
À 81 ans, l’ancien président philippin Rodrigo Duterte voit se lever un obstacle à son procès pour crimes contre l’humanité. La Cour pénale internationale (CPI) vient de le déclarer apte à comparaître devant ses juges, malgré les objections de sa défense.
La Cour pénale internationale a rendu publique, jeudi 8 octobre, une décision estimant que Rodrigo Duterte possède les capacités nécessaires pour participer à son procès, dont l’ouverture est prévue le 30 novembre à La Haye.
Les juges se sont appuyés sur les conclusions unanimes de trois experts médicaux indépendants. Selon eux, l’ancien chef de l’État peut comprendre les accusations, suivre les débats et communiquer avec ses avocats. Sa défense avait invoqué son état de santé pour contester son aptitude à être jugé. La Cour prévoit néanmoins un suivi médical et des aménagements des audiences si nécessaire.
La guerre antidrogue devant les juges
Président des Philippines de 2016 à 2022, Rodrigo Duterte est poursuivi pour crimes contre l’humanité en raison de meurtres présumés commis pendant sa sanglante campagne antidrogue, mais aussi lorsqu’il dirigeait la ville de Davao.
Cette politique sécuritaire a causé la mort de milliers de personnes. Arrêté en mars 2025 et transféré à La Haye, l’ancien président conteste les accusations et reste présumé innocent.
Comme Gavroche le rapportait lors de sa précédente comparution devant la CPI, son état de santé constituait l’un des principaux points de contestation de sa défense.
La décision du 8 octobre ne préjuge pas de sa culpabilité, mais elle écarte, à ce stade, cet obstacle à la poursuite de la procédure.
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