
Le gouvernement thaïlandais a annoncé la suspension immédiate des exportations de pétrole et l’activation d’un centre de surveillance d’urgence énergétique après la fermeture du détroit d’Hormuz par l’Iran, invoquant les risques de perturbation des approvisionnements et la hausse possible des prix mondiaux du brut.
Le ministre de l’Énergie, Attaphol Rerkpiboon, a précisé que toutes les agences concernées suivent la situation de près, évaluent les impacts sur les réserves et les prix, et préparent des mesures de contingence à court et long terme. Le gouvernement se dit également prêt à mobiliser le Oil Fuel Fund pour subventionner les prix domestiques en cas de flambée sur les marchés internationaux.
Au 1er mars, la Thaïlande dispose de 4,877 milliards de litres de pétrole en stock, couvrant 38 jours de consommation, ainsi que 1,666 milliard de litres transitant déjà via Hormuz et 1,117 milliard de litres d’autres sources en cours d’acheminement. Au total, les réserves atteignent 7,66 milliards de litres, soit l’équivalent d’environ 60 jours d’utilisation. Des inspections récentes des installations nationales ont confirmé que les niveaux sont conformes aux exigences réglementaires.
Les autorités soulignent que ces tensions n’ont pas encore affecté l’approvisionnement domestique ni les prix à la pompe. Toutefois, la Thaïlande reste structurellement vulnérable, avec environ 85 % de sa consommation importée, dont un tiers transite par le détroit d’Hormuz.
Sur les marchés internationaux, le Brent évolue autour de 73-74 dollars le baril, et le WTI à 66-68 dollars. Les analystes estiment que les cours pourraient atteindre 80-100 dollars en cas de tensions prolongées, voire dépasser 100 dollars si le blocage s’éternise. Le diesel pourrait dépasser 100 dollars le baril, contre environ 92 dollars actuellement. Les prix thaïlandais pourraient être ajustés dès le 4 mars, après le cycle de calcul et les jours fériés.
Le ministère de l’Énergie appelle la population à ne pas céder à la panique et encourage la réduction de la consommation d’énergie afin de limiter les coûts d’importation et d’atténuer les pressions sur les prix si la situation s’aggrave.
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