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THAÏLANDE – FRANCE : Et si l’innovation en 2023 était franco-thaïlandaise ?

Journaliste : Rédaction Date de publication : 11/01/2023
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 lancemant année innovation 2023

 

Nous reproduisons un communiqué de l’Ambassade de France.

 

La Thaïlande et la France ont beaucoup en commun. Les deux pays ont une histoire et une culture riches, des paysages magnifiques et une gastronomie mondialement reconnue. Cette représentation « traditionnelle » qui met notoirement en avant le tourisme et l’art culinaire n’est pas infondée. Elle ne rend toutefois justice ni aux nombreuses entreprises françaises qui développent en Thaïlande des solutions innovantes dans de multiples secteurs, ni au potentiel technologique que ce pays souhaite valoriser dans le cadre de sa relance économique.

 

Décidée dans le cadre de la Feuille de route conjointe signée le 22 février 2022 à Paris par les deux ministres des affaires étrangères dans le but de rehausser notre relation bilatérale au niveau d’un partenariat stratégique à l’horizon 2024, l’Année de l’Innovation France-Thaïlande 2023 résulte de cette double ambition qu’elle a vocation à promouvoir. Elle constitue le troisième pilier de la dynamique impulsée depuis deux ans pour approfondir la relation franco-thaïlandaise, le premier étant le nouveau cadre institutionnel instauré par la Feuille de route et le second reposant sur la reprise d’un cycle vertueux de visites officielles amorcé au plus haut niveau par la visite que le président de la République a effectuée à Bangkok du 16 au 18 novembre 2022. Renouveler le narratif accompagnant la relation franco-thaïlandaise en contribuant à une modernisation de la perception que chaque pays à de l’autre, plus en phase avec la réalité économique, technologique, scientifique mais également géopolitique qui sous-tend l’approfondissement de notre partenariat, telle est l’ambition de l’Année de l’Innovation France-Thaïlande.

 

Destinée à renforcer et à dynamiser notre coopération bilatérale, cette initiative s’inscrit dans une démarche résolument volontariste articulée autour de trois objectifs :

 

i) impulser une dynamique d’échanges entre les deux écosystèmes en matière d’innovation ;
ii) mettre en synergie les acteurs susceptibles de contribuer à la construction d’un continuum recherche-entreprise-startup ;
iii) promouvoir l’attractivité de nos deux pays en tant qu’écosystèmes.

 

Le but recherché est d’encourager, de fédérer et de mettre en lumière toutes les initiatives susceptibles d’illustrer la capacité innovatrice de la France, notamment de ses entreprises, mais aussi de la Thaïlande. Quatre grands domaines permettant de décliner l’innovation sous toutes ses formes et dans tous les secteurs ont été identifiés pour organiser des évènements tout au long de l’année, qu’il s’agisse d’évènements grand public ou plus ciblés : l’air et l’espace ; la santé, le bien-être et l’alimentation ; l’économie bio, verte et circulaire ; et les industries créatives. Le concept d’”innovation” est ici pris dans son sens le plus large puisqu’il concerne non seulement les innovations scientifiques et technologiques, mais également toute démarche visant à améliorer et renouveler l’existant afin de mieux répondre aux défis actuels et futurs.

 

A ce titre, même si l’Année de l’Innovation, initiative conjointe de la France et de la Thaïlande est portée par notre feuille de route conjointe et constitue une priorité du plan d’action de l’ambassade de France, elle ne saurait se limiter aux seuls programmes à caractère institutionnel. Tous les acteurs de l’équipe France en Thaïlande sont concernés par cette approche, dont les Alliances françaises, les instituts de recherche, les établissements scolaires, les entreprises, la Chambre de commerce franco-thaïlandaise, les Conseillers du Commerce extérieurs, et la French Tech. Tous ceux qui souhaitent contribuer à cette dynamique collective peuvent retirer auprès de l’ambassade un dossier pour labelliser au titre de l’Année de l’Innovation, tel ou tel évènement ou initiative susceptible de s’inscrire dans cette démarche.

 

Eve Lubin, Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle, (eve.lubin@diplomatie.gouv.fr) et Estelle David, Directrice de Business France, (estelle.david@businessfrance.fr) sont à votre écoute afin d’identifier avec vous les modalités de votre implication éventuelle dans le cadre de la mobilisation générale que nous appelons de nos vœux.

 

Au-delà des nombreux évènements – économiques, culturels, scientifiques, universitaires- qui seront organisés tout au long de l’année 2023 et dont vous trouverez le programme sur le site de l’ambassade, l’Année de l’Innovation vise à amorcer une dynamique vertueuse qui ne saurait se limiter à quelques manifestations ponctuelles. Elle devra permettre de se concentrer sur des priorités structurantes pour nos deux pays, sur la base desquelles il conviendra de consolider et d’amplifier ce qui a déjà été engagé et d’amorcer la mise en place de nouveaux dispositifs axés notamment sur l’approfondissement de la coopération universitaire et scientifique, la création de cercles de l’innovation permettant de générer des partenariats industriels, la signature d’accords de coopération structurants, et la création fin 2023 d’un comité franco-thaïlandais de l’Innovation associant secteurs privés et publics afin d’installer dans la durée la dynamique que nous souhaitons créer.

 

Innovation 2023

 

crédit photo : Ambassade de France

2 Commentaires

  1. Remarques, interrogations et suggestions d'un ex universitaire non ré-employé chez Mckinsey

    Mettre en place de nouveaux dispositifs lit -on : créer une coopération universitaire dans le cadre de partenariats afin d’obtenir, pour les étudiants thaïlandais, des doubles diplômes ou des co-tutelles dans des secteurs comme le droit, la gestion ( au sens large), les langues appliquées ( français /Thaï/ droit ou autre) et si possible dans les domaines scientifiques et technologiques. L’IRD et l’IRASEC sont très peu reliés au système universitaire thaïlandais et ne produisent qu’assez peu de chercheurs locaux ce qui relativise la pertinence de leur recherche (en sciences sociales notamment) surtout quand les langues locales ne sont pas maitrisées par les cherccheurs. Les stagiaires de ces centres de recherche sont, à ma connaissance, presque exclusivement français, pourquoi pas des ressortissants issus de la region asie-pacifique ? Ce genre de projet serait à même de revitaliser et dynamiser une alliance française quelque peu “somnolente”. Ce type de projet suppose des bourses ( significatives) du côté français . En droit par exemple, les doctorats en droit sont effectués dans des universités allemandes -en anglais- avec des bourses nombreuses et substantielles. Combien de doctorats ou masters de droit dans une université française depuis 10 ans ?

  2. Il est constant que la Thaïlande recherche l’appui de la France pour équilibrer l’influence britannique : (traite de 1856, code civil et commercial thaïlandais, 1925). Inversement, la Thaïlande mériterait d’être mieux connue en France. La langue thaïe devrait en particulier, être mieux connue, car elle constitue pour les occidentaux, une excellente gymnastique intellectuelle, au même titre que le latin ou l’allemand.

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