GAVROCHE HEBDO – ÉDITORIAL : Dans les urnes du 8 février, ce qui ne va pas dans le royaume
Gavroche l’a dit et répété. Nous l’écrivons donc encore pour que tous nos lecteurs le comprennent bien : à l’aune des pays de la région, dans cette Asie du Sud-Est où l’émergence économique ne rime malheureusement pas assez avec la démocratisation politique, la Thaïlande est plutôt bien placée. Une forme de démocratie à demi cuite prévaut, où les libertés publiques sont encadrées, sous surveillance, mais résistantes. Il faut s’en féliciter. Et c’est sans doute pour cela que le royaume, malgré ses difficultés, conserve une telle cote de popularité.
Tout cela écrit, ce qui s’est passé dans l’ombre des élections du 8 février mérite un carton rouge. Trop de signaux démontrent qu’une partie du scrutin a été truquée. Trop d’images prouvent que les électeurs n’ont pas été respectés comme il se doit. Le vainqueur, à savoir le Premier ministre sortant, aurait-il gagné sans ces interférences peu démocratiques ? Sans doute. Alors, pourquoi s’être comporté ainsi ?
Ce qui ne va pas dans le royaume avait rendez-vous dans les urnes le 8 février. Et c’est parce que le pays et le peuple thaï en subiront les conséquences que nous l’écrivons. La Thaïlande mérite mieux que des simulacres d’élections ou des achats de votes massifs. L’urgence est, de la part du gouvernement, à un examen de conscience et à des mesures appropriées pour répondre à ce désolant spectacle… et le corriger.




























































