
Les autorités birmanes ont libéré mercredi 16 septembre l’homme d’affaires américain Adam Castillo, après plus de trois mois de détention à la suite d’un différend lié à l’American Chamber of Commerce in Myanmar. Elles l’ont ensuite expulsé et remis à des responsables américains, qui l’ont transféré à Bangkok avant son retour aux États-Unis.
Ancien Marine et ancien président de l’American Chamber of Commerce in Myanmar (AmCham Myanmar), Adam Castillo dirigeait également en Birmanie une entreprise spécialisée dans la sécurité et la gestion des risques. Les autorités birmanes l’ont arrêté le 11 juin à l’aéroport international de Rangoun, à son retour de Malaisie.
Les autorités birmanes ont expliqué avoir décidé de sa libération et de son expulsion en considération des relations entre la Birmanie et les États-Unis. Castillo était au cœur d’un conflit avec l’AmCham Myanmar portant notamment sur un contrat de lobbying d’environ 300 000 dollars conclu avec la société américaine Mercury Public Affairs. Il contestait les accusations formulées contre lui.
L’administration Trump créditée de sa libération
L’organisation américaine Global Reach, qui travaillait avec la famille de Castillo, affirme que des membres de l’administration Trump sont intervenus discrètement pour obtenir sa libération. Sa sœur a publiquement remercié le président Donald Trump et le vice-président JD Vance. Le Département d’État américain n’avait toutefois pas encore précisé publiquement la nature de son intervention au moment des premières annonces.
L’affaire dépasse par ailleurs le seul différend commercial. Adam Castillo avait fondé la branche birmane de Republicans Overseas et rencontré en 2025 des responsables du bureau de JD Vance pour évoquer une éventuelle participation américaine à l’exploitation des terres rares birmanes. Il avait également publié, peu avant son arrestation, un livre consacré à son expérience du coup d’État militaire de 2021.
Cette libération intervient dans un contexte de timide reprise des contacts entre Washington et les autorités birmanes, alors que les États-Unis maintiennent des sanctions contre plusieurs responsables et entreprises liés au pouvoir issu du coup d’État de 2021.
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