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ASIE – ÉCONOMIE : Ce qui fait vraiment bouger la volatilité des monnaies émergentes

Date de publication : 31/01/2026
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Thai bahts

 

Une analyse récente de la cellule GEM Fixed Income & FX Strategy met en lumière les véritables moteurs de la volatilité des devises asiatiques émergentes. Contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont ni la géopolitique ni les tensions commerciales qui expliquent l’essentiel des fluctuations, mais avant tout les différentiels de taux d’intérêt et la volatilité des marchés financiers mondiaux.

 

Quatre facteurs clés

 

Les stratégistes ont modélisé la volatilité implicite à trois mois des devises asiatiques (hors Japon) à partir de quatre variables macroéconomiques :

 

  • le VIX, qui mesure la volatilité des marchés actions mondiaux,
  • le MOVE, indicateur de la volatilité des taux d’intérêt américains,
  • l’incertitude sur la politique commerciale (Trade Policy Uncertainty – TPU),
  • et les différentiels de taux à deux ans entre les pays.

 

Ces facteurs permettent d’expliquer entre 60 % et 73 % de la volatilité des monnaies de l’Indonésie (IDR), de l’Inde (INR) et de la Thaïlande (THB). Dans ces trois pays, ce sont clairement les écarts de rendement obligataire qui dominent, ce qui explique pourquoi leurs devises ont mené la hausse de la volatilité en Asie depuis le début de l’année.

 

Des régimes de change plus encadrés

 

Pour la Corée du Sud (KRW), la Malaisie (MYR), les Philippines (PHP) et Taïwan (TWD), les facteurs expliquent moins bien les variations (30 à 47 %), ce qui reflète des régimes de change plus encadrés. Le won coréen et le dollar taïwanais réagissent surtout à la volatilité des taux d’intérêt mondiaux, tandis que le ringgit malaisien reste principalement sensible aux différentiels de taux.

 

À Singapour et à Hong Kong, où les autorités monétaires contrôlent étroitement leurs monnaies, le modèle explique encore moins la volatilité (20 à 28 %). Dans ces cas, ce sont surtout les flux de capitaux internationaux, liés au VIX et au MOVE, qui dominent.

 

Le commerce mondial joue un rôle limité

 

L’incertitude sur la politique commerciale mondiale a un impact relativement modeste. Elle tend à augmenter légèrement la volatilité du dollar de Singapour et du dollar taïwanais, mais elle réduit celle du yuan offshore (CNH), Pékin maintenant une forte stabilité du taux de change.

 

Trois scénarios pour les prochains mois

 

Avec des volatilités implicites à trois mois historiquement basses, plusieurs scénarios pourraient rapidement changer la donne :

 

  • Une correction boursière mondiale ferait grimper la volatilité surtout en Indonésie et en Corée du Sud, via le VIX, tandis que les Philippines et la Thaïlande réagiraient davantage aux tensions sur les taux.
  • Un retour des tensions commerciales mondiales pénaliserait surtout Taïwan et Singapour, bien plus que la Chine.
  • Enfin, en Thaïlande, si les élections du 8 février se déroulent sans incident, la prime de risque politique intégrée dans le baht devrait se dissiper.

 

Dans l’ensemble, cette étude rappelle que, pour l’Asie émergente, les marchés de change restent avant tout gouvernés par la politique monétaire mondiale et les flux financiers, bien plus que par les déclarations politiques ou commerciales.

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