
L’économie thaïlandaise devrait connaître un net ralentissement en 2026 avant un léger rebond l’année suivante, selon la dernière mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale (World Economic Outlook Update) publiée en janvier 2026 par le Fonds monétaire international (FMI).
Le FMI anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Thaïlande limitée à 1,6 % en 2026, après une expansion estimée à 2,1 % en 2025 et 2,5 % en 2024. L’institution prévoit ensuite une reprise modérée en 2027, avec une croissance de 2,2 %. Ces prévisions pour 2026 et 2027 restent inchangées par rapport à celles publiées en octobre 2025.
Une Thaïlande en retrait par rapport à ses voisins
Comparée à d’autres économies d’Asie du Sud-Est, la performance thaïlandaise apparaît en retrait. Le FMI projette pour 2026 et 2027 des taux de croissance nettement plus élevés aux Philippines (5,6 % puis 5,8 %), en Indonésie (5,1 % pour les deux années) et en Malaisie (4,3 % en 2026 comme en 2027). À l’échelle régionale, la croissance moyenne de l’ASEAN devrait atteindre 4,2 % en 2026 et 4,4 % en 2027, soit près du double du rythme attendu en Thaïlande.
Un contexte mondial plus porteur que prévu
Sur le plan mondial, le FMI a revu ses perspectives à la hausse. La croissance globale est désormais attendue à 3,3 % en 2026, un niveau qui devrait se maintenir en 2027 avant un léger ralentissement à 3,2 %. Cette amélioration s’explique notamment par l’adaptation progressive des économies et des entreprises aux évolutions récentes des droits de douane américains, ainsi que par la poursuite d’investissements soutenus dans l’intelligence artificielle, susceptibles de renforcer la productivité et de soutenir la valorisation des actifs.
Ces nouvelles projections ont toutefois été publiées avant les dernières déclarations du président américain Donald Trump évoquant d’éventuels droits de douane visant huit pays européens dont la France, et les menaces de mesures de rétorsion de l’Union européenne.
Des entreprises plus résilientes face aux tensions commerciales
Malgré ces incertitudes, le FMI souligne la capacité d’adaptation des entreprises face à la montée des barrières commerciales. De nombreuses sociétés ont restructuré leurs chaînes d’approvisionnement, signé de nouveaux accords commerciaux ou redirigé leurs exportations vers d’autres marchés. La Chine, en particulier, intensifie ses exportations vers des destinations non américaines, contribuant à amortir l’impact des tensions commerciales sur l’économie mondiale.
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