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Home Accueil THAÏLANDE – POLITIQUE: #FreeYouthThailand, offensive de la jeunesse contre des symboles contestés

THAÏLANDE – POLITIQUE: #FreeYouthThailand, offensive de la jeunesse contre des symboles contestés

Journaliste : Redaction
La source : Gavroche
Date de publication : 22/12/2020
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Ils préconisent d’en finir avec le port de l’uniforme scolaire, et revendiquent une autonomie de pensée individuelle dans un royaume où l’harmonie collective demeure la règle d’or. Les jeunes du mouvement #FreeYouthThailand assimilent le récit national thaïlandais à une soumission à l’ordre établi. Bonne question, à laquelle différentes réponses peuvent être apportées.

 

Une analyse de Philippe Bergues

 

Dans une tribune récente sur le site engagé d’information Thisrupt, le journaliste Voranai Vanijaka explique à propos des uniformes scolaires que « créer des citoyens zombies, c’est endoctriner les gens à penser en groupe, ce qui signifie que les gens pensent ou prennent des décisions en groupe d’une manière qui décourage la créativité ou la responsabilité individuelle. Dans une société dépourvue d’individualisme, en l’absence de pensées indépendantes, les dirigeants jouissent d’un contrôle total sur une population docile, dont le seul but du devoir civique est d’obéir ».

 

Cette réflexion suit de prés les actions du groupe des « Bad students » qui ont protesté dans tout le pays contre le port de l’uniforme scolaire ou universitaire. Cette revendication n’est pas nouvelle car déjà en septembre 2013, la militante LGBT Aum Neko, alors étudiante à l’université de Thammasat -aujourd’hui réfugiée politique en France-, avait organisé une campagne médiatique avec le support de quatre affiches sexuellement connotées pour avoir le libre choix de porter l’uniforme de l’université progressiste ou non ce qui avait fortement été désapprouvé par l’autorité rectorale avec l’enlèvement systématique des posters « provocateurs ».

 

Dans une interview de l’époque au site Prachatai, Aum Neko répondait « c’est dans le respect de la liberté des autres, l’adhésion à la démocratie, et aucun soutien à toute forme de dictature, en particulier les coups d’État. L’identité principale de Thammasat est la révolution du 24 juin 1932. Ensuite, nous avons eu la première constitution le 27 juin 1932. Ensuite, nous avons eu la création de Thammasat le 27 juin 1934. Par conséquent, notre position devrait être de préserver la constitution. Mais aujourd’hui, il s’avère que la direction [de l’université] préserve le pouvoir autoritaire, en nous faisant même porter des uniformes d’étudiants ; elle préserve le caractère sacré et le pouvoir au lieu des droits et de la liberté selon la philosophie de l’université ». Comme ces propos d’Aum Neko préfigurent les revendications estudiantines d’aujourd’hui !

 

Des marqueurs traditionnels contestés

 

D’autres symboles de la « thaïtitude » sont également remis en question par la jeune génération qui ne souhaite pas marcher sur les traces « soumises » de leurs parents. Éclosion de graffitis, d’inscriptions anti monarchiques dans les rues de Bangkok -vite nettoyées par les autorités-…une réaction sans précédent aux portraits géants du roi qui parsèment l’espace public de la capitale et des provinces thaïlandaises. Ces actions assumées par leurs auteurs révèlent le refus de voir l’image du roi érigée dans un « culte de la personnalité ». Comme souvent rappelé dans les colonnes de Gavroche, le souhait d’une très grande majorité du mouvement protestataire est d’arriver à une monarchie constitutionnelle, éclairée et garante des droits et devoirs de tous les citoyens, à l’exemple des monarchies britannique ou scandinaves.

 

Les arts de la rue et la musique urbaine, vecteurs d’une contre-culture pour dénoncer le système

 

La lutte des symboles est aussi menée par de jeunes artistes qui utilisent les moyens d’expression de leur temps, dont le célèbre street-artiste Headhache Stencil dont les pochoirs ironiques anti système ont largement dépassé les frontières de la Thaïlande et donnent des « poux » aux militaires. De même, le collectif « Rap against dictatorship » et son tube, sorti en 2018, « Prathet ku mee » (« C’est ça mon pays »), près de 95 millions de vues sur YouTube, ambiance les rassemblements pacifistes étudiants. La chanson reflète la vision de la « démocratie confisquée » en Thaïlande, la lutte entre générations et cette réponse politique de jeunes rappeurs a été réalisée -selon leurs dires- pour contrecarrer le « Returning Happiness to the People », chanson promue par Prayuth Chan-ocha alors qu’il dirigeait la junte.

 

On l’aura compris, les étudiants n’entendent plus se subordonner à un ensemble de symboles marqueurs d’une unité nationale souvent présentée par l’establishment militaro-royaliste comme indéfectible. En crevant l’abcès de manière répétée, le mouvement « Ratsadon » veut montrer qu’il existe une alternative à la pensée unique imposée depuis des décennies. Néanmoins, il ne lui sera pas aisé de faire admettre ce nouveau logiciel à l’ensemble de la population siamoise car on n’efface pas en quelques mois des décennies de répétitions d’un « récit national » destiné à forger une pensée de groupe au service d’une minorité dirigeante.

 

Philippe Bergues
Diplômé de l’Institut Français de Géopolitique – Paris 8
Professeur de lycée d’histoire-géographie

 

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