
Il n’est pas dans les habitudes de Gavroche, média francophone enraciné en Thaïlande depuis plus de trente ans, de jouer la corde patriotique tricolore. La France peut être critiquée et ses représentants, institutions et acteurs publics méritent aussi notre vigilance d’usagers. Mais à la rédaction de Gavroche, journal indépendant tombé dans le ruisseau du débat et bien résolu à défendre les intérêts de nos lecteurs, nous savons combien une image nationale dégradée peut peser. Et combien elle peut être injuste. C’est pourquoi il faut défendre, aujourd’hui, l’image de la France.
Défendre l’image de la France, c’est redire que le pays n’est pas en feu, que Paris et les grandes villes, blessées par les émeutes du 17 octobre, ne sont pas à terre.
Défendre l’image de la France, c’est redire le formidable potentiel économique et touristique d’un pays où les visiteurs asiatiques adorent se rendre.
Défendre l’image de la France, c’est redire que le prix d’une démocratie vibrante et forte peut, parfois, être cher payé. La République n’est pas parfaite. Mais elle encaisse les coups et continue de protéger les libertés publiques.
Défendre l’image de la France, c’est enfin admettre que le pays a besoin de réformes, que celles-ci sont douloureuses, que le secteur privé court le risque d’être asphyxié et que la présidence d’Emmanuel Macron, c’est une évidence, finit très mal.
Tout cela, Gavroche l’écrit sans avoir reçu le mandat de le faire. En toute indépendance. Sans soumettre ses articles à quiconque. Sans avoir peur de dire les vérités qui fâchent. Sur la France comme sur la Thaïlande.
Bonne lecture !
Vous avez aimé cet article ?
Recevez gratuitement nos lettres d’information :












