
Trois ressortissants européens — deux Français et un Italien — ont été interpellés par la police de Badung, à Bali. Ils sont soupçonnés d’avoir transformé une villa de luxe en studio de production pornographique pour alimenter des plateformes payantes sur Internet.
Le luxe pour décor, le profit pour moteur
L’affaire a éclaté suite à la viralité fulgurante de vidéos à caractère explicite sur les réseaux sociaux indonésiens. Les enquêteurs de la police de Badung ont rapidement identifié le lieu de tournage : une villa située sur Jalan Pantai Pererenan, dans le district prisé de Mengwi.
Les suspects, une Française de 23 ans, un Italien de 24 ans et un Français de 26 ans — ce dernier étant présenté comme le cerveau de l’opération — auraient orchestré ces mises en scène dès le 8 mars 2026. L’objectif était purement lucratif, les contenus étant destinés à être monétisés sur des plateformes numériques spécialisées.
Une traque numérique et une interpellation in extremis
L’enquête a basculé le 13 mars grâce à un témoignage clé. Un chauffeur de moto-taxi a permis aux forces de l’ordre de localiser précisément les individus.
Le dénouement s’est joué à l’aéroport international de Ngurah Rai. Informée d’une tentative de fuite imminente, la police criminelle, en étroite collaboration avec les services d’immigration, a intercepté deux des suspects alors qu’ils s’apprêtaient à embarquer pour quitter l’archipel.
Saisie de matériel et lourdes peines encourues
Lors de la perquisition de la villa, les autorités ont saisi l’ensemble du matériel utilisé par le groupe : trois smartphones, une caméra professionnelle, un ordinateur portable, ainsi que le gilet de moto-taxi utilisé comme accessoire lors des tournages.
Bien que les trois suspects n’aient aucun antécédent judiciaire en Indonésie, ils restent exposés à la rigueur de la législation locale. Poursuivis pour violation du Code pénal ainsi que de la loi sur les transactions électroniques, ils encourent des peines potentiellement lourdes.
« Les charges retenues pourraient conduire à une peine allant jusqu’à dix ans de réclusion criminelle », ont rappelé les autorités lors d’une conférence de presse. L’enquête se poursuit désormais pour identifier d’éventuels complices et évaluer l’étendue de la diffusion de ces contenus sur le web.
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