GAVROCHE HEBDO – ÉDITORIAL : Hun Manet, un Premier ministre compliqué à manier pour la France
Peut-on faire confiance à Hun Manet ? Sur le papier, la réponse est oui, et c’est pour cette raison que le président Emmanuel Macron a convié le Premier ministre cambodgien à se rendre cette semaine à Lyon, pour le « One Health Summit ».
Les deux hommes, il est vrai, se connaissent et s’apprécient. Le chef de l’État français a aussi besoin de s’assurer que le Cambodge est bien préparé à recevoir, en octobre à Phnom Penh, le sommet de la Francophonie. Il est d’ailleurs probable que, lors de leur rencontre bilatérale, les deux dirigeants évoquent la succession de l’actuelle secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo. Un proche de Macron se profile en effet pour lui succéder : l’ancien Premier ministre roumain Dacian Cioloș, ancien eurodéputé du parti macroniste.
On sait aussi que l’actuel gouvernement cambodgien compte sur la France et ses atouts pour l’aider à dénouer son différend frontalier avec la Thaïlande. Mais, pour Paris, le brouillard doit se lever sur l’état des relations entre l’élite cambodgienne et les gangs criminels chinois qui opéraient, voici peu, des centres de cybercriminalité basés au Cambodge.
Hun Manet est attendu en France comme un chef de gouvernement désireux de sortir son pays du piège de la cybercorruption à grande échelle. Vrai ? Faux ? Aussi séduisant soit-il, ce Premier ministre n’est pas facile à manier pour la République, désireuse aussi de conserver de bonnes relations avec la Thaïlande voisine.

























































































