deux pays, elle illustre les conséquences de plus en plus directes du conflit birman sur la Thaïlande.
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