
Au lendemain des célébrations du Nouvel An, la plage de Pattaya a retrouvé son calme, mais au prix d’un important effort de nettoyage. Les équipes municipales ont travaillé intensément pour rendre le littoral accessible aux promeneurs dès la fin de la matinée, après une nuit marquée par les festivités. Cette mobilisation a ravivé une vive polémique autour du manque de civisme de certains fêtards.
Une mobilisation nocturne des services municipaux
Dès les premières heures de la nuit et jusqu’à la fin de la matinée, les agents de propreté de la ville de Pattaya ont été sur le pont. Leur mission : collecter les tonnes de déchets laissés sur le sable par les milliers de participants venus célébrer le passage à 2026. Grâce à cette mobilisation intensive, le littoral a rapidement retrouvé un aspect accueillant, mais le volume de détritus ramassés soulève de sérieuses questions.

Le ras-le-bol des habitants sur les réseaux sociaux
Sur la toile, l’efficacité des agents municipaux est saluée, mais elle s’accompagne d’une vague d’exaspération. De nombreux habitants dénoncent un manque flagrant de civisme. Pour beaucoup d’internautes, il est inacceptable que certains participants laissent sciemment « le fardeau du nettoyage aux autres ».
« On qualifie souvent Pattaya de ville sale, mais ce n’est pas la réalité quotidienne, c’est le reflet du comportement de certains visiteurs lors de ces rassemblements », s’insurge un résident dans un commentaire largement partagé. La pénibilité du travail des agents, contraints de ramasser des déchets parfois abandonnés à quelques mètres seulement des poubelles, est au cœur des critiques.

Un débat de fond sur l’éducation et la responsabilité
Au-delà de la simple gestion des déchets, le débat s’est déplacé sur le terrain de la conscience citoyenne. Plusieurs messages engagés appellent à une prise de conscience dès le cercle familial. « Le civisme doit être cultivé dès la maison pour qu’il se prolonge dans la société », peut-on lire.
La comparaison avec d’autres pays est récurrente : de nombreux internautes citent l’exemple du Japon, regrettant que l’on admire la discipline étrangère sans chercher à l’appliquer soi-même. L’enjeu est aussi celui de l’image de la Thaïlande à l’international et de la transmission des valeurs de respect de l’espace public aux générations futures.
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