L’Indonésie en chute libre, jusqu’où ?
Nous avons à plusieurs reprises attiré votre attention sur la chute libre de l’économie et de la monnaie indonésiennes. Pourquoi, diront nos lecteurs, bien plus attachés à la Thaïlande et à ses voisins immédiats qu’à l’immense archipel si lointain ? La réponse est simple. L’Indonésie est le pays le plus peuplé d’Asie du Sud-Est. Son interaction avec Singapour est indispensable à la survie, au sens strict, de l’île-État et pôle financier de la région. La question se pose aussi pour la France, qui a parié sur l’actuel président Prabowo Subianto. Doit-on craindre, demain, un krach dans le premier pays musulman du monde, point de passage crucial du commerce maritime mondial avec le détroit de Malacca ?
La réponse est malheureusement oui. L’un de nos fidèles lecteurs, Paul di Rosa, ancien expatrié de longue date en Indonésie, nous alimente régulièrement en analyses toutes plus inquiétantes les unes que les autres. Le mode de fonctionnement de la nomenklatura indonésienne, qui tire ses revenus de l’exploitation des ressources naturelles, est de moins en moins viable. La corruption demeure endémique. Le chantier de la nouvelle capitale, sur l’île de Bornéo, pourrait devenir un gouffre.
Attention aux faux pas du géant indonésien ! Quand un éléphant trébuche, les dégâts collatéraux sont toujours importants.
Bonne lecture !




























