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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, Xavier Niel, une colère si présidentielle

Journaliste : Richard Werly Date de publication : 07/04/2026
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Et si Xavier Niel (58 ans) se lançait dans la course à l’Élysée en 2027? La question a peut-être de quoi surprendre, vu le profil du personnage, à la fois milliardaire du numérique et des télécoms, et gendre de l’un des hommes les plus riches du monde, Bernard Arnault, dont il a épousé la fille Delphine. Niel à la conquête du suffrage universel, ce serait un peu Rockefeller au pays des sans-culottes et des « gilets jaunes ». Le procès de sa fortune et de son ascension, passée par quelques années à profiter du minitel rose (pour les plus jeunes, une sorte de Tinder payant disponible sur l’écran noir et blanc d’une boite en plastique affublée d’un clavier) serait aussitôt instruit sur la place publique. Un régal assuré, pour les partisans de la guillotine anticapitaliste.

 

N’empêche : je ne peux pas m’empêcher de penser que le fondateur de Free, ancien pilier de l’actionnariat du journal « Le Monde » (il a transféré toutes ses actions sauf une à une fondation), est démangé par le virus du pouvoir par le peuple. J’en veux pour preuve sa colère, très politique, lors de son audition, le 2 avril, par la Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public de l’Assemblée nationale. Pas question, pour ce magnat outragé, d’accepter les accusations mensongères du rapporteur Charles Alloncle, ce député de l’Hérault qui pourfend les dérives vraies ou imaginaires de la radio et de la télévision publique. Pas question d’apparaitre comme un profiteur sonnant et trébuchant du système, via la société de production Mediawan dont il est l’un des actionnaires. Xavier Niel, en chemise blanche, sans cravate, a ce jour-là sorti le sabre. Et ses coups ont fait mouche.

 

M’est alors revenue en tête cette affirmation d’un éminent journaliste parisien, vétéran des cercles de pouvoir: « Niel adorerait se retrouver à l’Élysée pour une seule raison : y attendre son beau-père Bernard Arnault sur le perron, en haut des marches. » La revanche familiale et sociale : ce moteur imparable des guerres politiques.

 

Bonne lecture, au nom des millionnaires !

(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)

 

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1 COMMENTAIRE

  1. La question posée par la commission d’enquête portait sur les 40 millions d’euros d’argent public dont aurait bénéficié la radio et la télévision publiques. Comment expliquer que le budget de ce service public ait augmenté de 130 millions d’euros durant le mandat de la présidente-directrice générale actuelle de France Télévisions ?

    La question est simple ! Mais impertinente, indécente, une expression de lèse-majesté ?

    Les personnes convoquées et concernées par la gestion de cet organisme, sommées d’expliquer cette gestion, refusent de répondre ou contestent la nature des questions posées, soit qu’elles ne reposeraient que sur des « fake news » ou sur un « rapporteur intellectuellement déficient » ou politiquement malveillant et mal orienté, une « caricature », soit que les questions manifesteraient une indélicatesse de mauvais aloi. Le refus de répondre est le plus souvent opposé, et la menace de quitter la scène, qualifiée de « cirque », est brandie par le « créateur du Minitel rose ».

    Balivernes que les accusations d’un député de droite, un adversaire politique supposé, alors que l’énumération des faits s’avère interminable : des rémunérations exorbitantes, des budgets téléphoniques astronomiques, des dépenses de taxis permettant de faire le tour de la Terre jour et nuit, des hôtels et chambres de luxe, des indemnités faramineuses de licenciement, de grasses rémunérations versées à des sociétés de production pour le compte de France Télévisions, etc. À cela s’ajouterait la partialité idéologique et politique de la majorité des contenus diffusés. Un déficit certes reconnu, mais non imputé à ce qui est présenté comme une gabegie au bénéfice d’une « caste prédatrice » bureaucratisée, mais plutôt à la suppression de la redevance et à l’inflation.

    Face à ces accusations présentées comme des faits, soit il n’y est pas répondu, soit, comme le « créateur du Minitel rose », la menace de quitter la scène, qualifiée de « cirque », est brandie. Ce dernier, voyant rouge, refuse d’être pris plus longtemps pour un « clown ». La photo publiée montre d’ailleurs un personnage visiblement offusqué par les questions qui lui sont posées et qui, ne pouvant les supporter, menace de « s’en aller ».

    Quant à la présidente, refusant de répondre aux questions posées, elle demande que celles-ci lui soient transmises par écrit ; écrit dont elle ne prendra pas connaissance ni auquel elle ne répondra, ne souhaitant pas répondre aux mêmes questions sur place.

    France Télévisions et sa galaxie seraient au-dessus des lois au nom d’une morale supérieure dont elles se prétendent les dépositaires et les gardiennes : une morale pour les autres, mais pas pour elles, préférant « botter en touche » en accusant les « chaînes Bolloré ».

    Comme notre éditorialiste, nous avons pu prendre connaissance des auditions qui se sont déroulées sur quatre mois, et celles-ci devraient faire l’objet d’un rapport publié.

    Rien n’est moins sûr : une majorité des membres composant la commission pourrait s’y opposer. Dans ce cas, l’intégralité des documents rassemblés devrait être détruite et tout se passerait comme si rien n’avait existé. Des poursuites pénales pourraient même être engagées en cas de publication de ces documents ou même d’évocation de leur contenu. Monsieur Charles Alloncle, rapporteur, ne pourrait même pas espérer rédiger ses mémoires à propos de cette commission et en faire état, pas plus que quiconque.

    La censure, adoptée par un vote majoritaire de la commission, même si elle est légale, ne pourra que jeter le discrédit sur celle-ci et renforcer la perception des faits rapportés. À l’inverse, la publication de ces éléments, en les rendant publics, permettrait au moins de respecter un principe de transparence. Une analyse critique et raisonnée pourrait alors permettre de mesurer l’ampleur et les mécanismes de ce que certains qualifient d’« État profond », ou du moins une dimension de celui-ci.

    Quoi qu’il en soit, les réseaux sociaux n’auront pas manqué de capter ces épisodes et en conserveront la trace dans la mémoire collective.

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