
Nous reproduisons ici un article de la chaine australienne ABC News
Quelques nations asiatiques ont accepté de rejoindre le Board of Peace du président américain Donald Trump.
Des pays comme l’Indonésie et le Vietnam ont exprimé leur soutien, non pas parce qu’ils s’attendent à ce que le conseil transforme la situation à Gaza, mais parce que cela pourrait offrir un accès au commerce avec les États-Unis.
Quels pays asiatiques ont rejoint ? Mongolie, Vietnam, Cambodge, Ouzbékistan, Indonésie, Pakistan et Kazakhstan font partie des 25 pays qui ont accepté de rejoindre le conseil jusqu’à présent.
Qu’attendent les pays asiatiques ? Des analystes disent que l’Indonésie souhaite améliorer sa position internationale. Adrianus Harsawaskita, expert en politique étrangère à l’université catholique Parahyangan en Indonésie, a déclaré que l’Indonésie « avait besoin d’une organisation qui puisse la projeter sur le plan international… et, que cela nous plaise ou non, le Board of Peace s’inscrit dans cette catégorie, même de manière négative. »
Harsawaskita a également indiqué que l’adhésion de l’Indonésie servait surtout les intérêts commerciaux américains dans le pays, qui selon lui est désormais « trop proche de Pékin dans le contexte des investissements ».
Vahd Nabyl, porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, a déclaré que « la participation de l’Indonésie au Board of Peace n’est pas une simple formalité » et que cela « reflète son soutien à la Palestine et son engagement à un processus de paix juste et durable basé sur la solution à deux États ».
Le président indonésien, Prabowo Subianto, a progressivement adopté une approche plus favorable aux États-Unis. Il a exprimé sa volonté de contribuer des troupes à une éventuelle mission de stabilisation et d’accepter des évacuations médicales.
Concernant les Rohingyas, plus de 1 000 réfugiés ont fui un camp au Bangladesh pour arriver en Indonésie, illustrant les défis humanitaires régionaux.
Pour le Vietnam, la décision de rejoindre le conseil est principalement motivée par le commerce et l’exposition aux tarifs américains. L’annonce officielle de Hanoï a présenté le mouvement comme un renforcement de la coopération avec les États-Unis. Le Vietnam doit équilibrer ses relations avec les États-Unis et la Chine, le marché américain étant son principal marché d’exportation.
Le Cambodge, fortement dépendant des exportations de vêtements vers les États-Unis et déjà confronté à des restrictions de visas, reste prudent pour ne pas provoquer Washington.
En Asie, cette participation reflète un pragmatisme général : beaucoup de pays cherchent à maintenir de bonnes relations bilatérales avec les États-Unis plutôt qu’à poursuivre des principes abstraits.
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