
La Cour suprême thaïlandaise a rejeté, le 11 avril, une nouvelle demande de libération sous caution de l’avocat militant Arnon Nampha dans ses neuf affaires de lèse-majesté.
Elle confirme ainsi la décision de la cour d’appel, invoquant la gravité des charges, les circonstances des dossiers et un risque de fuite.
Arnon Nampha est détenu depuis plus de deux ans et demi, alors que ses affaires restent en appel et qu’aucune n’a encore fait l’objet d’un jugement définitif, selon Thai Lawyers for Human Rights.
Depuis 2015, il a été poursuivi dans 38 affaires politiques, dont 14 pour lèse-majesté. Ses prises de position publiques et son engagement en faveur de réformes institutionnelles sont au cœur de ces poursuites. Ses peines cumulées dans les affaires non définitives dépassent 31 ans de prison.
Des organisations de défense des droits humains s’inquiètent de la durée de sa détention et des refus répétés de libération sous caution, rappelant les principes de présomption d’innocence et de droit à une libération provisoire.
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