
Le président américain Donald Trump a évoqué jeudi 14 mai avec son homologue chinois Xi Jinping la situation dans le détroit d’Ormuz ainsi que le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, alors que les négociations destinées à mettre fin aux hostilités et à rétablir la libre circulation maritime restent dans l’impasse.
Selon la Maison Blanche, Trump et Xi ont eu une « bonne » réunion jeudi et se sont accordés sur le fait que le détroit d’Ormuz « doit rester ouvert afin de soutenir la libre circulation de l’énergie ».
« Le président Xi a également clairement exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit et à toute tentative d’imposer des frais de passage », a indiqué la Maison Blanche.
Dans une interview distincte, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré qu’il pensait que Pékin ferait « tout ce qu’elle peut » pour rouvrir cette voie maritime, estimant que cela était « clairement dans son intérêt ».
Depuis le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran à la fin du mois de février, Téhéran a pratiquement fermé le détroit, provoquant des perturbations dans l’approvisionnement mondial en énergie et une hausse des prix du carburant, les pétroliers ne pouvant plus y circuler.
Lors d’une interview accordée à Fox News jeudi, Trump a affirmé que Xi lui avait assuré que Pékin ne fournirait pas d’équipement militaire à l’Iran. « Quand vous dites “soutien”, ils ne sont pas en guerre contre nous ou quoi que ce soit », a déclaré Trump lorsqu’on lui a demandé s’il avait évoqué le soutien chinois à l’Iran. « Il a dit qu’il ne fournirait pas d’équipement militaire. C’est une déclaration importante », a-t-il ajouté.
Donald Trump a également affirmé que Xi Jinping lui avait indiqué que la Chine souhaitait maintenir le détroit d’Ormuz ouvert, Pékin dépendant fortement des importations de pétrole en provenance de cette région stratégique.
Les autorités chinoises n’ont toutefois pas réagi immédiatement à ces déclarations. Le compte rendu officiel publié par le ministère chinois des Affaires étrangères ne faisait aucune mention ni de l’Iran ni du détroit d’Ormuz.
Selon plusieurs informations, l’Iran aurait néanmoins autorisé certains navires à emprunter cette voie maritime dans le cadre d’accords spécifiques.
Mercredi, un pétrolier chinois a ainsi traversé le détroit, d’après des données maritimes consultées par l’agence Reuters. L’agence iranienne Fars News a également indiqué jeudi qu’un accord permettait à certains navires chinois de circuler dans cette zone hautement stratégique.
Par ailleurs, la chaîne d’État iranienne IRIB a indiqué qu’environ 30 navires avaient traversé le détroit depuis mercredi soir.
Pendant ce temps, les États-Unis ont annoncé jeudi avoir redirigé jusqu’à présent 70 navires et immobilisé quatre autres afin de faire respecter le blocus imposé par Trump sur les navires se rendant vers les ports iraniens ou en provenance de ceux-ci via le détroit d’Ormuz.
« À ce jour, les forces du CENTCOM ont redirigé 70 navires commerciaux et en ont immobilisé quatre afin d’assurer le respect des mesures », a déclaré le Commandement central américain (CENTCOM) sur X.
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