
Le groupe thaïlandais Bangchak Corporation a fermement démenti avoir versé des paiements au gouvernement iranien pour un chargement de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient, récemment livré à sa raffinerie de Sriracha.
Le directeur général, Chaiwat Kovavisarach, a expliqué que la confusion provenait d’une correspondance adressée en mars au ministère thaïlandais des Affaires étrangères, qui avait ensuite donné lieu à des échanges diplomatiques avec l’ambassade d’Iran. Selon lui, le pétrolier a franchi le détroit d’Ormuz sans incident et sans aucun paiement à l’Iran.
Un contexte de tensions dans le détroit d’Ormuz
Cette mise au point intervient alors que plusieurs informations font état de demandes de paiement, voire de « droits de passage », exigés par l’Iran auprès de certains navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
Des sources du secteur évoquent que certains opérateurs auraient accepté de s’acquitter de frais, parfois via des cryptomonnaies. Bangchak insiste toutefois sur le fait qu’elle n’a pris part à aucune pratique de ce type.
Une stratégie de diversification
Dans ce contexte incertain, Bangchak a indiqué réduire sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient, en diversifiant ses approvisionnements vers l’Afrique de l’Ouest et les États-Unis.
Le groupe précise par ailleurs que ses deux raffineries fonctionnent actuellement à plus de 100 % de leur capacité, avec une production combinée d’environ 290 000 barils par jour.
Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici










