
Chaque semaine, Richard Werly, conseiller éditorial de Gavroche et correspondant international reconnu, livre son regard sur la France dans les colonnes du média suisse Blick.
Nous vous proposons ci-dessous son dernier éditorial. Pour découvrir l’intégralité de sa newsletter, Republick, cliquez ici.
Vous allez me dire que je fais des rapprochements hâtifs. Mais franchement, comment pouvais-je éviter de commenter ici la décision de la direction de France Inter de renoncer, devant la levée de boucliers des syndicats de Radio France, à la chronique dominicale de Charles Sapin ? Et comment ne pas se délecter, déjà, de la pagaille semée au sein du Parti socialiste par les candidatures de Ségolène Royal (à la primaire des 10 et 18 octobre) et François Hollande (l’ancien président qui n’est pas candidat mais n’arrête pas de parler de ce qu’il ferait s’il devait retourner à l’Élysée) ? C’est l’histoire du sapin et des deux souris.
Le sapin (prénommé Charles) cache une forêt de ressentiments journalistiques et de refus des nouvelles évidences politiques. En théorie, en effet, le service public de la radio devrait être ouvert à tous, avec pour objectif de défendre le débat démocratique et de permettre aux auditeurs de se faire leur avis. Mais non. En France, cela ne se passe pas comme ça. Les journalistes y sont classés (de droite, de gauche, de gauche radicale, d’extrême droite). Et ceux qui font la radio publique se voient comme des sélectionneurs des idées acceptables. Soit. La liberté et le jugement individuel ? Basta ! Vu de l’étranger, cela ne peut qu’inquiéter sur les soutes médiatiques de la démocratie.
C’est aussi l’histoire de deux trous de souris: ceux que rêvent de dénicher Ségolène et François, anciens époux et parents de quatre enfants, pour refaire briller leurs étoiles électorales. La première a commencé à creuser, rêvant de passer sous les pattes d’Olivier Faure et de Raphaël Glucksmann, avec comme argument massue sa fine connaissance des sympathisants PS. Le second se voit comme un recours, lui qui a bien failli périr politiquement dans le piège tendu par Emmanuel Macron. Vous imaginez la tête des deux favoris du PS si le couple Hollande finissait, sur leur dos, par se rabibocher sur l’autel du pouvoir ?
Cela ressemble à du Feydeau. J’espère bien, s’ils se qualifient pour la finale, qu’ils me garderont des places.
Bonne lecture, en écoutant la radio !
(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)
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La candidate à la primaire de la gauche, habitée par un inextinguible appétit de revanche mélangé à un ego inébranlable (« Je m’appelle C’égo », aime-t-elle répéter), a ressuscité, le 23 septembre 2026, ses vieux slogans tout en les assaisonnant de quelques épices qui devaient relever la sauce d’ensemble, fade et éculée. S’agitant derrière ses petits fourneaux, elle ajouta à sa tambouille habituelle une pincée de poutinisme (on se souvient de sa mise en doute des auteurs des atrocités de Boutcha naguère, des doutes sur celles de Marioupol), sous couvert de paix, la paix des braves. Afin de ratisser plus large, une grosse dose de palestinisme antisioniste du Jourdain à la mer fut ajoutée. Une poignée de sel devait agrémenter le tout : « Génocide, voilà ! » s’écria-t-elle. O. Faure rajouta une dose.
Ce brouet aphrodisiaque devait composer le panier que le Petit Chaperon rouge devait aller porter à sa grand-mère, le PS bien malade. Après avoir tiré la chevillette et la bobinette étant tombée, la porte ouverte, notre chaperon se précipita dans le lit de la vieille, et le loup Mélenchon, le bonnet de Mère-Grand sur la tête, n’en fit qu’une bouchée.
Elle qui espérait être son Premier ministre ou, au minimum, son ministre des pôles.